‹ Abélard; drame inédit. Publié avec une préf. et des notesChapitre 90 sur 164 · UNE SALLE CHEZ ABÉLARD · texte numérisé non relu

UNE SALLE CHEZ ABÉLARD

Le jour commence à paraître.

HILAIHE, seul.

Il n'est pas rentré. Encore une nuit passée hors de cette maison !... (ii tombe à genoux les mains jointes.) Sainte mère de Dieu, Marie, pleine de grâce, vous voyez mes larmes, faites qu'elles soient acceptées en expiation de mes péchés ; prenez ma jeunesse en pitié et venez en aide à ma faiblesse. Je remets mon cœur en vos mains, ô chaste Mère du Sauveur ! Préservez-moi de toute impure pensée et que mon âme ne brûle que du saint amour de votre Fils; 6 M^rie... pleine de grâce, beau lis de candeur... tour d'ivoire... rose mystique... tournez vers moi vos regards, ces regards si doux !... Ah! Ips siens ! {ii se lève vivement.) Non, je ne puis prier. Toujours cette même image... Quand je pense au ciel, je la vois... Et pourtant que me reste- t-il, sinon de penser au ciel ?... Malheureux, qu'a i-jo fait '?

GautTroy entre.

GAUFFROT.

Le maître n'est pas levé ?

IIILAIRR.

Je ne l'ai pas vu cncoro.

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