STYLE OGIVAL DE LA 3« ÉPOQUE (OBJ. DEST. AU CULTE
pèse 1 kilog. OIG. La coupe est très-forte et n'a d^autre orncmeut que des flammes qui Tenveloppent jusqu*à la hauteur de 2 centimètres du bord. La tige n'a rien de remarquable^ mais le nœud est si gros qu'il remplit entièrement la main. Treize médaillons représentant, en émail, la Vierge et les douze Apdtres avec leurs divers attributs, en forment tout l'ornement avec de petites flammes en haut comme en bas.
Le pied est également couvert de flammes et porte deux médaillons de forme ovale représentant, toujours en émail, l'un la croix, la Vieige et saint Jean, et l'autre la Mère de Dieu tenant, appuyé sur ses genoux, le corps sans vie de son Fils bien-aimé. On y distingue aussi trois clous et un instrument de la Flagellation. Ce pied est environné de petites saillies demi-circulaires, dont l'une est occupée par l'écusson de la famille de Melun.
Chassbs. — Le XV* siècle n'est pas comparable au XIII* pour les reliquaires. Nous ne trouvons pas, à cette époque, ces belles châsses en métal couvertes d'émaux que nous avons admirées au XIII*. Les plus remarquables sont d'une dimension peu considérable. Si Ton en juge par une châsse appartenant au trésor de la cathédrale de Gènes, il ne paraît pas qu'on ait réussi aussi bien pour le petit nombre de châsses d'une grande dimension qui ont été laites : je veux parler de la châsse saint Jean, qui est de 1437 et dont le travail est très-médiocre. On peut citer, pourtant, quelques belles châsses du XV* siècle.
La châsse de St-Sébald de Nuremberg , par exemple, est un chefd'œuvre de l'artiste P. Vischer ( 1460-1529 ) ; il fut aidé dans cet ouvrage par ses fils, et y employa treize années de travail. Cette belle châsse fut terminée en 1519; elle se compose d'un magnifique dais, porté sur des colonnes, sous lequel reposent les reliques du Saint, dans une châsse incrustée de plaques d'argent; tout le reste du monument est en bronze. Les statues des douze Apôtres, qui garnissent les piédestaux des colonnettes, ont une expression de dignité qui a frappé tous les artistes: aussi ont-elles été souvent moulées^ et les épreuves en plâtre se sont répandues dans toute l'Europe. Douze figures plus petites de saints, et un grand nombre d'autres figures d'ornement, sont habilement distribuées au milieu de fleurs et de feuillages.
Les miracles de saint Sébald sont, comme toujours, représentés en bas-relief sur les plaques d'argent qui recouvrent le cofire.
La châsse de St-Sébald a été figurée plusieurs fois; on la trouve notamment dans la collection publiée par M. Hausser , sous le titre de: Mayenne pittoresque et archéologique.
iRSTRCMuiTft DB FAIX. — Au XV* fiède, tel iostnmienU de paix re»-
temblent quelquefois à un portail dont Tare surbaissé est oraé de crochets : teUe est la paix figurée par M. Tabbé Bairaud dans son tranûl