‹ Abécédaire, ou, rudiment d'archéologie (volume 2)Chapitre 79 sur 154 · PARTIS DE LA CATHÉDRALE DE LANGRES, AVEC PILASTRES CANNELÉS · texte numérisé non relu

PARTIS DE LA CATHÉDRALE DE LANGRES, AVEC PILASTRES CANNELÉS

Bases, Deux espèces de bases ont été employées aux XI°. et XIFe, siècles ; la base attique et la base formée d’un simple chanfrein ou d’un tore aplati qui répond à la base Toscane. Dans beaucoup de mo-

numents à dates certaines du XI°, siècle, on trouve la base formée d’un simple chanfrein, quelquefois garni DENT de zigzags ou de frètes crénelées ; mais la base altique est généralement usitée au XII*. siècle.

Des bases sur l’origine desquelles il ne peut guère rester d'incertitude et que je n'ai jamais trouvées anté-

rieurement au XII*, siècle, pré- CmanrReIn ORNE DE FRÈTES CRÈNELÉES. sentent un épanouissement très-sensible du premier tore et sont ornées de moulures figurant des perles ou des pierreries. On en voit de sem-

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biables dans la cathédrale de Genève, en Bourgogne et dans les régions où le style roman secondaire a brillé du plus vif éclat.

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Les bases du XII°. siècle sont aussi très-souvent munies de pattes ou de feuilles qui les rattachent aux angles du piédestal carré sur lequel elles reposent.

.M. l'abbé A. Martin fait remonter au Ville, siècle, au moins, l’origine des pattes, des socles des colonnes.

Il cite, à Aix-la-Chapelle, parmi les débris antiques, des socles de bases , carlovingiennes dont les angles supérieurs sont déprimés, sans doute afin de ne rien laisser perdre à la vue, des tores si richement ornés, sous la décadence romaine, « En parant à un inconvénient, dit M. « Martin, cette dépression en faisait naître un autre. La partie dé- « primée était peu agréable à voir : on lui substitua son contraire , « c'est-à-dire des ornements en saillie, Des espèces d'oves furent une « des formes les plus élémentaires du nouveau système ; mais ces « oves élaient lourds et sans mouvement. L'art en se développant y « insinua la vie et ses caprices. Au XII°, siècle une végétation com- « plaisante descendait du gros tore et s’accommodait au terrain : bientôt « ces feuilles ont emprunté dans nos cathédrales le galbe le plus élé- « gant et le mouvement le plus varié, »

Un caractère qui semble étre particulier au XI°, siècle est la beguette peu accentuée qui dissimule les parties anguleuses des tailloirs ; cette baguette se remarque à Nevers dans la crypte de St.-Cyr et dans Ja chapelle de St°.-Julitte : on la voit dans les cryptes de St-Etienne d'Auxerre, et dans l’église de St.-Savinien de Sens. M. l'abbé Crosnier

indique les dates précises de la construction de ces édifices, la crypte deSt-Cyr et la chapelle de St*.-Julitte sont de 1028, la crypte d'Auxerre de 1050, et l’église de St.-Savinien de Sens est aussi de 1028; or, ces trois églises placées à distance les unes des autres , portant le caractère qui vient d'être signalé, les angles dissimulés par des baguettes peu accenluées, pourraient donc être considérées comme présentant

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