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CONFORMATION EXTERIEURE

B) Anastomoses rétiformes. — On nomme ainsi les anastomoses qui s'établissent par la réunion de fins ramuscules, branches terminales de collatérales de deux artères. Ce sont les plus intéressantes et les plus nombreuses. lien résulte la formation d’une voie secondaire qui double la première et peut la suppléer.

Terminaison des artères. — Le mode de ramescence terminale est des plus variables. Les ramifications ultimes peuvent se faire en treillage, en pinceaux, en étoiles, etc... et finalement les derniers ramuscules se continuent avec les capillaires.

Anomalies. — Les artères peuvent varier dans leur origine, leur volume, leur trajet, leurs rapports et dans la disposition de leurs branches collatérales ou terminales. Ces anomalies sont relativement fréquentes. Certaines d’entre elles présentent une importance considérable au point de vue chirurgical.

Injection du système artériel. — L’étude anatomique des artères est singulièrement facilitée lorsque ces vaisseaux sont distendus par une injection replétive. On emploie à cet effet les masses les plus diverses. Pour la dissection courante, on se sert généralement de la masse au suif. La formule la plus souvent employée est

la suivante.

Suif 000

Cire jaune 280

Huile 100

Cinabre 100

Essence de térébenthine 30

La gélatine donne des injections plus fines, mais a l’inconvénient de se ratatiner, si l’on ne fixe pas la pièce injectée, par le formol. Les masses à froid (masse de Teichmann, plâtre, collodion) donnent des injections beaucoup plus délicates.

On peut pratiquer l’injection totale du sujet par l’aorte, la carotide primitive ou la fémorale. Mais, lorsqu’on désire une injection bien pénétrante, il est préférable d’avoir recours aux injections partielles.

L’injection au suif se pratique généralement ainsi : le sujet ou la portion de sujet que l’on veut injecter est chauffé par immersion dans un bain à 50° environ. On découvre alors le tronc artériel sur lequel doit porter l’injection et on pratique sur lui une fente longitudinale, par laquelle on introduit une canule, que l’on fixe par un fil circulaire placé autour du vaisseau; la canule porte à son extrémité une saillie qui l’empêche de glisser. On remplit alors la seringue par aspiration, en ayant la précaution de la vider et de la remplir à plusieurs reprises, afin de l’échauffer.

Cette seringue est alors adaptée à la canule; entre les deux s’interposent un embout mobile, muni d’un robinet. On pousse l’injection avec une certaine force, mais sans violence. Il faut s’arrêter dès que l’on sent une certaine résistance élastique, qui indique que le territoire artériel que l’on désire injecter est rempli. On ferme alors le robinet de l’embout et on retire la seringue. La masse est prise au bout d'une heure environ.

L’emploi des masses à froid et plus particulièrement de la masse de Teichmann réclame une technique et une instrumentation spéciales, que nous ne pouvons indiquer ici.

Nous ne ferons que signaler l’emploi de masses spéciales, que l’on utilise lorsqu’on veut employer la méthode des corrosions ou la radiographie. Hans le premier cas, on injecte des masses telles que la colophane, qui résiste à l’acide par

DES APTERES.

lequel on détruit les tissus. Dans le second, on emploie généralement les alliages fusibles ou des pommades mercurielles, imperméables aux rayons X.

Structure des artères1. — Une artère doit être envisagée comme constituée par un tube endothélial (partie essentielle) revêtu d’une enveloppe conjonctive (partie accessoire). Dans celle-ci on trouve, en outre, du tissu musculaire et du tissu élastique. Le premier l’emporte sur le second dans les artères de petit et de moyen calibre ( artères à type musculaire). C’est le contraire dans les gros troncs artériels (i artères à type élastique).

I) Artères à type musculaire. C'est le type le plus répandu dans l’économie. On décrit à une artère musculaire (ex. : radiale, linguale) un endothélium , et trois couches séparées par des lames élastiques et appelées tunique interne , tunique moyenne , tunique externe.

a) Endothélium. — Il est constitué par une assise unique et continue de cellules plates, transparentes, fusiformes, allongées suivant l’axe du vaisseau, et à noyau proéminent.

b) Tunique interne (endartère). — Elle est située entre l’endothélium et la lame élastique interne. Cette dernière, très apparente sur les coupes, paraît constituer toute la tunique interne. Il y a cependant en dedans d’elle une assise de nature connective et d’aspect strié, c’est la couche sous-endothéliale ou striée.

c) Tunique moyenne (musculaire). — C’est la tunique la plus épaisse. Elle est limitée en dedans par la lame élastique interne et séparée de la tunique externe parla lame élastique externe. (Ces lames se nomment aussi membranes limitantes interne et externe.)

L’espace ainsi limité est occupé par une trame conjonctive , par des formations élastiques et par les fibres musculaires lisses. Ces dernières constituent de puissants faisceaux fusiformes s’enroulant plus ou moins exactement autour de l’axe du vaisseau. C’est cette tunique qui assure au type artériel musculaire sa propriété essentielle, la contractilité .

d) Tunique externe (adventice). — Assez bien limitée en dedans (lame élastique externe), l’adventice se continue en dehors, sans ligne de démarcation précise avec le tissu conjonctif ambiant (gaine des vaisseaux). Cette tunique est formée de faisceaux conjonctifs entre-croisés et d’un riche réseau élastique qui se condense pour constituer la lame élastique externe. De plus, il existe dans cette tunique quelques éléments musculaires isolés.

II) Artères à type élastique. — • Dans ce type, il faut ranger \' aorte, le tronc de la pulmonaire, le tronc brachiô-céphalique , etc....

1, Le chapitre Structure des artères a été rédigé dans le Traite ci’ Anatomie humaine, par M. ie Dr P. Jacques

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