VASES SACRÉS
Les vases sacrés nécessaires à la messe sont : le calice et la patène. Ils doivent être absolument consacrés par l'évêque ; ils n'acquièrent pas la consécration par l'usage.
La patène, et, pour le moins, la coupe du calice doivent être en or ou en argent, et, si elles sont en argent, l'intérieur de la coupe et de la patène doit être doré.
Le pied du calice ne peut être ni en bois ni en fer, ni en pierre ni en verre. Le bronze d'aluminium est permis à certaines conditions.
La coupe seule du calice est consacrée mais non pas la fausse coupe. Si on fait dorer l'intérieur seul de la coupe, il faut une nouvelle consécration. Elle n'est pas nécessaire si on fait dorer ou argenter le reste du calice à l'extérieur. Si le pied d'un calice qui se visse à la coupe est brisé, une nouvelle consécration n'est pas nécessaire, à moins que le calice ne soit d'une seule pièce. La vente d'un calice ne lui fait pas perdre sa consécration.
La croix sur le pied du calice n'est pas de rigueur.
Le calice est exécré et sa consécration est de nouveau obligatoire dans les cas suivants : a) fraction notable séparant la coupe du pied ; fente, fissure ou trou, quelque petit qu'il soit à la partie inférieure de la coupe, le rendant impropre au saint Sacrifice ; b) redorure de la coupe à l'intérieur. Ce cas est applicable à la patène. „
Le ciboire et l'ostensoir ne sont pas des vases sacrés ou, pour mieux dire, consacrés. Ils doivent être dorés à l'intérieur et bénits par l'évêque ou son délégué avec la formule pro tabernaculo seu vasculo pro S. S. Eucharistia asservanda.
Les rubriques du Missel n'indiquent pas de matière spéciale
pour le ciboire et l'ostensoir ; mais dans le cérémonial des évoques, il est dit qu'ils doivent être d'or ou d'argent. Par raison de pauvreté, ils pourraient être de cuivre, mais en tout cas, il faudrait que la coupe du ciboire fût dorée à l'intérieur, ainsi que le croissant de la lunule faite de deux cristaux, pourvu qu'elle soit hermétiquement fermée et que la sainte Hostie ne touche pas les cristaux. De plus, il faut ouvrir la lunule à l'offrande et à la consécration.
Les ouvriers qui doivent réparer les vases sacrés peuvent les toucher ipso facto sans une autorisation spéciale ; car ils ont alors une raison suffisante.
Si les sacristains ont la permission de toucher les vases sacrés, ils ne doivent pas en user en présence du peuple ; ce n'est pas à eux de porter l'ostensoir ou le ciboire à l'autel, ni de les rapporter à la sacristie.
Les vases sacrés qui ne renferment pas le Saint-Sacrement ou qui ne servent pas actuellement, ne doivent pas être exposés à découvert.
Les vases, les linges, les ornements sacrés en un mot, tous les objets employés pour le serv'ce ou le culte divin, doivent être entretenus avec le plus grand soin. On doit les renouveler, les faire réparer ou blanchir quand il en est besoin.
Les ornements demandent à ne pas être négligés. Leur conservation dépend presqu 'uniquement des précautions que l'on prend pour les atteindre, les préparer et les renfermer. Il faut veiller à ce que les chasubles ne soient pas chiffonnées ni mal pliées ; il faut étendre les chapes ou les suspendre à une tringle.
Les corporaux, les pales, les purificatoires, les linges qui, sans être sacrés, ont été bénits, tels que les nappes d'autel, les amicts, les aubes, les cordons, ne peuvent jamais être employés à des usages domestiques, pas même lorsqu'ils ont perdu leur bénédiction, soit parce qu'ils sont usés, soit pour toute autre cause.