‹ Abélard; drame inédit. Publié avec une préf. et des notesChapitre 142 sur 164 · II Cor. V · texte numérisé non relu

II Cor. V

4. Il y a quelque chose de cette argumentation au commencement des Analytiques secondes, ou quatrième partie de la Dialectique d'Abélard. (Cousin, p. 134.)

5. Il y a souvent des citations des poëtes latins dans les lettres et les œuvres d'Abélard, et notamment des passages d'Ovide.

6. C'est le premier titre du second traité dont se compose la Dialectique d'Abélard. Ce traité est aussi intitulé' les Analytiques premières.

7. « Je n'implore que la justice du ciel : que ma jeune » maîtresse ne cesse jamais de m'aimer, ou qu'elle fasse que » je l'aime toujours. Ah ! j'en demande trop : qu'elle » souffre seulement mon amour. Puisse Vénus exaucer ma » prière! Ne repousse pas celui qui durant tant d'années sera » ton esclave, ne repousse pas celui qui sait aimer d'un amour » JSdèle. Si je n'ai point pour me recommander les noms fart meux d'une nombreuse famille ; si le premier de mes aïeux » n'était qu'un simple chevalier, si la culture de mon bien » n'exige pas des charrues innombrables, si mes parents sont

» condamnés à l'économie, que du moins Apollon et les neuf a muses, et l'inventeur de la vigne intercèdent pour moi, » ainsi que l'Amour qui me donne tout entier à toi, et une » fidélité qui jamais ne trahira, et ma pureté, et ma sincérité » naïve, et ma pudeur purpurine! Je ne suis pas accessible à » d'autres charmes, je ne suis inconstant, ni trompeur. Toi » seule tu me seras toujours chère. Les années que les Parques » me laisseront, puissé-je les passer près de toi! Puissé-je » mourir plutôt que te donner un chagrin ! » (Ovid. Am. lib. I, eleg. m.)

. 8. Les deux grands ouvrages de métaphysique de saint Anselme de Cantorbéry sont le Monologium et le Proslogium. Ils roulent sur l'existence et la nature de Dieu, sur la Trinité, etc.

9. C'est, en effet, une distinction de Scot dans son livre de Divisione naturœ. (Buhle, Introd.)

10. Charlemagne avait fondé l'école Palatine dans son propre palais, à Paris. Quoique cette école le suivît partout, car luimêtne aimait à entendre les leçons, elle finit par se fixer dans cette ville. Telle fut l'origine de la célébrité des écoles de Paris et la souche des diverses écoles dites Carlovingiennes. (Buhle, Introd. — Hist. de l'Université^ par Dubarle, t. I, ch. i.)

11. Elisabeth de Monllhéry était belle-sœur du roi Louis VI; elle avait épousé Philippe, comte de Mantes, fils naturel du roi Philippe I^"".

12. Tout ce qui concerne dans cette première scène la situation d'Abélard, sa disposition d'esprit, l'affluence de ses élèves, etc., est donné par des documents authentiques. (Abœl. Op. Ep. I, ch. V — VIII. — Hel. Epist. II, etc.)

13. Les jardins du roi occupaient à la pointe occidentale de la Cité tout l'espace compris entre la statue de Henri IV et le Palais de justice. (Voyez les notes et le plan donnés dans le volume intitulé : Paris sous Philippe le Bel, des Documents inédits sur l'histoire de France.)

14. Les juifs étaient obligés, là où ils étaient tolérés, de porter une marque distinctive. C'était, du moins dans le siècle qui suivit celui d'Abélard, deux cocardes ou rouelles de drap jaune, l'une sur le dos, l'autre sur la poitrine.

15. Les lombards formaient une sorte de corporation, habitant divers quartiers de Paris depuis la paroisse Saint-Gerniainl'Auxerrois jusqu'à celle de Saint-Paul. 11 y a encore de ce côté une rue des Lombards.

i6. Yirgil. Bucol, ecl. III, v. 60.

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