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Abailard et Héloise; essai historique

« Après six cenl soixante-quinze ans, disait M. Guizot en 1838, Hélofse et Abailard reposent en.'ore ensemble dans le même tombeau; et tous les jours, de fraîches couronnes, déposées par des mains inconnues, attestent, pour les deux morts, la sympathie sans cesse renaissante des générations qui se succèdent. L’esprit et la science d’Abailard auraient fait vivre son nom dans les livres ; l’amour d’Héloïse a valu, a son amant comme à elle, l’immortalité dans les cœurs. »

Nous avons réuni dans ce volume tous les documents qui retracent la vie et les sentiments de ces deux personnages, les premiers dans l’histoire de leur temps et dans les romans de tous les temps. La simple énumération des pièces contenues dans ce recueil suffira pour faire pressentir tout l’intérêt d’instruction et de curiosité affectueuse qu'il doit inspirer.

l “ L'Essai historique sur la vie et les écrits d’ Abailard et d'Héloise jusqu'au concile de Sens, par Guizot, continué jusqu’à la mort <ï Abailard et d'Béloise, par M. Guizot. Tableau aussi attachant que vrai de la destinée des deux illustres amants, et appréciation aussi juste qu'ingénieuse de leur caractère, de leur esprit, de leurs ouvrages et de leur intluence sur leurs contemporains.

2® La Préface de M. Oddoul, qui a refait la traduction des Lettres d'Abailard et d’Héloïse ; préface écrite avec une verve qui prouve qu’il a vivement compris et senti les idées et les émotions qu’il s’est appliqué è reproduire.

3® Toutes les Lettres mêmes d’Abailard et d’Héloïse, au nombre de douze, savoir, huit lettres d’Abailard et quatre d’Héloïse. Nous n hésitons pas à dire que la traduction en est à la fois plus exacte et plus vivante que celles qui l’ont précédée.

AVERTISSFMEM.

i« L’ Apologi'Hqite dr CfcolAlre Hérmgtr contre saint Bernard, et la Lettre de Bérenger, èréque de Boitiers, à l’écêque de Mende, piiur défemire Ahailaid, leur maître et leur ami, contre les accusations dont il était l'objet.

5» Les Lettres de Pierre-le-Vénérable, abbé de fluny, au pape Innocent II et à Héloïse, et la Lettre d’Héloue à Bierre-te- Vénérable, sur les derniers moments d'Abailard. sa sépulture et la translation de son corps au Paraclet.

6o Les Principaux- témoignages des écrivains unc/ens concernant Abadard et Héloïse.

7» Des fragments extraits de M. de Cbateaubriand dans le Génie du Christianisme , et de M. Cousin dans son Introduction aux ouvrages inédits d'Abailard, sur ces deux brillants personnages, leur destinée et leurs écrits.

8“ L’ Histoire des translations successives des restes d’Abailard et d’Heldïse qtii, du xii' au xix« siècle, ont pass*'- du Paraclet dans la chapelle Saint-Léger à Nogent-sur-Seine, de Nogent à l'ancien Musée des monuments fraudais, rue des Petits-.Augustins, et du Musée des monuments français au cimetière du Père-Lachaise, où ils reposent aujourd’hui , sous l'élégante chapelle sépulcrale que M. Alex. Lenoir leur lit construire, en 1800, avec des débris du cloître du Paraclet et de l'abbaye de Saint-Denis.

9« Enfin les Complaintes d'Aliailard, petites pièces de poésie lyrique, écrites en latin par Abaitard, sur des sujets empruntés k l’histoire sainte, découvertes à Rome en 1838, dans un manuscrit du xiti» siècle, et traduites ici, pour la première fois, (lar le traducteur des Lettres.

Ainsi, il ne manque à ce recueil aucun des documents originaux et importants dntit la lecture fait revivre sous nos yeux cette grande aventure philosophique et romanesque de ces deux grandes àiues du xii« siècle.

Didulr .

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