COLONNE DE BRONZE, DITE COLONNE DU CHRIST, A HILDESHRIM
ÈRB ROMANE SECONDAIRE ([OBJBTS DRSTINÉS AU CULTE.) 235
colonne de Hildesheim comme remontant au XIe, siècle, On l’a placée sur un socle carré en pierre, formant piédestal et haut de plus d’un mètre,
Objets destinés au culte.
Qu’uvez-vous à dire des vases sacrés et autres objets destinés au culte, durant la périvde romane ?
Au XI°, et au XII°. siècle surtout, les reliquaires, les vases sacrés, les crosses d’évêques et d’abbés devinrent d’une grande richesse. Nous ne citerons que quelques-uns de ces objets, ceux qu’on rencontre le plus habituellement dans les églises ou dans les collections.
Les coffrets en cuivre émaillé, dans le style byzantin, destinés à renfermer des reliques, sont assez communs. Ces coffrets ont presque toujours la forme d'une maison ou d’une chapelle couverte d’un toit à double égout ; les émaux décorent le toit, les parois latérales extérieures et les deux extrémités : on a figuré le plus souvent les apôtres et le Christ sur ces parois Le Christ occupe ordinairement, à lui seul, l'une des extrémités; les apôtres ou les saints ont été disposés sur les faces latérales. Je parle des reliquaires de petite dimension et dont la longueur est à peine d’un pied et souvent moindre : il y en a quelques autres beaucoup plus grands, mais de même forme, et, comme exemple, je citerai la châsse de St.-Calmin, à Mozat, près Riom.
Cette curieuse châsse, d’une grande dimension, qui est figurée dans l'ouvrage de M. Mallay, Sur les églises byzantines de l’ Auvergne , se compose de planches en cuivre émaillé ajustées sur une charpente, de manière à présenter l’image d’un cercueil à couvercle prismatique ou plutôt celle d’une église à deux pignons, comme les coffrets beaucoup plus petits dont je partais tout-à-l'heure : elle contient les reliques de saint Calmin et de sainte Numadie, son épouse, et les peintures en émail représentent les différents actes de piété qui signalèrent leur vie, tels que la construction du monastère de Mozat, etc.
Des inscriptions expliquent ces tableaux. Deux d’entre eux représentent l'ensevelissement de Calmin et de Numadie et leurs âmes figurées par des corps nus emportés au ciel par des anges.
Les châsses émaillées sont faites avec des planches de cuivre rouge sur lesquelles le burin a creusé de nombreux vides remplis d'émaux de diverses couleurs. Lorsque le cuivre paraît à la surface, il est doré et dessine des ornements d'architecture, la tige des fleurs ou les nimbes des personnages. Les figures ciselées, ou le plus souvent
frappées au repoussoir, font saillie sur le cuivre. D'autres fois les têtes seules sont saillantes et le corps ou même le personnage tout entier est indiqué par un trait creux qui dessine les contours.
D'après les explorations de M. l'abbé Texier, le Limousin possède de nombreux reliquaires émaillés de style roman. Il cite comme les plus remarquables ceux d'Ambazac et de Saint-Viame (Corrèze), dont les dimensions sont assez considérables (0. 85 sur 0=, 73 de hauteur), ceux de la Guêne (Corrèze), de Saint-Aurélien à Limoges, et celui de Solignac.
On a renfermé les reliques dans des objets de forme diverses et de