XIII- et XIV siècles
Ces nervures prismatiques sont peut-élre le caractère le plus frappant de Tarchitecture ogivale de la troisième époque, et la font reconnaître au premier abord*
TaàrLBS bt qoatrb-fbuillrs. — Les pétales des trèfles et des quatrefenilles ne se terminent pas toujours par une pointe mousse , comme dans les siècles précédents , mais par une pointe aiguë.
Obnrmbmtatio!! VÉGÉTA lb. — Les feuillages afiectent, à partir d« XV' siècle, des formes tout-à-fait différentes de celles que nous avons remarquées au XIII* et au XIV* ; ce sont des feuilles de choux frisés, de chardon ou de quelque autre plante. Les feuille^ de vigne ont été employées avec les feuilles déchiquetées: celles-ci forment, dans les rampants des portes, des fe- «• nètres, des corniches, g des guirlandes exécutées |
avec tant d*art qu'elles t
se détachent complète- ^
ment et tiennent à peine S
au mur ; ces guirlandes 3
sont parfob enlacées §
avec des rubans. Les i ^
sculpteurs se sont sou- S
vent plu à figurer divers
animaux au milieu des 1
feuillages.
Cbochbts. —Les crochets, quelquefois peu diflérrats de ceux du XIV* siècle , montrent , pour la plupart , un changement de forme analogue à celui des ornements.
Ordinairement ils représentent des feuilles de chou ou de chardon
ùUh D£ CADMONT. ABÉCÉDAIRE D^RCHÉOLOGIE.
friiées , arrondies , contournées et ressemblant à des têtes de phin.
Aegatums.— Les arcatures sont presque toutes surmontées d^ao ton pyramidal, partant des impostes, qui est souvent garni de crodHis et couronné d'un bouquet de feuillages frisés. La plupart de ces
arcatures en renfer- |
ment d* autres qui sont *
trilobées. ^
Balusthadbs. — Les S
dessins contournés que |
nous allons remarquer dans les compartiments des fenêtres, se
montrent également dans les balustrades en pierre.
PiHACLBS.— Les pinacles en application , sur les contreforts et sur les parties saillantes des édifices, sont ornés de crochets. Les rampants des frontons reposent assez souvent sur des animaux.
Dais. — Les dais offrent aussi des I
couronnements pyramidaux très- |
compliqués : beaucoup d'églises ^
du XV" siècle renferment des or- *
S nements de ce genre , d'une grande d
i d*exécution. c
Panneaux.— Tel est le nom que M. Rickman et plusieurs autres antiquaires anglais donnent k de petites arcades trilobées , ordinairement superposées les unes aux autres et séparées par des lignes
horizontales , qui ont été figurées sur les murs durant les XV* et XVI* sitdes. Ces sculptures symétriques, qui divisent les muraiUesm^
STYLE OGIVAL DE LA 3* ÉPOQOE (PANNKACX). 6&5
partimeots égaux , et qui en cachent la nudité, présentent de Tanalogie avec les panneaux des boiseries, et c^est en raison de cette ressemblance qu'elles ont reçu le nom par lequel on est convenu de les er.
En Angleterre, on a poussé très-loin |
remploi de cet ornement vers la fin du S
XV» siècle.
C'est aussi à ta fin du XV* siècle que uous trouvons le plus fréquemment, en France, les moulures pannelées ; elles i-ecouvrent quelquefois les contreforts depub le haut jusqu'en bas , comme à St-Wullrand d*Abbeville ; mais elles n'ont pas été employées avec autant de profusion qu'en Angleterre.
En Allemagne , les panneaux , soit collés , soit détachés du mur et formant claire-voie , sont quelquefois disposés de manière à suivre le
EOUSe DE KOrBE-D&ME, K HOEEMBEIIO.
nioavement du toit , ou celui des frontons triangulaires , dans les façades , comme on le voit dans l'église de Notre-Dame, à Nuremberg.
6UQ DE CAUMONT. ABÉCÉDAIRE D'aRGUÉOLOGU.
Od an Je XI« disposé de les arcati pldn-cintr les bords d et ceci e preuve de sistance d taines oon sons qui o versé les t et se sont duites dai différents a LefhignM voici mont fet des pan des pinac application tant sur d maux-cary; enfin celu frontons tr laires gan feuilles fri»
dessus de nètres, et montés de trades à partiments boyants.
Festons.festons fc une élégani
niture, suspendue aux voussures des portes et des fienétitt. Cet 4 ment est surtout caractéristique des derniers temps de la période givate ; il appartient plutôt à la fin du XV* siècle qu*à sa première moitié.