ÈRE ROMANB SECONDAIRE ( TISSUS
On oonserre à l*Hôtel-Dieu de Lisieux d^autres ornements ayant, selon la tradition, appartenu à saint Thomas de Gantorbéry; ils ont été examinés par la Société française d^archéotogie et figurés dans le U XV du BuUetm monwmeiOMd.
Ce sont : i* une anlie HMUe de Un In et d*une très-grande dimension;
2"* Une chasnhte d*un tisiu de sole ou?r6 représentant de petits losanges avec un cil au milieu , comme noa tissus de fil désignés sous la dénomination ^ctU de perdrix. Sa couleur, aujourd*liui bien ternie, était primltiTement ronge : un simple galon, dont on ne dislingue plus que la place, décorait la partie centrale de chaque Ihce, se blftirquant de manière à former la lettre V en s^approcbant de Touverture supérieure;
8' Trois dalmatiques. Le tissu de deux de ces dalmatiques est identique à celui de la chasuble ; elles ont toutes trob à peu près la même forme. Toutes avaient des manches , elles étaient doublées d*une toile assez fine sur laquelle la soie avait été collée ; elles sont encore garnies de galons , tissés d'or , d'argent et de soie, qui descendent perpendiculairement sur chaque ftice, à quelques centimètres du bord extérieur, et contournent Touverture ménagée pour la tète (V. la figure publiée dans le Bulletin monumentai. Elles ont i mètre 80 de hauteur sur les deux faces et diffèrent légèrement dans leur forme.
La troisième dalmatique est de soie rouge unie, sans autre ornement que des galons qui , après avoir garni le collet , descendaient latéralement sur chaque fhce.
ÀNGnuiNis MiTiBS. — Les anciennes mitres étaient fiiites avec de riches tissus. Beaucoup de savants ne font pas remonter l'usage de la mitre épiscopale au-delà du X* siècle ou du commencement du XI* ; d'autres regardent les mitres comme beaucoup plus anciennes. M. Tabbé Barraud, dans un savant «mrrage inédit sur ce sujet, mais qui doit faire partie du XXXII* foinne 4« Bnltetin monumental, discute les deux opinions avec la sagacité dont il a donné déjà tant de preuves. Nous ne pouvons que renvoyer aux savantes recherches de M. Barraud qui vont être publiées.
Je présente le dessin d'une mitre du XII* siècle, celle de saint Thomas de Cantorbéry, conservée dans le Trésor de la cathédrale de Sens; elle montre un tissu rehaussé par des galons dessinant des rinceaux dans le goût byzantin.
370 DF. CAUMONT. ABéCÂOAIRB D'AnCHKOl.Or.lF..
viTBE DE sAurr rnoMAt DE cautorbéit , * itnt Tapisseries. —Les lapissorlos fiisaicnl encore partie du mobilier des