PENDANT LA SECONDE PÉRIODE OGIVALE
Autels.
r\fi XIV* siècle, les autels n'ont différé de ceux du XIII* que par J\ la nature des détails d'architecture qui sont entrés dans leur décoration, et qui offrent les mêmes caractères que ceux des monuments de l'époque. '
Les armoires ou tabernacles établis dans les murs, près de l'autel , affectent à peu près les mêmes dispositions qu'au XIII* siècle.
Les crédences, quelquefois géminées, comme dans le siècle précédent, n'ont plus cependant, vers le milieu du XIV* siècle, qu'une seule arcade et une seule piscine.
M. l'abbé Crosnier donne de ce changement une raison concluante : il dit qu'au XIII* siècle, sous le pape Innocent III, on avait compris l'inconvenance de déposer dans la même piscine l'eau qui avait servi à laver les mains du prêtre avant le canon et le vin versé dans le calice après la communion , mélangé aux quelques gouttes du précieux sang qui pouvaient rester, et l'ablution des doigts auxquels quelques parcelles de l'hostie avaient pu s'attacher. On le comprenait ; mais un ancien usage est difficile à changer , et quelques prêtres pouvaient éprouver une certaine répugnance à boire la rinçure de leuis doigts ; on prit donc un moyen terme qui paraissait propre à conserver le respect
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dû aux saintes espèces et, en même temps, à ne pas s'éloigiier des usages jusqu^alors généralement adoptés.
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On établit deux piscines : Tune réservée aux ablutions proprement dites , l'autre destinée à recevoir les eaux ordinaires.
Mais au XI V*" siècle Tusage de prendre les ablutions était établi, les répugnances avaient été surmontées; voilà pourquoi on revient alors à la piscine simple et Ton voit disparaître la piscine gemmée. Teo ai