UN DES ENROULEMENTS DU GRAND CANDÉLABRE DE MILAN
Croix d’autel. — La croix d’autel qui suit était à Laon il y a
quelques années. On la voit aujourd’hui au musée du Louvre ; d’après les recherches de M. Bretagne , elle a été faite au commencement du XIIIe. siècle ou dans les dernières années du XIIe. : elle est à double branche. Sa hauteur totale est de kl centimètres, la longueur de la branche supérieure de 11 centimètres, et celle de la branche inférieure de 12 centimètres; le pied , qui lui-même est supporté par trois paLtes d’animal armées de griffes, a 15 centimètres de diamètre.
Au bas de la croix , 5 la place où la poignée , destinée à la porter , la sépare du pied , deux branches en argent se projettent de chaque côté et supportent chacune une statuette en vermeil de 5/i millimètres de hauteur : l’une représente la Sainte Vierge , et l’autre l’apôtre saint Jean. Ces figures, ainsi que celle du Christ, offrent un spécimen remarquable de la plastique de l’époque. Le pied est aplati , de forme circulaire et LA croix d’autel delaon, au misée du louvre. orné de feuilles de vigne.
50/l DE GAUMONT. ABÉCÉDAIRE D’ARCHÉOLOGIE.
Les ciboires offraient quelquefois la forme d’une colombe. Tel est celui qu’on voit au musée d’Amiens. C’est une colombe en cuivre émaillé, reposant sur un plateau à bords ciselés; le plateau, vers le centre, devient concavo-convexe et , sur la partie concave , on lit cette inscription circulaire , gravée par une main inhabile : OLIM ECCLESIÆ DE RAINCHEVAL. Les rebords du plateau sont percés de douze petites ouvertures, disposées dans un ordre symétrique, pour attacher les chaînettes qui devaient tenir la colombe suspendue. Les ailes et la queue sont seules émaillées , le reste du corps était recouvert d’une peinture brune que le temps a fait disparaître en partie. On a tâché d’imiter l’agencement des plumes par des écailles imbriquées , nuancées d’or, de bleu, de vert, de blanc, de jaune et de rouge. Sur le milieu du dos, entre les deux ailes, on a ménagé une ouverture peu profonde,
destinée à recevoir les hosties consacrées et surmontée d’un couvercle qu’on maintient à l’aide d’un bouton tournant.
M. l’abbé Barraud a cité , dans son travail sur les ciboires, une colombe qui a été déjà publiée en chromolithographie dans le Moyen-âge et la Renaissance. Elle a 21 centimètres de haut. Elle repose sur un
CMIBORNLAD,