‹ áA mes prãetres (volume 3)Chapitre 23 sur 114 · CEREMONIES DE LA CONFIRMATION · texte numérisé non relu

CEREMONIES DE LA CONFIRMATION

La Confirmation doit être donnée par l'évêque qui en est le ministre ordinaire. Le ministre extraordinaire de ce sacrement est un prêtre qui a dû recevoir du Saint-Siège même cette faculté.

L'évêque dans son diocèse peut administrer ce sacrement même à des étrangers, à moins d'une défense expresse de leur Ordinaire.

L'évêque ne peut administrer ce sacrement dans un diocèse étranger sans une permission formelle ou raisonnablement

sumée de l'Ordinaire du lieu, à moins qu'il ne s'agisse de confirmer privément ses propres sujets. Alors il ne doit pas faire usage de la mitre et de la ci\

L'évèque devra faire en sorte de pouvoir aller tous les trois ans donner la Confirmation dans les différentes paroisses de son

Autant que possible, la Confirmation doit être administrée à l'église. Pour une cause juste et raisonnable, l'évèque tout de même peut la donner ailleurs, dans une place décente.

Le curé de la paroisse où se donne la Confirmation, aura soin de faire préparer dans l'église une table ou crédence sur laquelle il mettra dans un bassin du coton, pour essuyer le front de ceux qui sont confirmés : un autre bassin où il y aura de la mie de pain avec une aiguière pleine d'eau, pour laver les mains de l'évèque qui confirmera, et une serviette blanche pour les essuyer.

Après la Confirmation, le curé brûlera ou fera brûler le coton qui aura servi à essuyer le front des confirmés : il en jettera ou en fera jeter les cendres dans la piscine.

L'évèque revêtu du rochet. symbole d'innocence, de la chape et de l'étole. insignes de sa puissance, et de son autorité, la couverte de la mitre, symbole de la crainte salutaire qu'il doit imposer aux ennemis de la religion, se lave d'abord les mains pour montrer la grande pureté d'àme qu'exige l'auguste . :ion qu'il va remplir. Puis, debout au milieu de l'autel, il commence par invoquer le secours de Dieu ; il étend les deux mains sur ceux qui doivent être confirmés et qui doivent doux, la tète humiliée. Les enfants tenant dans leurs mains un billet reçu du prêtre et sur lequel sont inscrits leurs nom et prénoms, viennent se présenter deux à deux, les garçons d'abord, devant l'évèque assis au marchepied de l'autel pour recevoir l'onction de la Confirmation.

L'évèque appelle celui qu'il veut armer pour les luttes de la foi par le nom du saint dont celui-ci se recommanda au Baptême.

ou qu'il choisit pour nouveau protecteur, et aussitôt, avec le pouce imbibé du saint Chrême, il trace une croix sur le front du nouvel athlète du Christ.

L "onction est faite avec le saint Chrême qui est un composé d'huile d'olive et de baume. Or. cette onction indique tout à la fois et l'abondance et la force de la grâce que reçoit le confirmé et la bonne odeur qu'il doit répandre par nus.

L'onction est faite en forme de croix, ce qui marque admirablement d'un côté la source d'où vient la vertu du sacrement et, de l'autre, l'effet qu'il doit produire et qui est l'intrépidité à supporter les assauts de l'ennemi du salut et à affronter au besoin les dangers de la persécution avec la confiance fondée d'en triompher, puisque c'est par la croix que le Sauveur a vaincu l'enfer.

L'onction est faite sur le front. Le front étant la partie la plus noble du corps, et la croix étant le signe du chrétien, c'est sur le front. que doit être imprimé ce sceau, comme c'est au sommet de la hampe qu'on fixe le signe de ralliement dans les combats.

Mais le front n'est pas seulement la partie la plus noble du corps, il est aussi celle où se manifestent principalement la crainte et la honte ; la crainte le fait pâlir, la honte le fait rougir. Or. comme la crainte et la honte sont les deux principaux sentiments qui empêchent les hommes de professer publiquement le nom de Jésus-Christ, voilà pourquoi l'Église impose l'onction du saint Chrême sur le front des fidèles, afin de les fortifier contre cette double faiblesse, ou mieux cette double lâcheté.

En même temps que l'évêque fait l'onction, il appelle le confirmand de son nom de baptême et dit ces paroles : " X. . . je te marque du signe de la croix et je te confirme par le Chrême du salut, au nom du Père et du Fils et du Saint- Esprit. " En prononçant ces paroles, il appelle le confirmand de son nom de baptême, pour lui rappeler la grâce qu'il a reçue dans sa régénération et le saint patron sous la protection du-

quel il est entré dans la vie chrétienne. Ce saint patron était ici-bas comme lui faible et sujet à toutes sortes de vices ; il a triomphé de sa faiblesse et de ses ennemis par la force qui lui a été communiquée d'en haut.

L'évêque touche ensuite la joue du confirmé, comme s'il lui donnait un léger soufflet et il dit : " que la paix soit avec vous ". C'est pour lui annoncer que dorénavant il devra supporter avec courage et résignation non seulement les peines et les traverses de la vie, mais encore les injures et les affronts qui lui peuvent venir des hommes et surtout ceux qui lui seraient faits pour sa foi.

La récompense de sa patience, ce sera la paix, la paix qui vient de Dieu, la paix que le monde ne connaît pas et qui surpasse tout sentiment, au témoignage de saint Paul.

L'évêque alors se purifie les mains et on chante une antienne qui exprime des vœux pour la persévérance des confirmés. Puis il récite sur tous les confirmés qui se tiennent à genoux, quelques prières dans lesquelles il demande que l'Esprit-Saint habite à jamais ces temples qui viennent de lui être consacrés. Templum gloriœ suce dignanter inhabitando perficiat.

Les confirmés, sur l'invitation du Pontife, disent à haute voix le Symbole des Apôtres qui est l'expression de la foi chrétienne pour laquelle ils veulent travailler et combattre, l'Oraison dominicale qui est la prière par excellence tombée des lèvres même du Maître et la Salutation angélique par laquelle ils confient à la sainte Vierge la persévérance promise.

Page 1