‹ Abélard; drame inédit. Publié avec une préf. et des notesChapitre 117 sur 164 · LK PEUPLE · texte numérisé non relu

LK PEUPLE

Place! place!

IvES ÉLÈVES D'ABÉLARD.

A nous ! à nous!., nous ne le quittons pas. (Us le prennent

dans leurs bras,',et relèvent au dessus d'eux.) Place, place au maître ! (Ils veulent forcer la garde, qui résiste en hésitant.) A nOUS, pouple ! à

nous !

LE CHEF DE LA G AH DE, regardant le roi.

Sire?...

LE DIACRE, à l'archevêque. 71

Père vénérable...

L'ARCHEVÊQUE DE SENS

Mes frères...

BERNARD

Qu'il entre seul, monseigneur.

L'ARCHEVÊQUE DE SENS, à haute voir. •

Qu'il entre seul!

BERNARD

Faites fermer les portes.

L'ARCHEVÊQUE DE SENS

Diacre, qu'il soit seul introduit et que les portes soient fermées derrière lui.

LE DIACRE, aux gardes.

Vous entendez?

LE ROI, se lovant vivement.

Archers, croisez vos piques.

La garde fait un effort, repousse la multitude, dégage Abélard. Deux archers l'enlèvent, lui font passer le seuil de la porte, et se retirent. Les portes se referment sur eux. — Abélard est seul dans le vaste espace entre la porte et la barrière. Il est ému et pâle.

L'ARCHEVÊQUE DE SENS, au maître des cérémonies.

Conduisez-le à sa place.

Le diacre lui fait passer la barrière, l'amène devant les juges, et se retire en arrière.

Abélard reste debout, seul, au milieu de l'assemblée. Sa pr(''='>'iPf' r^vr-iio un petit mouvement parmi les pères. Puis le silence se rétablit.

ABÉLARD, d'une voix haute et altérée.

Je proteste.

L'AKCHEVKQUE DE SENS.

Silence !

ABÉLAKD.

Mais je suis ici pour...

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