‹ AbélardChapitre 111 sur 122 · Virgil. Mneid. 1. 1, v · texte numérisé non relu

Virgil. Mneid. 1. 1, v

66. « C'est la voix de mon bien-aimé qui frappe : Ouvre- » moi, ma sœur. Il a mis la main à la serrure, et mon sein a » tressailli... Je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé. » (Cantic. cantic. v, 2 et 4.) „

67. Les cboses ne se passèrent pas tout à fait ainsi. La conduite de Fulbert est, dans le récit d' Abélard, plus odieuse encore et n'est pas moins obscure. Il était irrité contre Abélard parce que celui-ci ne donnait pas de publicité à son mariage. Ce mariage avait été contracté, parce que Héloïse était devenue grosse et que Fulbert avait découvert son amour. Abélard avait voulu l'épouser malgré sa résistance, et il avait été convenu que leur union resterait secrète. Cependant Fulbert ou du moins ses amis et ses serviteurs parlèrent, et, comme Héloïse nia tout, son oncle la maltraita. Abélard lui fit alors trouver un asile au couvent d'Argenteuil. Fulbert, imaginant qu'il voulait la faire religieuse et l'abandonner, entra chez lui la nuit avec quelques-uns des siens en corrompant un valet, et accomplit l'horrible vengeance que tout le monde sait. (Ab. Ep. I, 7.)

1 . Saint Benoît peut être considéré comme le fondateur des monastères, et pendant longtemps les membres de Tordre de Saint-Benoît furent seuls appelés moines. Il est Fauteur de la règle qui a servi de type à toutes les constitutions monastiques. Cette règle ne faisait aucune distinction en faveur des femmes. Cela fut changé depuis. Dans une lettre à Abélard, Héloïse fait, comme ici, quelques réflexions à ce sujet. (Ep. VI.)

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