‹ Abécédaire, ou, Rudiment d'archéologie (architecture religieuse)Chapitre 27 sur 182 · LANCES PRÉSUMÉES MÉROVINGIENNES · texte numérisé non relu

LANCES PRÉSUMÉES MÉROVINGIENNES

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M. Hugo, conservateur delà bibliothèque publique de Colmar, a recueilli un très-grand nombre d’objets de cette espèce qu’il regarde comme mérovingiens : on en voit une série à Épinal , dans le musée départemental des Vosges; à Dijon, dans la riche collection de M. Beaudot ; dans celles de la ville de Metz et dans beaucoup d’autres que j’ai visitées.

Enfin M. l’abbé Cochet , de Dieppe , a fouillé plusieurs cimetières mérovingiens dans la Seine-Inférieure, et a décrit avec soin les caractères qui distinguent tous ces objets et les sépultures qu’ils accompagnent. On peut consulter les renseignements donnés , à ce sujet , dans le 19e. volume du Bulletin monumental et dans l’ouvrage qui a paru depuis sous le litre : La Normandie souterraine.

Vases sacrés.

Les trésors des églises n’ étaient-ils pas très-riches en objets d'art, durant la période romane primitive ?

Oui, mais il reste à peine quelques pièces d’orfèvrerie, qui puissent remonter aussi loin : s’occuper de cette branche de l’archéologie serait nous écarter du plan que nous avons annoncé vouloir suivre dans cet Abécédaire. Je dirai pourtant un mot des calices et des vases accessoires de l’autel, parce qu’il en existe encore quelques-uns réputés antérieurs au Xe. siècle, et qu’il est utile de connaître la forme qu’ils affectèrent alors pour la comparer avec celle des vases de même espèce figurés , aux XIe. , XIIe. , XIIIe. et XIVe. siècles , sur des pierres tombales et dans des bas-reliefs.

Il y avait deux sortes de calices : les calices qui servaient au prêtre pour le saint sacrifice , et ceux avec lesquels on administrait la communion aux fidèles ; on appelait ceux-ci calices ministériels ; ils étaient plus grands que les premiers.

Il y avait encore d’autres calices , dont parlent Anastase-le-Bibliothécaire et divers auteurs , et qui , vu leurs grandes dimensions , ne pouvaient servir que d’ornement dans les églises.

Les calices étaient en or , en argent , en cuivre , etc. ; on en fi t aussi en ivoire, en corne, en verre, en étain, et même en bois, etc., etc.

Le pape Léon IV (IXe. siècle) défendit de se servir de calices de bois ou de verre. Cette défense fut renouvelée par le Concile de Tibur, tenu en 895.

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