‹ áA mes prãetres (volume 3)Chapitre 29 sur 114 · LE TABERNACLE · texte numérisé non relu

LE TABERNACLE

Le tabernacle, la chambre où demeure le Seigneur résidant au milieu des hommes, doit toujours être recouvert d'un conopée blanc ou de la couleur du jour, mais jamais noir — cette couleur ne remplace pas le violet.

On ne doit jamais mettre dans le tabernacle autre chose que le Saint-Sacrement ; par conséquent, il ne faut pas y placer les vases sacrés, les saintes huiles, les reliques. L'intérieur du tabernacle doit être doré ou tendu de soie blanche et il est nécessaire de le bénir avant d'y placer le Saint- Sacrement. Il est conseillé de changer tous les trois mois le corporal du tabernacle.

Il est interdit de placer sur le tabernacle autre chose que le Crucifix ; on en écartera donc les images des Saints, les statues et même les reliques pour lesquelles le tabernacle ne doit pas servir de base. Il ne faut mettre devant le tabernacle où réside le Saint-Sacrement aucun vase de fleurs, bourse ou chose semblable.

Le curé doit seul avoir la clef du tabernacle et la garder dans un lieu sûr. La laisser dans un endroit facile à trouver, dans une sacristie presque toujours ouverte, est une faute d'autant plus grave qu'il y a plus de danger de profanation ou de vol sacrilège. Il ne faut donc pas qu'en dehors des fonctions sacrées, elle demeure à l'autel, si ce n'est que pour quelques instants, en attendant une cérémonie pendant laquelle on aura bientôt à s'en servir. Il ne faut jamais la laisser cachée sous la nappe de l'autel.

On doit entretenir ante altare sanctissimi Sacramenti, une lampe toujours allumée, pendant le jour et pendant la nuit. Si elle venait à s'éteindre pendant un temps considérable

(vingt-quatre heures), par la faute ou par la négligence du curé, il y aurait certainement pour lui une faute grave. Cette obligation de tenir une lampe allumée devant le Saint-Sacrement est une obligation grave dont jamais dispense n'a été accordée et contre laquelle aucune coutume légitime n'a pu prévaloir. " Pas de lampe allumée, pas de réserve, " disent les décrets. Cette lampe dont la clarté mystérieuse scintille dans le silence du jour ou l'obscurité dé la nuit, symbolise l'amour et la foi des fidèles qui ne devraient jamais s'éteindre.

La vraie place de la lampe est en avant du tabernacle, devant l'autel et non pas à côté, afin que sa lumière frappe tout d'abord les regards des fidèles.

En principe, la lampe du sanctuaire devrait toujours être alimentée avec de l'huile d'olive ; mais, à cause de la pauvreté des églises ou de la difficulté de se procurer l'huile d'olive, on emploie d'autres huiles végétales. L'évêque peut quelquefois autoriser l'emploi de l'huile de pétrole quand on ne pourra pas facilement se procurer aucune huile végétale ; il peut même permettre la lampe électrique.

Le sujet de ce sacrement est tout fidèle en état de grâce et capable de discerner le corps et le sang de Jésus-Christ.

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