‹ Abécédaire ou rudiment d'archéologieChapitre 69 sur 113 · DF. CAUMONT. AB · texte numérisé non relu

DF. CAUMONT. AB

ÊCÉDAIRE D^ARCHtOLOGIE.

Crédcnces.

S, les crédences sont extrêmement rares au

XU* siècle (V. la p. 303), on lesrenconlre partout au

Xille ; c'est donc à celle époque qu'il faut, en général, faire remonter les plus anciennes de celles qui nous restent.

Toutes les chapelles des grandes églises en sont pourvues, quelques-unes en ont plusieurs, disposées à droite et à gauche de Taulcl. Elles sont ordinairement divisées, dans la hauteur, pnr une tahlelle horizontale en pierre sur laquelle ou pouvait déposer des vases sacrés, et au-dessous est la cuvellc ou piscine percée d'un trou pour récoulemcnt de Toau, conformément à la ^

prescription du pape Léon IV (V. la p.ige 303).

Les crédcnces sonl réunies ou géminées comme clles-cM au com-

menccmenl du Mil' siècle.

Pans la seconde moitié du Mil' siècle, les crédcnces par- ,ici,W.r,nl. dans leur ornementa- ,ion, de la richono cl de l'.hganre qui caraclérisenl cette lu Ile

(époque de l'élre o?iTale. On en ir.une alors beaucoup comme

8TYI.E OGIVAL PRIMITIF (tREDENCES).

celles-ci, subtrilobées au sommet et surmonlécg d'un irouion Iriaiigu* laire garni de crochets, couronné par un fleuron.

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On voit de magnifiques crédences autour du sancluaire de la S'*- Chapelle de Paris, bûtie par saint Louis; il y en a de fort belles aussi dans la S"-Cliapclle de St-Germer (Oise); elles y sont plus élevées et en plus grand nombre que dans les églises ordinaires.

Fonts baijtismaLix.

I 'ÉPOQUE la plus riche et la plus intéressante à étudier pour les Li fonts baptismaux est celle du XII'' siècle. Les fonts du XIII* sont moins remarquables sous le rapport du travail.

Comme les fonts du XII' siècle étaient en pierre très-solide et choisie (marbre, pierre de liais, granile) et qu'ils méritaient l'altenlion par leur forme et leurs ornements, on les a conservés et replacés dans beaucoup d'édifices qui ne dalent que de la période ogivale, et c'est ce qui explique pourquoi nous trouvons encore aujourd'hui proportionnellement plus de fonts qui méritent d'être remarqués du Xll* siècle que des siècles postérieurs.

DE CAUMONT, ABÉCKOAIRE d'aRCULOLOGIE.

D'après mes observations, il n'y a pas de combinaisons nouvelles pour les fonts au Xlil* siècle, mais seuleminl modincalion de quelquesuns des t)pes précédents et abandon presque total des autres. Ce» modiOcalions résultent, premièrement de l'adoption des décorations du style ogival pour les chapiteaux des colonnes, les frises etc.; secondement, de l'introduction de la forme octogonale pour quelques cuves et pour le réservoir des fonts pédicules. Mais il est 5 remarquer que ce réservoir est toujours arrondi à l'intérieur lorsque reitérieur est

à puns coupés.

Ainsi j'ai observé, parmi les fonts du XIII« siècle, des cuves octogones dont les pans sont ornés d'arcatures ogivales ; des fonts mo-

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nopédiculés caliciformes, c'est-à-dire dont le résenroir tU arrondi on dehors ri on dedans ; dos font» pédicule» compotes oa à coloaot» auxiliaires à table rectangulaire comme ceux qui sont fiforés p. 5S5, quelquefois octogones ayant des coloouei au&Uiairet Mur quatre de

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