FRAGMENT DES MURS DE L’ÉGLISE SAINT-MARTIN DE SUÈVRES
( Façade occidentale. )
parties de l’église de Suèvres (Loir-et-Cher) et de l’église de Gennes
ERE ROMANE PRIMITIVE
Maine-et-Loire); enfin quelques autres églises , réparties dans diverses régions de la France.
iÜDUDDDQDDGÜDaûnnnn pœram ODDaaooa aa d □□ Gooooaaa oa □o odo □□□□□□□□ DDQ ~
^SSQaSSSËSSQSSS0^
cz aaoooaaû □ ’
OüDGa DDCDOOOP u
FRAGMENT DU MUR LATÉRAL DE l’ÉGLISE DE GENNES *( Maine-et-Loire. )
L'église d'Ouilly , à 3 kilomètres de Lisieux, sur la route de Pont- PÉvêque, offre aussi des chaînes de briques dans un appareil trèsancien : selon toute apparence, antérieur au Xe. siècle. M. Ch. Vasseur,
membre de la Société française d’archéologie, vient de signaler des chaînes de briques dans l’abside d’une ancienne église, à Rugles.
En examinant attentivement nos plus vieilles églises , on finira par découvrir, dans quelques-unes, des parties de murailles mérovingiennes ou carlovingiennes , qui sont jusqu’ici demeurées inaperçues.
St.-Lubin , à Suèvres , offre, sous le clocher, quatre arcades qui pourraient bien être antérieures au XIe. siècle ; les pièces de l’appareil sont séparées par une grande épaisseur de ciment, et l’on voit, entre quelques-unes de ces pièces, comme à St. -Martin d’Angers,
des briques verticales. Les briques verticales, entre les pierres d’ap-
3Zl DE CA U MON T. ABÉCÉDAIRE D** ARCHÉOLOGIE.
pareil , se rencontrent quelquefois dans les monuments romains : c’est donc une présomption d’ancienneté pour la partie de l’église St.- Lubin que je signale , mais dont je ne connais pas l’origine absolue.
Ce qu’on voit encore de la croisée de l’église St. -Martin d'Angers , aujourd’hui transformée en chantier , a été , sauf quelques parties refaites , élevé par l’impératrice Hermengarde au commencement du IXe. siècle. Des lits alternatifs de briques et de pierres de taille se voient dans les quatre arcades du transept, et dans les murs latéraux.
Elles ont environ 14 pouces de largeur sur 9 ou 10 pouces de hauteur ; elles sont séparées les unes des autres par une couche de ciment, dont l’épaisseur varie depuis 1 demi -pouce jusqu’ù 10 lignes. Les briques employées dans les arcades ont , pour la plupart , 9 à 10 pouces de longueur.
Cravant. Je crois encore la nef et le dessus de la tour de l’église de Cravant du IXe. siècle. Voici le dessin extrêmement exact , qu’a fait M. Bouet, d’un des côtés de la partie ancienne de l’église (V. la page 35).
On voit que les assises de petit appareil, tantôt cubiques, tantôt disposées en arête de poisson , sont remplacées , à divers niveaux , par des chaînes en pierre de taille.
Les fenêtres sont garnies de cintres ornés de billettes et alternant avec des frontons dont les rampants et la base portent le même ornement. Les fenêtres et les frontons se continuent sur la face occidentale de l’édifice, mais le centre de cette façade ayant été reconstruit, les frontons n’existent plus qu’en partie , près des deux angles qui joignent le mur occidental aux murs latéraux du Nord et du Sud. Je crois qu’il y avait au-dessus du portail occidental deux fenêtres et trois frontons ; s’il y avait trois fenêtres , il y a eu quatre frontons.
Entre les fenêtres, les pierres de petit appareil sont disposées symétriquement au milieu de l’appareil moyen , de manière à dessiner des pyramides étagées : disposition que j’ai retrouvée dans l’église de St.-Mesme de Chinon, qui ne date que du XIe. siècle, mais qui me paraît un caractère incontestable d’ancienneté.
ERE ROMANE PRIMITIVE