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732 DE CADMONT. ABÉCÉDAIRE D^ARCBÊOLOGIB.
et il est un peu effacé ; mais, à en juger par les flammes sur lesqueDes il est posé, ce doit être saint Antoine : cette attribution est d'autant plus pndMible que saint Antoine était in?oqué pour la guériaon de la maladie connue sous le nom de feu saint Antoine ; de même que saint Sâ>a8tien , qui est figuré sur Tautre pendant , guérissait de quelques autres maladies.
Il existe , dans Téglise de Damblainville (Calyados) , une chasuble qui peut remonter à la même époque que la mitre de saint Gildas ; elle porte plusieurs tableaux religieux brodés. M. Victor Petit a été , comme moi , frappé de Texpression des têtes et du fini des broderies.
Une autre chasuble, du XV* siècle ou du commencement du XVI*, existait à S**-Marie-Lécaude ; elle est aujourd'hui dans le musée de la Société des Antiquaires de Normandie.
Nous n*a?ons presque rien dit jusqu'ici des tapisseries, parce qu'elles sont fort rares avant le XV* siècle. Quelques-unes de nos églises de France en possèdent de très-remarquables de cette époque qu'il sera boo d'examiner, et qui, la plupart, ont été décrites dans l'ouvrage publié par M. Jubinal. Nous renvoyons à cet ouvrage, pour tout ce qui concerne ce genre de tissus.
Cloches. — Nous présentons le dessin d'une belle cloche du XV* siècle (iÂ99) décrite, dans le Bulletin monumental ^ par M. Rossignol » membre de la Société française d'archéologie. Cette cloche, aujourd'hui dans la tour de l'église deSt-Pierre à Gaillac (Tarn), appartenait* avant la Révolution de 93 , à l'abbaye de Canddl , diocèse d'Alby : elle est remarquable par les inscriptions et les ornements qui la décorent
Elle mesure en hauteur 1 mètre iO centimètres; eUe a, au niveau delà première inscription, une circonférence de 3 mètres 30 centimètres, et II sa base, 3 mètres 90 centimètres également de circonfirence. Les inscriptions sont en caractères gothiques.
La première inscription, celle du haut, est la plus inqiortante ; elle est composée de belles lettres gothiques non ornées , de h centimètres 1/3 de hauteur, espacées et séparées régulièrement les unes des autres; elle occupe tout le pourtour de la cloche , et commence par un basrelief figurant l'Agneau pascal et, au-dessus, une croix pattée enfermée dans un cercle en manière d'écu. Dans cette inscription, qui est en latin, c'est la cloche elle-même qui parie et qui nous apprend l'année