FS SR AR CP S A A
Fig. 676. — Schéma de la capsule de Tenon de l’homme (coupe verticale).
Aponévrose en bleu, muscles en rouge, séreuse en noir.
DE, muscle droit inférieur. — DS, muscle droit supérieur. — R, muscle releveur de la paupière. — 01, coupe du muscle petit oblique. — TI, cartilage tarse inférieur. — TS cartilage tarse supérieur. — CON, espace conjonctival. — A, aponévrose formant la gaine des muscles. — AR, feuillet profond de la gaine des muscles abandonnant les muscles et se repliant sur l’hémisphère postérieur du globe qu’il tapisse en formant la capsule postérieure CP. — CF, cravate fibreuse dont la gaine du muscle droit inférieur entoure le muscle petit oblique. — fascia sous-coujonctival ou capsule antérieure. — LT, LT, lamelles terminales de l’entonnoir aponévrotique se rendant aux cartilages tarses et aux rebords orbitaires (l’un des tirets de gauche qui devrait s’arrêter à la ligne se rendant au cartilage tarse est prolongé par erreur jusque dans le sac conjonctival). — S, membrane séreuse de la cavité de Tenon. — SR, cette membrane suivant la gaine profonde des muscles dans son repli sur l’hémisphère postérieur.
La capsule oculaire enveloppe le globe du nerf optique à la cornée. Elle est souple et élastique.
L’orifice postérieur de la capsule entoure le nerf optique. Son orifice antérieur forme, entre la cornée et la ligne d’insertion des tendons,
APPAREIL VISUEL
une large ceinture adhérente à la sclérotique. Sa face superficielle est en rapport, en arrière, avec le tissu cellulo-adipeux rétro-bulbaire et la face profonde des muscles; en avant, avec la conjonctive.
La capsule est traversée par tous les organes qui, primitivement contenus dans la loge postérieure, passent dans la loge antérieure pour pénétrer dans le globe ou se fixer sur lui : nerf optique, vaisseaux et nerfs ciliaires, muscles extrinsèques de l’œil. On admet généralement que ces muscles ne perforent pas la capsule oculaire, mais la refoulent devant eux en s’en coiffant. En réalité, comme l’a bien démontré Motais, chaque muscle traverse la capsule par une véritable boutonnière, et son tendon chemine entre la sclérotique et la partie antérieure de la capsule.
Cette partie intra-capsulaire du tendon adhère intimement à la face profonde de la capsule aponévrotique. Mais ces adhérences sont limitées aux bords latéraux du tendon et la partie centrale de celui-ci est séparée de la capsule par du tissu cellulaire lâche et parfois même par une petite bourse séreuse.
Entre la capsule fibreuse et la sclérotique existe un espace lymphatique : c’est la fente ou cavité de Tenon. Sa limite antérieure est tracée par les insertions tendineuses des muscles droits. En arrière, aucune communication n’existe entre cette cavité et les espaces lymphatiques sous-dural et sous-arachnoïdal du nerf optique. Mais une large communication est établie entre cette cavité et l’espace sous-arachnoïdien du cerveau.
La face concave de la capsule ainsi que la sclérotique sont tapissées par un endothélium qui se prolonge autour des travées connectives qui unissent ces deux membranes (S. fig. 675 et 676).
2o Les gaines musculaires sont au nombre de six. Leur disposition varie suivant que l’on envisage les muscles droits ou les muscles obliques.
La gaine des muscles droits est réduite à une mince toile celluleuse au niveau des 2/3 postérieurs de leur corps charnu. Elle s’épaissit progressivement d’arrière en avant et se transforme en un étui fibreux de plus en plus résistant, qui se termine sur les lèvres de la boutonnière capsulaire, à travers laquelle s’engage le muscle, pour aller se fixer sur le globe.
La gaine du muscle petit oblique entoure ce muscle dans toute son étendue. Par contre la gaine du grand oblique, réduite à une mince toile celluleuse sur la portion directe de ce muscle, ne devient fibreuse qu’au niveau de sa portion réfléchie. Les gaines des deux muscles obliques se terminent comme celles des muscles droits sur les lèvres de la boutonnière capsulaire qui livre passage au tendon.
Les tendons des muscles moteurs du globe adhèrent intimement à
ANNEXES DE L’OEIL
leur gaine tenonienne. Ce sont ces adhérences ainsi que celles qui unissent le segment juxta-oculaire du tendon à la face profonde de la partie antérieure de la capsule, qui limitent le retrait de ce tendon lorsqu’on en pratique la ténotomie au voisinage de son insertion sclérale.
Ailerons ligamenteux. — Des différentes gaines musculaires, à l’exception de celle du grand oblique, partent des expansions aponévrotiques qui se portent vers la base de l’orbite. On les a décrites sous les noms les plus variés : prolongements du second ordre , tendons d'arrêt, tendons orbitaires , etc. Ce terme de tendon est particulièrement impropre; car, d’une part, ces expansions ne se détachent point des tendons eux-mêmes, mais de leurs gaines, et, d’autre part, ils n’ont nullement la structure d’un prolongement tendineux.
Ces ailerons présentent certains caractères communs : leur épaisseur relativement considérable, leur forte résistance , leur adhérence intime à la face superficielle du muscle, leur insertion au rebord orbitaire.
L’aileron émané du droit externe est le plus résistant.
Il se dirige en avant et légèrement en dehors pour se
fixer sur la ^IG' ^ • — Ailerons ligamenteux supérieurs du muscle droit . supérieur. Ailerons tendineux du muscle releveur (côté gauche),
paroi externe
. DS, muscle droit supérieur. — DI, muscle droit inférieur. — DIN, muscle
de 1 orbite , droit interne. — DE, muscle droit externe. — MR, muscle releveur de la pau- Drès de la base Pière- — mus"le oblique supérieur. — GL, glande lacrymale soulevée de sa . . loge. — AA, lames cellulo-adipeuses intermusculaires. — ASE, aileron supé-
de celui-ci, en rieur externe. — ASI, aileron supérieur interne. — ATE, aileron tendineux arrière et un externe du mus(de releveur. — ATI, aileron tendineux interne. — A', gaine du muscle droit supérieur se jetant sur la face profonde du muscle releveur.
peu au-dessus
de l’insertion du ligament palpébral externe. Cet aileron, dans son
ATR