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V. bil. L. carré Lig. rond Tuberc. épipl

Fig. 793. — Face inférieure du foie.

La ligne pointillé» indique l’insertion du péritoine (insertion du petit épiploon dans le hile et dans le sillon veineus). — La veine porte en bleu, le canal hépatique en noir. — La partie inférieure non ombrée de la figure appartient à la face postérieure du foie.

Le foie est figuré en place et fortement relevé.

du ligament falcilorme, et se prolonge de chaque côté par des ailerons qui sont les ligaments triangulaires. Le ligament triangulaire gauche , le plus long et le plus mobile., s’étend sur le lobe gauche du foie ; sa hase libre regarde à gauche. Le ligament triangulaire droit est court et inconstant.

Couleur. — Le foie est rouge brun à la surface et sur la coupe. Il est jaune paille quand il est gras, jaune vif ou verdâtre quand il est imprégné de hile.

Consistance. — Le foie est le viscère le plus dur; cette dureté est bien amoindrie sur le vivant. Il est rigide et friable, ce qui l’expose aux

FOIE

déchirures. Enfin il est plastique, c’est-à-dire qu’il prend la forme de tous les organes qui sont en contact avec lui.

Volume et poids. — La longueur du foie ou diamètre transverse d’une extrémité à l’autre est de 28 centimètres; la largeur maxima en sens antéro-postérieur de 17 centimètres et l’épaisseur ou hauteur de 8 centimètres. Le poids est de 1500 grammes, une fois extrait; il faut ajouter 400 grammes de sang perdu. Comme pour toutes les glandes, il y a des variations considérables.

Chez le nouveau-né, le foie est énorme. Il remplit tout l’épigastre et couvre l’estomac. Ce gros volume diminue sensiblement après la première année; il en reste encore des traces jusque vers l’âge de 5 ans.

Forme et rapports. — Le foie a la forme d’un segment d’ovoïde, dont la grosse extrémité est à droite. On lui décrivait autrefois deux faces, une supérieure et une inférieure; aujourd’hui, et depuis His, on admet en plus une. face postérieure prise aux dépens de l’inférieure et qui n’est bien visible que sur les foies distendus par l’injection ; très marquée sur le foie à type bombé, elle l’est beaucoup moins dans le type plat. Nous distinguerons donc trois faces et une circonférence.

Face supérieure. — Dite encore face convexe , cette face lisse, arrondie, recouverte par le péritoine, est séparée en lobes droit et gauche par le ligament suspenseur qui s’y insère d’avant en arrière.

Elle est en rapport avec le diaphragme et avec une petite partie de la paroi abdominale, en tre l’ombilic et l’appendice xiphoïde.Parl’intermédiaire du diaphragme, le foie répond à la

plèvre diaphragmatique droite et à la plèvre costale qui tapisse les sept dernières côtes; à la cavité pleurale; à la base du poumon droit;

Sillon diaphr.—

Lobe de constriction

Fia. 794.

Sillons de constriction ; leurs deux types diaphragmatique et costal.

Cette déformation de cause artificielle est fréquente surtout chez la femme, et constitue le foie de constriction.

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au péricarde et au cœur qui marquent sur son lobe gauche Y empreinte cardiaque. On comprend l’abaissement du foie dans l’inspiration, dans les pleurésies, l’envahissement de la plèvre ou du poumon par les abcès de la face convexe, les plaies du foie par blessure costale (fig. 795).

Cette face supérieure présente fréquemment, surtout chez les femmes, des sillons de deux espèces : les uns transversaux, cicatriciels, uniques ou peu nombreux, parallèles aux côtes et localisés à la partie droite de la face convexe; ce sont les sillons costaux; — les autres, multiples, non cicatriciels, dirigés en sens antéro-postérieur sur la partie culminante de l’organe et renfermant le plus souvent un pli du diaphragme, ce sont les sillons diaphragmatiques. Tous deux sont artificiels et produits dans la très grande majorité des cas par la constriction des vêtements, corset ou ceinture.

Face inférieure. — La face inférieure ou face plane , un peu inclinée

Fig. 795. — Coupe antéro-postérieure du foie.

La coupe passe par l’hypocondre droit. — Rapports de la face supérieure avec le diaphragme, le poumon et les culs-dè-sac de la plèvre. — Remarquer la division de la face inférieure en deux étages; l’étage rénal se rattache plutôt à la face postérieure qu’à l’inférieure.

en bas et en avant, est divisée en lobes par des sillons disposés en II. De ces sillons, l’un est transversal, c’est le bile ou scissure du foie; les deux

FOIE

autres sont longitudinaux, c’est-à-dire antéro-postérieurs, et distingués en droit et gauche.

Le hile du foie , scissure ou sillon transverse, long de 5 à 6 centimètres, est le point de pénétration ou de sortie des vaisseaux du foie. On y voit en avant le canal hépatique, au milieu l’artère hépatique, en arrière la veine porte.

Le sillon longitudinal gauche , qui sépare le foie en ses deux lobes droit et gauche, se divise en deux portions : l’une en avant du hile,

Lobe droit

Fig. 796. — Face postérieure du foie.

Cette face est ombréer — La ligne pointillée indique l’insertion du péritoine. La partie non péritonéale de cette face postérieure (ligament coronaire) est très vaste sur le côté droit de cette pièce; comparée à la fig. 698.

sillon de la veine ombilicale , qui contient cette veine ou le ligament rond qui la remplace ; elle est souvent canaliculée par un ou plusieurs ponts de substance hépatique; l’autre, en arrière du hile, sillon du canal veineux , qui contient les restes fibreux du canal d’Aranzi.

Le sillon longitudinal droit est simplement l’assemblage de la fossette cystique, qui contient la vésicule biliaire, et de la gouttière de la veine cave en arrière du hile.

En avant du hile est le lobe carré ou éminence porte antérieure qui répond au pylore de l’estomac. En arrière est le lobe de Spiegel ou éminence porte postérieure qui appartient à la face postérieure. A gauche du sillon de la veine ombilicale, on remarque sur la face inférieure du lobe gauche, l’échancrure œsophagienne près du lobule de Spiegel, le tubercule épiploïque en avant d’elle et la vaste empreinte gastrique

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qui répond au grand cul-de-sac de l’estomac. A droite de la vésicule biliaire, se voient : en avant Y empreinte colique produite par le coude droit du colon transverse, en arrière la grande empreinte rénale qui répond au tiers supérieur de la face antérieure du rein. Toutes ces empreintes portent aussi le nom de facettes.

Face postérieure. — Triangulaire, haute de 6 à 8 centimètres, elle montre de droite à gauche : la petite empreinte surrénale qui contient

Fig. 797. — Vaisseaux sanguins et conduits biliaires (d’après Bourg-ery).

En rouge, l’a. hépatique ; en bleu, la veine porte ; en jaune, les voies biliaires. La veine cave et les veines sus-hépatiques ont été réservées en noir. — Remarquer l’énorme disproportion entre le volume de l’a. hépatique et celui du foie, la veine porte servant de vaisseau fonctionnel.

la capsule surrénale droite; — la gouttière de la veine cave , gouttière profonde verticale, haute de 4 centimètres où se loge la veine cave qui adhère intimement aux parois du canal; — le lobule de Spiegel plus correctement Spieghel, petite masse quadrilatère qui se termine à sa partie inférieure par une extrémité bifurquée en deux saillies, le tubercule papillaire ou éminence triangulaire à gauche, le tubercule caudé à droite ; — le sillon du canal veineux , qui avec le sillon de la veine cave encadre le lobule de Spiegel et contient le canal d’Aranzi chez le fœtus, son ligament veineux chez l'adulte.

Circonférence. — Elle fait le tour de la face inférieure et se décompose en deux bords et deux extrémités.

FOIE

Le bord antérieur ou bord tranchant du foie, souvent la seule partie accessible à l’exploration, est mince. Il présente deux échancrures ou incisures : Y échancrure ombilicale , anguleuse, où s’engage la veine ombilicale avec son ligament suspenseur; elle sépare les deux lobes, un peu à droite de la ligne médiane du corps; et Y échancrure cystique arrondie, qui répond au fond de la vésicule biliaire.

Le bord postérieur sépare la face postérieure de la face supérieure.

La grosse extrémité ou bord droit, nette et tranchante, répond à la partie la plus basse de l’hypocondre, 11e et 12e côtes.

La petite extrémité ou bord gauche, très variable de forme et de longueur, recouvre l’estomac et quelquefois la rate.

Vaisseaux et nerfs. — Artères. — L’artère du foie est Y artère he'patique , branche du tronc cœliaque. Sa petitesse est remarquable par

Veines cave et sus-hépatique

Canal veineux d'Aranzi

Lobe gauche

. Veine hépatique gauche

Veine cave inférieure

Lobe de Spiegel T obère, coudé Lobe droit

Veine porte

Veine ombilicale

Vésicule biliaire Lobe carré

Fig. 798. — Système veineux fœtal.

La veine ombilicale, chez le fœtus, se déverse en partie dans le foie, en partie dans la veine cave par le canal anastomotique d’Aranzi.

rapport au volume de l’organe ; c’est qu’elle est uniquement un vaisseau nutritif, comparable à l’artère bronchique, destiné à l’entretien du tissu hépatique, et non un vaisseau fonctionnel , rôle réservé à la veine porte. Parvenue dans le bile, en passant par l’épiploon gastro-hépatique, elle occupe la partie moyenne de ce sillon et s’y divise en deux branches, droite et gauche, qui à leur tour se subdivisent rapidement et vont fournir des rameaux à l’enveloppe du foie (rameaux superficiels), aux gaines glissoniennes et au parenchyme de l’organe (rameaux lobulaires ou parenchymateux).

Veines. — Le foie, contenant un système porte veineux, c’est-à-dire un système dans lequel les capillaires reçoivent des veines et en émettent,

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possède une veine afférente, la veine porte, et des veines efférentes ou sus-hépatiques.

La veine porte arrivée dans la partie postérieure du hile, à son extrémité droite, se divise en deux branches, une droite courte et grosse, une gauche longue et plus petite. Par des subdivisions progressives en éventail, satellites des artères et des canaux biliaires, elle se termine en donnant les veines inter on périlobulaires qui entourent le lobule hépatique. Il est à remarquer que les branches portes, grosses et moyennes, ont dans leur ensemble une disposition transversale et qu’elles s’affaissent sur la coupe comme les veines ordinaires. En outre elles sont terminales, c’est-à-dire qu’elles ne s’anastomosent pas entre elles et constituent autant de territoires indépendants.

La veine porte amène au foie le sang de tout le tube digestif abdo

minai, y compris la rate et le pancréas ; ce sang se charge d’une partie des aliments dans les capillaires de la muqueuse intestinale. C’est donc le vaisseau fonctionnel et presque une artère.

Les veines sus-hépatiques sont deux troncs, l’un droit et l’autre gauche, gros comme le petit doigt, qui s’ouvrent dans la veine cave inférieure quand celle-ci parcourt sa gouttière de la face postérieure; il faut fendre la veine cave, si l’on veut voir l’orifice des veines sus-hépatiques. Celles-ci ont pour origine les veines centrales des lobules ou

veines intra-lobulaires , et leurs branches se distinguent des branches portes par leur direction antéro-postérieure convergeant vers la veine cave et par leur béance sur la coupe.

On voit aussi sur la face interne de la veine-cave une vingtaine de

Nerf

-i Cond. b il.

Fig. 799. — Espace porte ou espace de Kiernan.

Coupe histologique, grossie. — La veine interlobulaire est une ramification de la veine porte, qui va se terminer par la veine périlobulaire. Les vaisseaux sont plongés dans du tissu conjonctif. Tout autour de l’espace se voient des cellules hépatiques, cellules glandulaires.

FOIE

petits orifices, qui sont les débouchés des petites veines sus-hépatiques.

Système veineux fœtal. — Pour comprendre la signification des cordons fibreux qui occupent chez l’adulte le sillon veineux ou sillon gauche du foie, il faut se rappeler la disposition des veines fœtales. Chez le fœtus et jusqu’à la naissance, il arrive du placenta une veine dite veine ombilicale, chargé de sang artérialisé, qui passe par le cordon, puis par l’ombilic et de là, portée par le ligament suspenseur, pénètre dans le sillon longitudinal gauche qui lui est destiné. Au niveau du hile elle se divise en deux branches : l’une, plus grosse, qui se jette dans la branche gauche de la veine porte, moins grosse qu’elle; l’autre, qui continuant le trajet du tronc principal, sous le nom de canal veineux d'Aranzi ou Arantius, aboutit à la veine cave. Immédiatement après la naissance, la veine ombilicale inutilisée s’oblitère et se transforme en cordons fibreux ; celui qui est en avant du hile est le ligament rond du foie, celui qui est en arrière, dans le sillon d’Aranzi, est le ligament veineux (fig. 469).

Lymphatiques. — Les lymphatiques se distinguent en superficiels et profonds. Les vaisseaux superficiels forment des réseaux sous l’enveloppe et se terminent dans les mêmes ganglions que les vaisseaux profonds. Ceux-ci se divisent en deux groupes : un groupe ascendant, satellite des veines sus-hépatiques , dont les troncs collecteurs traversant le diaphragme avec la veine cave aboutissent aux ganglions qui entourent la terminaison de cette veine; — un groupe descendant, satellite des branches portes, qui se rend aux ganglions sous-hépatiques. Ces derniers, au nombre de 5 ou 6, forment ordinairement deux chaînes, dont l’une suit l’artère hépatique et l’autre le canal cholédoque.

Nerfs. — Les nerfs, qui pénètrent dans le hile autour des branches artérielles, proviennent en majeure partie du grand sympathique par le plexus cœliaque, accessoirement du pneumogastrique droit et du phrénique droit.

Conduits biliaires. — Les voies biliaires dans le foie forment un arbre dont le tronc répond au canal hépatique, tandis que les ramifications dernières enveloppent le lobule hépatique. Les conduits sont anastomosés entre eux. Ils commencent à la périphérie des lobules (conduits périlobulaires) où ils reçoivent la hile des canalicules de ces lobules, s’engagent dans les espaces portes avec les nerfs et les vaisseaux, et de plus en plus volumineux par convergence des rameaux, forment dans le hile les deux branches du canal hépatique, en avant de l’artère.

Fonctions du foie. — Le foie a une double fonction : il sécrète la hile, liquide digestif qui s’écoule dans le duodénum, et il forme le glycogène, substance qui en se transformant en sucre ou glucose fournit

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les matériaux du travail musculaire. Il a aussi un rôle antitoxique et hématopoiétique.

Résumé histologique1. — Le foie est entouré par une capsule fibro-séreuse. Celle-ci se continue dans l’organe par une capsule intérieure, appelée capsule de Glisson (1642), qui tapisse le hile et se prolonge dans le foie en enveloppant les gros vaisseaux (gaines vasculaires).

Le foie est originairement une glande en tubes ramifiés. Chez l’homme, ces tubes, en s’anastomosant et en se groupant autour de l’origine des veines sus-

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