JAY ETAT
mi 20:
nement, au lieu de payer une indemnité aux planteurs, assurerait, pendant quarante-six ans, un intérêt à 5 p- 0/0 de leur capital, et 4 p. 0/0 pour fonds d'amortissement ; le Gouvernement assurerait du moins une subvention annuelle complémentaire de cette garantie, ce qui revient absolumént au même.
Le Gouvernement, de son côté, trouve un grand avantage dans cette combinaison, puisqu'il est certain que Popération ne commencera à lui devenir onéreuse que dans le cas où les produits, au lieu d’être augmentés du double, comme on peut l'espérer , arriveraient à diminuer de plus d’un tiers.
Les résultats de l'expérience faite par l'Angleterre dans les Indes occidentales, sont là pour démontrer que, même dans les conditions les plus défavorables au maintien de la culture des denrées d'exportation, la production n’a jamais diminué de plus d’un tiers.
Quoique le planteur obtienne, sous le régime de l’esclavage, un revenu qui a été évalué ci-dessus à 45 p. 0/0, 11 wa PAS DE CAPITAL FIXE ET DISPONIBLE. Par cette raison, le planteur a intérêt à accepter, au moment où sa propriété subit une complète transformation, une combinaison qui lui assure un capital disponible , un intérêt ordinaire de ce capital, et qui lui laisse toutes les chances de bénéfices.
Ainsi il est évident que tout capital, employé à réaliser lémancipation aux conditions énoncées dans les annexes À, BetC, rapportera au moins un intérêt annuel de 5 p. 0/0; que ce capital doit, selon toute probabilité, rapporter un bénéfice qui peut varier entre 6 et 15 p. 0/0, et qu’enfin il ne pourra jamais être perdu.
IV. SOUSCRIPTION DU CAPITAL- Par toutes ces considérations, il doit être facile de faire souscrire conditionnellement , c’estä-dire pour le cas où le concours du Gouvernement serait obtenu, le capital nécessaire à une première opération.