LES ASSASSINS
D'après les renseignements obtenus, il est très-probable que l'assassin du secrétaire d'Etat et de ses fils est un certain Payne. Le cheval sur lequel il s'est enfui avait été loué à l'écurie Naylor.
Le double assassinat du vendredi saint, qui a si fortement ému Washington, l'Amérique et le monde entier, a mis sur pied toute la police des Etats-Unis.
L'arrestation du nommé Payne, l'assassin présumé de M. Seward, a donné lieu à des recherches minutieuses faites dans la maison de madame Suratt, où il a été arrêté. On y a trouvé une foule de lettres qui établissent la culpabilité de Payne et une lettre portant l'adresse de Wilkes Boofk, à l'hôtel National, Madame Suratt est une femme de quarante ans environ, à la figure rude et peu expressive. Sa fille est plus distinguée. Quant au fils Suratt qui est, dit-on, l'un des complices de Booth, il n'a pas encore été capturé, Payne à 6t6 confronté avec M. Seward,M!'e Fanny Seward, sa fille, et les deux infirmiers qui se trouvaient chez le secrétaire d'Etat au moment du crime. Tous ont déclaré le reconnaitre, et l'accusé à été mis aux fers et écroué dans la prison du Vieux- Capitole,
Dans les environs de Washington on à arrèté, le 21, un inconnu qui cherchait à passer inaperçu au milieu des avant-postes, près du fort Thayer. Conduit au corps de garde, il n'a pu donner des preuves suffisantes de sa «respectabilité », et on l'a écroué au Vieux-Capitole, Peu après son arrivée dans cette prison, 1l s’est coupé la gorge au moven d'un rasoir, et cette circonstance à provoqué une enquête immédiate dont les résultats ne sont pas encore connus.
A Relay-House, près de Baltimore, on à arrèté le nommé Andrew ou George Atzeroth , que l'on accuse de complicité avee les assassins. C'est un détachement d'éclaireurs du Frégiment de cavalerie du Delaware qui a découvert cet homme dans les environs de la ville, à Germantown, I était couché dans la maison d'un de ses parents, lorsqu'il a été capturé. C'est un individu d'un aspect rébarbatif, Allemand de naissance , et qui habite le pays depuis vingt-ans. Il a résidé longtemps à Port-Tobaceo, sur le Potomac.
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Voici comment s'exprime à son endroit une dépêche de Baltimore, le 21 avril:
« Alzeroth vivait en termes d'amitié avec la famille Suratt, et sa culpabilité n'est pas douteuse, Lorsqu'on à procédé à son interrozatoire 1 s'est exprimé en termes très-“quivoques. SCs réponses ont EC à pices ct seront CNVOVÉCS à Washington demain matin. Alzeroth ne parait pas s'épouvanter du sort qui l'attend, etil s'entretient très-tranquillement de toutes les circonstances relatives à son arrestation. Il est aujourd hui incarcéré à Relay-House, et un détachement de cavalerie garde sa prison. Au moment de son arrestation, les s5lats ont ft l'assommer, mais l'officier qui commandait le détachement est intervenu el lui a sauvé la vie. »
Ainsi que l'a déjà mandé le télégraphe, l'administration militaire a décidé que toute personne qui prêterait son aide à lun des assassins pour lui permettre d'échapper à la justice serait traduite devant un conseil de Lacie et punie de mort. Elle à en outre défendu aux agents de Fautorité de faire connaitre à a presse les mesures qui seront prises pour amencr Farrestation des assassins.
[ parait que dans sa fuite, après avoir accompli son érime, le misérable Boot avait eu une jambe cassée par suite de la chate de son ch l que cet accident l'a empèché de se soustraire plus longtemps à la justice des homvres,
Booth et le nommé Harrold avaient atteint là ferme des Garretts à a faveur d'uniformes confédérés. Booth était blessé, Dans là conversation, il parla de lassassinat de Lincoln et dit que les récompenses offertes Scleseraient à un demi-million. Lorsqu'on arrèta les Garrelts, ils déclarèrent qu'ils ne soupronnaient pas que ce fût Booth. On à trouvé sur lui une quantité considérable de bons du Canada. Harrold ne desserre pas les dents, Booth a été Qué pi qui lui a traversé la tète; il a encore vécu trois heures après avoir dté frappé. at Booth et Harrold les somma de se rendre; ce dernier semblait disposé à le faire, mais Booth le traita de lche. Harrold se rendit dès qu'il vit qu'on avait mis le feu à a granze ; mais Booth tira sur le brigadier et le manqua, et ce dernier à
wune halle
La cavalerie qui cernait la grange dans liquelle se trouva
Booth et le Lua. On suppose que Harold est un complice de Fassassin dl
M. Seward. C'est le docteur Mudd, de Marvland, qui a renuis la jambe à Boobr et lui a fourni des béquilles.
Le docteur Mudu est arrèté; Le frère de Booth, funius Rooth, est aussi arrété.