‹ Abécédaire ou rudiment d'archélogieChapitre 15 sur 128 · ÈRE BOMANB SECONDAIRE (PORTES · texte numérisé non relu

ÈRE BOMANB SECONDAIRE (PORTES

STYLE ROMAN BOURGUIGNON. il

Dès le XII< siède et la fin du XI«, quelques portes ont été dnriaéa en deux baies comme celle de TégUse de Tonnerre, dont ?oid la moitié.

rotTB k L'iauti de tonncue (tomii).

STYLE ROUAN BOVRCUIGNON,

feRS ROMARB SECOllDAinB ( TYMPANS ). 163

Les tympans méritait soaYent Pattentioii. Beaucoop sont , il est mi^ font miis; mais «pielques-ons soot composés de pièees symétriques en édiiquier, et portant qaelqueiins des moulores.

D*aatre8 sont ornés de bas-reliefe ; on y voit le patron de la paroisse

i dans celai dHine église dédiée à saint Pierre, près de Bayeux, et

164 DE CADMONT. ABécÊDAIRE D'ARCHéOLOGIB.

dans celui de Tégli» St-Mlchel-d*£ntraigue9 , près d'Angoulème.

Quelques-uns portent des figures bizarres qui sont peut-être symboliques, mais dont la signiflcation n'est pas assez certaine pour que j'ose l'indiquer.

C'est dans les tympans qu'on trouve le plus habituellement la représentation du Christ au milieu des symboles des quatre Évangélistes.

iRB AOMANI SIGOflUAIRB [ PORCHES }• 165

Nous Terroot bktilôt combien cette représentation offre d*intérét

pour Pétade de la statuaire et de Ticonographie chrétiennes.

Porclies et vestibules.

BBAcooup de portes, anjourd^hui à découvert, ont été originairement protégées par une toiture en charpente, ainsi que le prouve ■ne saillie triangulaire que l^on voit encore dans le mur , et qui tenait ft maintenir le toit. Ces porches permettaient de peindre les portes qoMIs garantissaient de la pluie. Quelques porches seulement oDt été construits et voûtés en pierre.

Gomme eiemple des plus vastes porches en pierre , on peut citer le ^^e9l3)ule qui précède le transept sud de la cathédrale du Puy (V. la PVi66).

• Les arcades qui servent d^entrée à ce porche, dit M. Mérimée, MDt doublées par un autre arc en plein-cintre qui ne tient à Tintrados da premier que par trois tenons en pierre : en sorte que, dans la plus grande partie de la courbe, Textrados du cintre est séparé de Tintrados du second par un vide de plus d^un pied. Pareil tour de force est rare dans la période byzantine , et c^est le seul que Ton connaisse >vec one dispoôUon semblable. Ce porche se rapporte à la deuxième moitié du XIP siècle et se distingue par la richesse de son omementstion. •

166 DE CACMONT. ABÉCÉDAIRE D'ARCHÉOLOGIC.

fOaCm DE LA CATBEOBALE Dt PCT.

ÈBB ROMAIIC SECONDAIRE (PORCBES). 107

Le porche qui précède la belle porte ocddentale de la cathédrale d*AQtim et cdoi de Téglise de St-Sa?in (Vienne) , sont fonnés d'une taste arcade oayerte , dans la première église, entre les deux tours ; dans la seconde, sous la tour occidentale.

Le joli porche qui précède la porte latérale de la cathédrale dn Mans est ODTert de trois côtés , comme celui de la cathédrale du Puy.

On peut , juscpi'à un certain point , rattacher aux porches les grands vestibules qui précèdent certaines foçades; cependant, il est plus couTenable, je crois, de les désigner sous le nom de veKibules.

On voit un vestibule à Téglise d'AirvauU ( Deux-Sèvres ) qui se compose d*une vaste salle carrée , divisée par des piliers et la retombée des voûtes en trois parties, correspondant à la porte centrale et aux deux portes latérales de la façade occidentale.

J*ai remarqué, à Tourhus et à St-Benott-sur^Loire, un vestltnile À peu près semblable et divisé intérieurement , comme celui d*Airvault, par des rangs de piliers.

Le vestibule de St-Benolt-sur-Loire offre , sur toutes ses foces , excepté sur celle qui est adossée à Téglise, trois arcades à plein* dntre venant reposer sur des chapiteaux fleuris ou historiés ; les piliers du centre sont cruciformes avec colonnes engagées à Textrémité de chaque branche. Ce vestibule , ou narthex, forme la base d'une grosse tour dont le premier étage offire une répétition du vestibule , sauf Tomementation des chapiteaux.

La même disposition existe à Moissac ( Tam-et-Garonne) et ft Téglise du Dorât ( Haute-Vienne )•

Le vestibule qui précède Téglise collégiale de Loches est moins grand que les précédents ; il n'est pas divisé intérieurement par des piliers , quoiqu'il forme aussi un prolongement considérable à l'extrémité ocddentale de la net

Mais le phis vaste et le plus intéressant de ces vestibules est celui de l'église de Vézelay, qui a été figuré plusieurs fois, et qui Ibrme, en avant du portail, une magnifique salle d'attente, si l'on peut parier ainsL

Dans certaines églises , particulièrement dans les églises de l'Italie , les trois portes qui donnent accès aux nefs, et souvent les portes puvertes dans les murs latéraux, sont précédées de petits péristyles engagés dans la muraille et portés en avant sur deux colonnes , lesqudles viennent elles-mêmes reposer sur le dos de deux lions cou-

168 DE GADMONT. ABÉCÉDAIRE D*ARCH ÉOLOGI E.

chés et portés sur des piédestaux (esthédrales de Ptofsance, deSanDonino, de Parme, de Modène, de Véroue, d* Ancône , etc. , etc. ). L'usai de placer ainsi des lions se rattache, à ce qu*il parait, à celui qui existait de rendre la justice et de faire certains actes publics devant le portail des églises, qui devenait ainsi une espèce de tribunal : de là la formule inter leones que portaient certains actes (1).

Nous avons des lions de ce genre dans le midi de la France (cathédrale d'Arles, portail de St-Gilles , etc. , elc ) et même beaucoup plus au nord, au Mans (dans la porte, placée sous hi tour).

Quelquefois les lions, an lieu de porter les colonnes, ont été placés au-dessus des chapiteaux ; je les ai trouvés ainsi dans beaucoup d'églises d'Italie, à St-Michel-du-Puy et à Cologne ; mais ils n'ont jamais dans cette position un volume très-considérable, et souvent on n'a figuré que la tête et la partie antérieure de leur corps sortant de la muraille.

(1) Bo Angleterre on rendait atusi la justice sur le parvis des cathédrales , et Ton y fai.

Mit les actes qui devaient être «otomét d>ne grande authenticité.

fcRE ROSIANB SBGONDAIIIE. 160

l^'açades.

LES portM tiennefit une grande place dans l'ordonnance des façades des églises romanes, surtout quand ces dernières sont de petite di- ■M^ion comme les suÎTantes.

Dans la bçade que voici , la porte a deux archivoltes garnies de

qui régnent tout autour de Tédifioe ; une seule ouverture occupe le centre du fWmton. Dans quelques églises, qui n*ont pas d'ouverture à roMft, WÊtSê de eMé au sud et au nord , la foçade suit le déplacement

170 DE CAUMOMT. ABÉGÉDAIKE d'aRGHÉOLOGIE.

de la porte et se trovLie en réaUté là où est la porte d*eDtrée. L*iiiie des figures précédentes offine on exemple de feçade latérale pareille.

La ftiçade soixante, qai appartient à nne église flampiée de bas-côtés» est pins éle?6e que les précédentes : au-dessus de la porte , garnie de

r.iÇiDC DE L'écUSE DE JORT (CàLTADOS).

trois archivoltes portées sur des colonnes et ornées de diverses moulures, s^ouvre une fent^tre cintrée avec ardiivoUes et coionnettes ; plus haut est une corniche à modillons et un fronton triangulaire. Cette ordonnance, très-simple et d*un bon eflet, pourrait être adoptée par les^ arshitectes qui construisent des églises dans le style roman.

173 ÙE GAUMONT. ABÉCÉDAIRE d'aRGUëOLOOIE.

DaDs les ^Ibes d^une oertaine élévation , comme celle qui suit ,

r&QADIDB L'ioUtB tfWUnMMkU (CALTADM).

les portes sont souvent surmoutées de deux ou trois étages de fenêtres ou d'arcatnres.

Un des caractères des façades romanes» en Poitou, en Saintonge, etc.,

ftRB ROMANK SCCORDAIRE ( FAÇADK8 ). 173

dCt c*est de prèsenler trois arcs égaux en banteur* Les deui arc» ^ accompagnent Tarcade centrale renfermant rentrée principale de la nef, n*OQt pas été ouverts dans les églises dont je parle, et ne sont 14 que pour la décoration de la façade.

L*^lise de St-Hilaire-de-Foussay, décrite par Bl. de Longuemar, est une de cdles qui présentent cette disposition. Voici la moitié de cette façade (p. il à). Les tympans des arcs correspondant aux Iias-c6lés sont cfaaigés de personnages.

La fausse arcade figurée dans Tesquisse que je présente (côté de Tévangile) offi« la scène du Crucifiement, au moment où les disciples de J.-C viennent détadier de Tinstrument du supplice le corpa de leur divin Maître.

La partie principale de la scène est remplie par cinq figures debout : une seule a conservé sa tète, c^est Peffigie de Joseph d*Arimatliie, À qni les sculpteurs romans ont toujours accordé llionneur de recevoir dans ses bras le corps du Christ. Ce dernier est encore appuyé contre Tarbre de la croix ; Nicodème est placé à sa gauche ; puis vient saint Jean, le disciple bien-aimé, reconnaissable à son nlmbe« au livre fermé qu^ii porte sous son bras , et à ses pieds nus.

A la droite du Christ et au-delà de Joseph d*Arimathie, est la Vierge Marie, dont la tête est ornée d'un large nimbe, et qui, saisissant le bras droit de son divin Fils, seul détaché de la croix, semble sur le point de le porter à ses lèvres.

Deux bustes, représentant le soleil et la lune, se montrent au-dessus des bras de la crdx.

Ces figures et leurs draperies sont remarquables, elles appartiennent au style de Técole hiératique ancienne, en usage au Xir siècle. Elles sont Toeuvre d'un sculpteur de St-Jean-d'Angély, ainsi que Tindiquent les mots suivants, disposés sur une seule ligne :

A^DEBBRTVS 0 SCO • lOHR j ANGBRIACO • m rtClT.

Tranflepts.

^V ANS les églises qui ont un transept, rextrémité de cette partie et le >/ chevet dans celles qui se terminent par un mur rectangulaire, offrent une ordonnance qui se rapproche plus ou moins de celle des fhçades : le cadre à remplir était d'ailleurs à peu près le même. Ce sont, suivant l'importance de l'édifice , un ou plusieurs étages d'arcatures avec des fenêtres et quelquefois, quoique rarement, d'autres arcatures

FAKIIF DV rOlTAll DP SAIIIT-IILAIBI DE FOOMAT ( DEirX'tlTlCt ).

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