‹ Abélard; drame inédit. Publié avec une préf. et des notesChapitre 136 sur 164 · Matt. XXV, 13. — Marc, xiii, 37. — I Cor. xvi · texte numérisé non relu

Matt. XXV, 13. — Marc, xiii, 37. — I Cor. xvi

9. Lotulfe, Loculphe, ou Leutald, le Lombard, ou de Novare était, comme Albéric, un élève d'Anselme de Laon. 11 est également représenté par Abélard comme un de ses disciples les plus jaloux. (Ab. Ep. I, cap. iv. — Hel. Ep. II.)

10. A la rescousse était un cri de guerre usité dans les tournois. On disait : Saint Georges ou Saint Denis à la rescousse I — Porphyre et Boëce sont les saints qu'invoque ici Manegold. On sait de quelle autorité ils jouissaient dans l'École. On leur devait presque tout ce qu'on savait de la logique d'Aristole, c'està-dire presque tout ce qu'on savait de philosophie.— Les topiques sont lee lieux communs de la logique, c'est-à-dire les propositions implicites qui sont convenues entre tous les argumentateurs et servent de données probables pour édifier le raisonnement. Tel est le titre et le sujet de la sixième partie de la Logique d'Aristote, et de la troisième partie de la Dialectique d'Abélard.— \]n syllogisme est un raisonnement de la forme de celui-ci : Tout homme est mortel. — Or César est un homme : — donc César est mortel. — Un dilemme est ce raisonnement-ci : Ou César est un homme, ou il est un dieu. — Or il n'est pas un dieu : — donc il est un homme.

41. Robert Palleyn, Anglais, disciple d'Abélard, mort entre 1150 et 11S4. (Tennemann, Manuel de l'histoire de la philosophie, t. I, § 25f .)

12. Sur toute cette question des espèces et des qualités on peut consulter l'Introduction de M. Cousin, les Études sur la

Philosophie dans le moyen ûçje, par M. Rousselot, et surtout Abélard^ sa vie, sa philosophie et sa théologie, par Charles de Rémusat, 2« édition, 2 vol. in-8, Paris, i855, qu'il faudrait citer à toutes les pages de ces notes. -13. On se sert encore de ce mot en an^^lais. ' iA. Saint Anselme, né à Aoste en 1034, bénédictin, abbé du Bec en Normandie, puis archevêque de Cantorbéry, était mort en dll7. Il fut un métaphysicien remarquable et il a réfuté Roscelin. (Cousin, Introduction, etc., p. ci. — Saint Anselme de Cantorbéry, par Charles de Rémusat. In-8<>. Paris, I8o5.)

15. C'est un argument du nominalisme. (Introduction de M. Cousin.)

16. On a varié sur l'orthographe du nom : Abeilard, Abailard, Abayelart, et même sur le nom : Abaulard, Abaalarz, Beillard, etc. (Abélard, t. I, p. 14 et note.)

17. La Bretagne était alors un pays étranger, considéré comme sauvage. Terra quippe barbara, dit Abélard. (Ep. I, c. xni.)

18. Abélard avait un disciple nommé Hilaire dont il reste une chanson ou complainte latino-française sur le départ de son maître. (Ab. Op., p. 243.)

19. Ce sont les deux vers qu'Euryale adresse à Nisus. {^Eneid. lib. IX, V. 205-206.) Abélard répond parles vers 276 et 277.

20. Saint Augustin était alors en grand renom dans l'École, à cause des deux ouvrages tout aristotéliques {Principia dialecticœ et Decem Categoriœ), que l'on insère encore dans ses œuvres et qui lui sont faussement attribués. (Tennemann, t. I, § 233.)

21 . Jean Scot Érigène, mort en 886. On date de lui le commencement de la philosophie scolastique.

22. Ce sont les Dix Catégories d'Aristote ou les Termes Simples, qui désignent toutes les choses dont, suivant Aristote, tout mot exprime nécessairement une, car tout mot exprime ou une substance, ou une qualité, ou une relation, etc.

23. Cet exemple pris des parties et du tout d'une maison est souvent employé dans la controverse du nominalisme. (Cousin, p. xci. — Dialectique d'Abélai-d, part. V, p. 471, etc.)

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