‹ áA mes prãetres (volume 3)Chapitre 55 sur 114 · C'est un défaut de réciter les prières en marchant · texte numérisé non relu

C'est un défaut de réciter les prières en marchant

19. — C'est un défaut de faire les signes de croix sur le calice avec une telle précipitation qu'il est impossible d'en distinguer la forme ; ou bien de tracer en guise de signe de croix, des courbes ou des cercles plus ou moins réguliers.

20. — C'est un défaut de prolonger les signes de croix, faits avec la sainte Hostie, en dehors de la coupe du calice.

21. — C'est un défaut de tenir, pendant les oraisons ou le canon, les mains tendues en avant, tandis qu'on doit dresser

l'avant-bras de manière à ce que les deux mains soient à la hauteur des épaules et tournées l'une vers l'autre.

22. — C'est un défaut de poser les mains sur le corporal avant la consécration tout comme c'est un défaut de les poser en dehors, après la consécration.

23. — C'est un défaut, en donnant la communion, d'élever et de tenir la sainte Hostie à la hauteur des yeux pendant que l'on récite les prières qui précèdent la distribution.

24. — C'est un défaut de dire la messe avec une trop grande lenteur qui ressemblerait à l'indolence ou à l'affectation et pourrait fatiguer les assistants ; c'est un autre défaut de la dire d'une manière précipitée qui enlève au prêtre l'extérieur de la piété, malédifie les assistants et diminue en eux le respect pour nos adorables mystères.

On ne peut calculer le tort que font à la religion ces sacrifices célébrés en courant par des prêtres sans tenue, sans dignité, à la vue égarée, aux mouvements brusques, au ton cavalier, et dont on ne peut voir la démarche précipitée, les demi-génuflexions accordées comme par grâce, les signes de croix, les inclinations, toutes les cérémonies si peu sérieuses, sans se demander si c'est un hommage qu'ils rendent à Dieu ou une insulte qu'ils lui font : Sacrificat an insultât ? (Tert.). Jean d'Avila s'approcha un jour d'un de ces prêtres et lui dit à l'oreille : " Traitez-le un peu mieux, c'est le fils d'un père respectable. "

Que le prêtre montre donc une religieuse exactitude à faire avec décence et dignité toutes les cérémonies prescrites ; qu'il prononce distinctement et affectueusement toutes les saintes paroles qu'il a à dire ; qu'il ait une grande modestie dans le maintien et les mouvements : elle marquera son union avec Dieu et son attention à sa présence ; qu'il se prépare avec ferveur au saint Sacrifice de la messe ; Quum celebrandi tempus imminet, colligant se sacerdotes ab omni animœ distractione, et gratiam tremendum illud mysterium peragendi a Deo implorant, curentque ut ex precibus canonicis saltem matutinum cum laudibus absolverint. (Miss. Rom.).

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