‹ AbélardChapitre 106 sur 122 · Virgil. Eglog. I, v. il · texte numérisé non relu

Virgil. Eglog. I, v. il

49. « La femme, ce mal si doux, énerve l'esprit et les forces ^ de l'homme par ses décevantes caresses. La femme, flamme » infernale, se montre pour nous perdre parée de vête- » ments couverts d'or et de pierres brillantes et précieuses. » Elle s'attaque à nos âmes de mille façons, et c'est son grand » intérêt de perdre le plus grand nombre d'entre nous. Rien » n'est au monde plus nuisible que la femme, et nous n'avons » pas de plus mortel ennemi. Car l'âme captive est enchaînée » par l'amour et ne peut jamais s'élever aux cimes de la » vertu. De quelle utilité peut jamais être l'entretien des » femmes? Vous venez près d'elles pur et chaste, vous les » quittez avec tous les sentiments d'un libertin. Toute femme » attise les feux de la débauche et nuit aux saints eux-mêmes. » Pasteurs, veillez, éloignez de vos troupeaux ces loups rapaces, . >/ nulle barrière, ne les arrête. Elles tuent nos âmes et envoient a aux enfers plus d'un d'entre nous. Nulle peste n'est plus ù à craindre pour les moines. La femme est la perte de l'âme. » Qu'elle n'ose jamais approcher d'un religieux. Qu'on la tienne » même éloignée du chœur. Croyez-moi, mon frère, misérable » est tout homme marié. A peine puis-je dire combien un tel » fardeau est pesant. La lemme ne se trouble de rien et croit » que tout lui est permis. » Ce passage est extrait d'une pièce

assez curieuse qui fait partie des œuvres de saint Anselme sous ce titre : Carmen de Contemptu mundi.

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