‹ Abélard; drame inédit. Publié avec une préf. et des notesChapitre 152 sur 164 · Ecoles, vu · texte numérisé non relu

Ecoles, vu

6î). Virgil. ^neid. 1. 1, v. 48.

66. « C'est la voix de mon bien-aimé qui frappe : Ouvre- » moi, ma sœur. Il a mis la main à la serrure, et mon sein a » tressailli... Je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé. » (Cantic. cantic. v, 2 et 4.)

67. Les choses ne se passèrent pas tout à fait ainsi. La conduite de Fulbert est, dans le récit d'Abélard, plus odieuse encore et n'est pas moins obscure. Il était irrité contre Abélard parce que celui-ci ne donnait pas de publicité à son mariage. Ce mariage avait été contracté, parce q ue Héloïse était dévenue grosse et que Fulbert avait découvert son amour. Abélard avait voulu l'épouser malgré sa résistance, et il avait été convenu que leur union resterait secrète. Cependant Fulbert ou du moins ses amis et ses serviteurs parlèrent, et, comme Héloïse nia tout, son oncle la maltraita. Abélard lui fit alors trouver un asile au couvent d'Argenteuil. Fulbert, imaginant qu'il. voulait la faire religieuse et l'abandonner, entra chez lui la nuit avec quelques-uns des siens en corrompant un valet, et accomplit l'horrible vengeance que tout le monde sait. (Ab. Ep. I, 7.)

Page 1