‹ áA mes prãetres (volume 3)Chapitre 49 sur 114 · Bénédiction des ornements · texte numérisé non relu

Bénédiction des ornements

On doit bénir avant d'en faire usage l'amict, l'aube, le manipule, l'étole, la chasuble et plus probablement aussi le cordon. On doit bénir également le corporal, la pale, les nappes d'autel, le tabernacle, la lunule de l'ostensoir et le ciboire.

Il est convenable de bénir la dalmatique, la chape, le surplis, le voile humerai ; mais l'Église n'en fait pas une obligation.

On ne bénit pas la barrette, le manuterge, ni même le purificatoire. Quant au voile du calice et à la bourse, on ne les bénit pas non plus séparément, la formule de bénédiction n'étant pas suffisamment appropriée, mais rien n'empêche qu'on les bénisse avec l'ornement complet ou d'autres parties d'ornement. Cette bénédiction des ornements doit être faite par l'évêque ou un prêtre qui aurait ce pouvoir.

La formule de ces bénédictions, quand elle est faite par un prêtre délégué, est la formule du Rituel ou du Missel ; les formules spéciales au Pontifical romain sont à l'usage exclusif des évêques.

Le Rituel et le Missel donnent quatre formules pour les bénédictions dont il s'agit : la première (benedictio sacerdotalium indumentorum in génère) sert pour l'amict, l'aube, le cordon, le manipule, l'étole, la chasuble, la dalmatique, la chape, le voile humerai et le surplis. On peut s'en servir pour le voile du calice

et la bourse, bénits avec d'autres objets. La seconde formule (benedictio mapparum sive linteaminum altaris) sert exclusivement pour les nappes d'autel. La troi ième (benedictio corporalium) sert pour les corporaux et les pales. La quatrième (benedictio tabernaculi seu vasculi pro sacra sancta eucharistia servanda) sert pour le tabernacle, le ciboire et la lunule de l'ostensoir. Pour l'ostensoir lui-même, une formule se trouve dans l'appendice au Rituel romain.

Quelque soit le nombre d'objets présentés pour chaque bénédiction, on ne doit jamais rien changer dans les formules.

Ces bénédictions ne se donnent régulièrement qu'une fois, sans qu'il soit nécessaire de les renouveler quand l'objet a été lavé ou après qu'il a subi une réparation ordinaire ; dans ce cas, l'objet est censé rester le même. Mais l'objet perdrait sa bénédiction si, par usure ou autrement, il devenait impropre à sa destination ou subissait une réparation importante qui en fit en quelque sorte un objet nouveau. A la suite d'une réparation semblable, une bénédiction nouvelle serait nécessaire.

On doit ou transformer les vieux ornements en d'autres ornements ou les garder comme œuvre d'art s'ils sont très précieux, ou les brûler et en jeter les cendres dans la piscine. Jamais il n'est permis de les vendre, à moins d'avoir la certitude morale qu'ils seront destinés à des usages sacrés.

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