‹ A travers trois siècles [microform]; l'œuvre des Bollandistes, 1615-1915;Chapitre 51 sur 51 · H. Delehaye, Monumenta Latrensia hagiographica · texte numérisé non relu

H. Delehaye, Monumenta Latrensia hagiographica

Fait partie de la publication entreprise par les musées de Berlin sous le titre de Milet. Ergebnisse der Ausgrabungen und Untersuchungen seit dem Jahre 1899. Band III. i. Der Latmos. Berlin, 1913, in-40, p. 97-176. Outre quelques pièces de moindre importance, la partie hagiographique comprend une nouvelle recension des Vies grecques de S. Paul le jeune et de S. Nicéphore de Milet, ainsi qu'une Laudatio inédite de S. Paul.

44. H. Delehaye, La légende de saint Eustache. Extrait du Bulletin de la classe des Lettres de l'Académie de Belgique, avril 1919, in-8°, 36 pp.

45- H. Delehaye, Une inscription de Fortunat sur S. Martin (i, 5). Liège, 1919, in-8^ 8 pp. Extrait des Mélanges de B or man.

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l'œuvre des bollandistes

c). Publications pseudo-bollandiennes.

Il paraît nécessaire de signaler ici trois ouvrages que leur titre a l'air de rattacher aux Acta sa7îciorum, mais auxquels les bollandistes sont entièrement étrangers. Ils tiennent d'autant plus à mettre en garde contre une étiquette mensongère, que ces entreprises de librairie se distinguent par un manque absolu de critique et peuvent tromper un lecteur non averti.

1° Les Petits Bollandistes, Vies des saints de r ancien et du nouveau Testament d'après le Père Giry, les grands Bollandistes^ Surius, Ribadeneira, Godescard, Baillet, les hagiologies et les propres de chaque diocèse, par Mgr Paul Gué- RIN. Septième édition, Paris, 1888, 17 vol. in-8°.

Supplément aux Vies des saints et spécialement aux Petits Bollandistes d'après les documents hagiographiques les plus authentiques et les plus récents, par dom Paul Piolin. Paris, s. a., 3 vol. in-80.

Le titre de l'ouvrage de Mgr Guérin montre assez dans quel esprit il a été conçu. C'est une compilation faite sans discernement, avec le seul souci de grouper autour des notices des saints de chaque jour des détails intéressants sur leur culte. On y dé-

GUIDE bibliographique

couvre parfois un renseignement utile dont on pourra se servir, après l'avoir contrôlé. Quant au Supplément, on sait que son auteur, dom Piolin, ne brillait point par Tesprit critique. Il avait pris, dans les ouvrages les plus divers, des notes sur tous les saints du calendrier. Elles ont été versées dans les trois volumes supplémentaires, qui devront être consultés avec les mêmes précautions que l'ouvrage principal.

2° Les Actes des saints diaprés les Bollandistes, Mabillon et les plus récents hagiographes, traduits et publiés pour la première fois en français par une Société d'ecclésiastiques sous la direction de MM. J. Carnandet et J. FÈ- VRE. Lyon, 1865- 1868, 8 vol. in-4°.

Les quatre premiers volumes renferment des préfaces et des introductions générales avec les biographies des bollandistes, le martyrologe Romain, le martyrologe d'Usuard de Du Sollier etc. Les quatre volumes suivants contiennent les Actes des saints de janvier, du I au II, précédés de la préface de Bollandus.

On se demande à quel besoin pouvait bien répondre cette publication, qui était calculée à 80 volumes in-4°. Hâtivement exé-

i/ŒUVRE DBS BOLLANDISTES

cutée, elle eut le succès qu'elle méritait, et ne dépassa pas le huitième volume.

3° Supplément aux Acta sandorum pour des • Vies de l'époque mérovingienne, par l'abbé C. Narbry. Paris, 1899 et suiv., 3 vol. in-fol. (en cours de publication).

Nous pouvons difficilement reconnaître ce recueil comme un complément des Acta sanctorum. Il n'est destiné à en combler aucune lacune déterminée, et les principes qui ont guidé son auteur sont singulièrement déroutants. On sait que les textes abrégés qui se rencontrent dans les bréviaires, leçons historiques, hymnes, répons, sont souvent plus sobres et renferment moins d'éléments légendaires que les textes anciens dont ils dérivent. Narbey, sur cette bonne impression les déclare primitifs, sans avoir l'air de se rappeler comment les bréviaires ont été composés et à quelle époque. L'ouvrage répond d'ailleurs si mal à son titre, qu'on peut feuilleter tout le premier volume et une bonne partie du second sans rencontrer un seul saint mérovingien.

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