‹ Abécédaire ou rudiment d'archélogieChapitre 92 sur 128 · STYLE OGIVAL DE LA 3* ÉPOQUK (FEMÊTKKS ET ROSES · texte numérisé non relu

STYLE OGIVAL DE LA 3* ÉPOQUK (FEMÊTKKS ET ROSES

aux arcades et aux ornements de la troisième époque ogivale.

Les portes en arcs surbaissés, que Ton appelle aussi arcs Tudor, parce qu'ils ont été très-usités en Angleterre sous le règne de Henri VII et de Henri VIII, se rencontrent surtout vers la fin du XV siècle et au commencement du XVI* ( règne de Louis XII ) ; elles

sont, comme les autres, gamiet» de belles feuilles recourbées et couronnées d'un panache pédicule.

Fenêtres et Hoses.

bis compartiments qui divisent les fenêtres et les grandes ouvertures circulaires appelées roses présentent le plus ordinairement

652 Df; CAUMONT. A3ÉGÉPAIRK d' ARCHÉOLOGIE.

FEXÈIRE k L'ABBAVE D'ABDES.>E8 (C&LT&DOS).

STYLE OGIVAL DE LA 3* ÉPOQUE (PENÊTr.ES ET ROnKS . f>5?)

ROSF ILAMBOYAKTE k COMPAailMEirTS TRU^^.CUIBE8.

FEWKTRE n.\M|:0\ *>TF, k FALMSF.

654 DIS GADMONT. ABiciOAIRE D*ARCHÉ0L06IC.

dei figures ocmtouniées, le»semblant à des flammes , à des cœurs aUongés, etc., etc. , qui diffèrent des trèfles, des quatre-feuilles et des autres figures rayonnantes. C'est en raison de ces formes contournées , si souvent reproduites dans les compartiments des fenêtres, des roses, des balustrades, et dans les ornements figurés sur les murs, qu'on a désigné le style ogiral du XV* siècle sous le nom de gothique fiamboyanU

Il faut dire cependant que les dessins contournés n'ont pas été employés, dans toutes les contrées, aussi généralement que le nord de la France :

en Bretagne, peut-être parce que le granit se prêtait moins bien que les autres pierres aux compartiments contournés, les desstas rayonnants ont souvent été préférés pour les grandes fenêtres du XV" siècle, et il y en a dans ce pays de fort remarquables. Dans la région monumentale du Rhin , les broderies rayonnantes ont aussi continué d'être usitées pourbeaucoup d'édifices: on y trouve assez souvent encore la disposition flabelliforme que présentent les broderies de la fenêtre suivante.

8TTLB 0€1TAL DE LA 3* iPOQCI (PERÊTRKS ST ROSES). 655

àlaàf qaelques gnmdes fenêtres , quoique parfidtement datées du XV* siècle , montrent des combinaisons de broderies qui appartiennent plutôt au style rayonnnant qu*au style flamboyant : telle est celle que ▼oîd et qui a été dessinée en Bretagne; les moulures et la coupe prismatique des pierres ne permettent pas d'ailleurs de s'y tromper.

En Anjcleterre, les fenêtres n'ont souvent r.ncune broderie au

DE CADIIONT. ABÉCÉDAIRE d'ARCHÉOLOGIE.

sommet et sont divisées par des meneaux qui décrivent des lignes verticales parallèles, depuis le bas de Touverture jusqu^à Tintrados (style perpendiculaire) : ces meneaux sont seulement parfois as' sujettis par des traverses horizontales. La Bretagne nous présente , dès le XI II* siècle , des exemples de ce mode de remplissage des fenêtres. J*en connais aussi quelques exemples dans le Calvados.

En Alsace, on trouve des fenêtres extrêmement hardies , garnies de meneaux très-minces et subtrilobés à leur extrémité : dans les |haute« fenêtres des églises sans bas-côtés , ces meneaux très-minces sont a<isujettis au moyen d'une traverse en pierre, et l'ensemble de la fenêtre offre rimage de deux rangs superposés de panneaux transparents.

La fenêtre que voici est tirée de Tabside de la charmante église de Thann ( Haut- Rhin) ; clic est fort étroite, parce qu'elle est ouverte dans Tabside ; mais , si on la suppose double ou triple en largeur, on aura l'idée des plus belles fenêtres du troisième si} le ogival de ce pays.

L'arclïivolte des fenêtres est souvent ornée d'une guirlande de feuilles frisées, qui forment des crochets de place en place, et qui supportent un bouquet de feuillages élevé sur un pédicule ; celles qui occupent le sommet des murs latéraux sont ussi couronnées assez souvent d'un fronton triangulaire , dont le sommet surpasse le niveau de l'entablement (V.

lafig.p. 654).

ArcliGS.

^u XIV« siècle, les tores, qui garnissent encore les arches des ri nefs, disparaissent, au XV', pour faire place aux nervures prismatiques. L'extrados de quelques arches fut garni de feuilles frisées comme celles des fenêtres ; quand le mur qui les surmonte est tapissé

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