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A travers nos classes

discours prononcé au Congrès de l'Association des Commissions Scolaires de Montréal

Dans la Salle des Fêtes du Monument National le 31 Janvier 1915.

La Compagnie d'Imprimerie GODIN-MENARD Limitée, 41, Bonsecours, Montréal.

Discours prononcé par M. Tabbé Joseph N. DUPUIS, au Congrès de l'Asssociation des Commissions Scolaires de Montréal, le 31 Janvier 1915.

Messeigneurs, (1)

Monsieur le Surintendant^ (2) Mesdames, Messieurs^,

Ma première parole sera un mot de gratitude. Je profite de cette occasion solennelle pour dire un cordial merci à ^association des Commissions Scolaires de Montréal, qui, il y a trois ans, me choisissait comme visiteurgénéral des écoles. C^était un honneur, puisque c'était une marque de confiance. C'était surtout un fardeau et une lourde responsabilité.

Ce mandat que vous m'avez confié, j'ai essayé de le remplir, avec tout le dévouement dont j'étais capable. Je suis revenu aux manuels de ma première enfance. J'ai fait connaissance avec des livres nouveaux. J'ai donné une sincère accolade à deux vieilles amies que je n'avais pas vues depuis longtemps: V Arithmétique et la Syntaxe. Et escorté de ces deux vénérables compagnes dont l'une si exigeante, et l'autre si capricieuse, je me suis dirigé vers les écoles. (Eires et applauldissements.)

Bien souvent, depuis lors, je vous ai «.dressé des rapports que je puis classifier en trois catégories: il s'agissait

(1) S. G. Mgr Georg-e Gauthier, évêque auxiliaire de Montréal, Mgtr G. M. LePailleur, Président de l'Association des Commissions Scolaires de Montréal.

(2) Honorable Boucher de la Bruère, Surintendant de l'Instruction Publique dans la Province de Québec.

de toutes les écoles d'une commission; ou bien d'une école en particulier; ou plus spécialement d'une classe ou de telle matière quelque peu en souffrance. Car, lorsque vous m'appeliez à cette fonction, je ne sache pas que l'on m'ait remis entre les mains un encensoir. Vous ne m'avez pas nommé thuriféraire, vous avez voulu avoir un rapporteur impartial et véridique. (Appl.)

Le pauvre visiteur ! On l'a comparé, quelques fois, à un "coup de fouet". J'accepte l'éloge. Le coup de iouet qui réveille, qui stimule et qui fait avancer. (Appl.^;

Et aujourd'hui, vous me demandez une fois encore, mes impressions. J'ai intitulé cette conférence: "A travers nos ■classes'''. J'aurais pu mettre en sous-titre : "Lacunes et points faibles". On l'a dit avec vérité. L'on ne parle pas de systèmes scolaires parfaits. Il y en a seulement de moins imparfaits les uns que les autres. A plus forte raison, la chose est-elle encore plus vraie lorsqu'il •s'agit des écoles elles-mêmes. Et cepenldant, lorsque j'ai fait mes premières visites j'ai été émerveillé de la beauté <et du confort des établissements scolaires. Instinctivement je m© reportais vers le passé. Je rêvais à 1880 et à 1881 alors que petit enfant, nous suivions les classes, dans un modeste troisième étage transformé en école, et cela en plein centre de Montréal.

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