‹ Abécédaire, ou, Rudiment d'archéologie (architecture religieuse)Chapitre 90 sur 182 · CIIASI'BLF. DE SAINT THOMAS DE CANTORBÉRY, A SENS · texte numérisé non relu

CIIASI'BLF. DE SAINT THOMAS DE CANTORBÉRY, A SENS

devant un dessin symétrique. Les beaux enroulements suivants (p. 306) décorent aussi une des chasubles de Thomas Becquet. La mitre du même prélat, également conservée dans le Trésor de la cathédrale de Sens, offre

BRODERIES ET ENROULEMENTS SUR UNE CHASUBLE DE SAINT THOMAS DE CANTORBÉRY,

un tissu rehaussé par des galons dessinant des rinceaux dans Je goût

Je reproduis, sur la page suivante, l’esquisse d’une chasuble attribuée aussi à saint Thomas de Gantorbéry et qui existe à Tournay.

CHASUBLE DE SAINT THOMAS DE CANTORBÉRY , A TOURNA Y, Et tléiaU (les jalons.

Les tapisseries faisaient encore partie du mobilier des églises ; elles étaient brodées en laine sur un fond en toile ; il en reste fort peu de l’époque romane. Le monument le plus remarquable , sans contredit, qui existe de ce temps est la tapisserie de Bayeux qui représente l’histoire de la conquête d’Angleterre, et qui se développe sur une longueur de 200 pieds. Autrefois conservé dans la cathédrale de Bayeux, ce monument, unique en son genre, est exposé depuis quelques années dans une salle spéciale, annexée à la bibliothèque publique de cette ville, où l’on peut l’étudier à loisir, aidé des savantes observations de M. Lambert.

Cette ancienne tapisserie est d’ailleurs parfaitement connue par le fac-similé publié en Angleterre , par ce qu’en a dit M. Jubinal dans son ouvrage sur les tapisseries , et par les nombreuses dissertations auxquelles elle a donné lieu depuis un siècle.

Au XIe. siècle (1025), il y avait à Poitiers une fabrique de tapisseries

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