UN DES DONATEURS DES PAVÉS DE ST.-OMER
S’il ne reste plus en Fiance qu’un très-petit nombre de dalles historiées, il n’est pas douteux que la plupart des pavés des églises ont été renouvelés, et les pierres tombales ont bien pu, dans beaucoup de cas , prendre la place des pavés historiés ; celles-ci disparaissaient, à leur tour, pour faire place aux pavages mesquins de notre époque.
On possède, dans un village voisin de St. -Orner, quelques autres dalles semblables, provenant des ruines de Thérouane, mais qui sont malheureusement dans un état presqu’entier de dégradation.
Labyrinthes. — Je dois dire un mot des pavés figurant un labyrinthe; c’étaient quelquefois des carrés, mais plus souvent des espèces de grandes rosaces tracées au moyen de lignes concentriques, combinées avec une précision géométrique et coupées par d’autres lignes de manière à former dans leur ensemble un labyrinthe.
Ces labyrinthes étaient considérés comme l’emblème du temple de Jérusalem ; à l’époque des Croisades , on y faisait des stations qui tenaient lieu du pèlerinage de la Terre-Sainte. Cela s’observait dans la cathédrale de Reims, dès le XIIIe. siècle (vers 1240).
Mais tout porte à croire que les églises mérovingiennes et carlo-