‹ AbélardChapitre 122 sur 122 · Virgil. JEneid. 1. VI, v · texte numérisé non relu

Virgil. JEneid. 1. VI, v

17. Au témoignage de Pierre le Vénérable, Abélard, réconcilié avec l'Église et avec saint Bernard, passa dans l'étude et la piété ses dernières années à Cluny. L'abbé l'envoya pour sa santé à Châlon, sur le bord de la Saône, dans un monastère de Saint-Marcel dépendant de l'abbaye de Cluny. Il n'y interrompit pas ses travaux et y mourut le 21 avril 1142, âgé de soixante-trois ans. L'abbesse du Paraclet demanda que le corps d* Abélard, conformément au vœu par lui-même exprimé, fût transporté dans la maison qu'il avait fondée. Il le fut en effet. Elle voulut être ensevelie avec lui, et lorsque, en 1163, son corps fut déposé dans le tombeau de son époux, Abélard se rani-

mant, an dire d'un historien, leva les bras et les ouvrit, pour la recevoir et la serrer à jamais sur son sein. Le tombeau d'Héloïse et d'Abélard au Paraclet est un monument précieux, quoique sans aucun doute très-postérieur au XIIe siècle. Il a été transporté à Paris, au cimetière de l'Est. On croit qu'il contient encore leurs restes. La discussion sur tous ces points dure pourtant encore, et nous ne sommes assurés de posséder ni le tombeau, ni le cercueil, ni les cendres des deux héros de ce drame. En dépit des antiquaires, le monument du Père-Lachaise est l'objet des dévotions des fidèles de la philosophie, de l'éloquence et de l'amour. (Abélard, sa vie, sa philosophie, par Ch. de Rémusat, t. I, p. 264 et suiv.)

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