‹ áA mes prãetres (volume 3)Chapitre 110 sur 114 · La religion des suppliants · texte numérisé non relu

La religion des suppliants

2. — Si la partie non-catholique a été baptisée ou non ; si on ne peut avoir une preuve certaine qu'elle l'a été, on demandera une dispense disparitatis cultus ad cautelam.

3. — ■ L'état libre de chacune des deux parties doit être établi par quelque document officiel s'ils ne sont pas suffisamment connus ou par témoignage de personnes dignes de foi, ou par le serment que devra prononcer la personne intéressée, en obtenant la licence de Mariage.

4. — La déclaration que les parties intéressées consentent à faire en signant les promesse exigées par l'Église.

5. — L'affirmation que, dans le cas, le danger de perversion est nul ou pas probable.

6. — L'affirmation que des efforts sérieux ont été faits pour dissuader la partie catholique de contracter ce Mariage.

7. — L'affirmation que la partie catholique a été informée qu'il sera de son devoir de travailler avec prudence à la conversion de l'autre partie.

La règle est que la supplique soit écrite et signée, et régulière-

ment, il n'est pas permis de recourir, pour une dispense, à la voie télégraphique. Cette règle est motivée par les divers inconvénients qu'entraîne facilement l'usage du télégraphe. Exceptionnellement cependant on peut demander, par télégraphe, une dispense à l'évêque, mais seulement lorsque les autres moyens, la poste ou le message direct, ne peuvent absolument pas être employés, faute de temps.

11 n'est pas permis, quand on emploie le télégraphe, d'omettre l'indication de la cause canonique ou de supprimer les mentions et les circonstances absolument nécessaires.

COMPONENDES

On entend par componendes . une somme d'argent que les suppliants doivent donner, selon leur fortune, à titre d'aumône et de compensation, pour la dérogation faite à la loi par la dispense.

C'est au curé à faire payer cette taxe. C'est un devoir rigoureux auquel ne peut se soustraire un prêtre soucieux de mettre à l'abri sa propre conscience et d'assurer la licéité des dispenses sollicitées.

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