‹ Abrégé d'anatomieChapitre 168 sur 211 · NE RI; SPINAL · texte numérisé non relu

NE RI; SPINAL

Relation a du 'pneumogastrique avec Je sympathique. — Ce nerf n’a, contrairement aux autres nerfs crâniens, aucune connexion avec les ganglions du sympathique céphalique. Par contre, il donne la plus importante partie de ses libres aux ganglions annexés aux branches viscérales du sympathique. Ceux-ci (ganglions de Wrisberg, g. intracardiaques, g. semi-lunaires) constituent les points nodaux de fusion des deux systèmes qui, au delà, sont anatomiquement indistincts.

Onzième paire : NERF SPINAL [N. acccssorius liN A)

Préparation. — Ouvrir le crâne et enlever la paroi postérieure du segment cervical du canal rachidien pour suivre le trajet de la racine médullaire de la XI paire. Aborder le nerf à sa sortie du crâne après ablation de la parotide et section des muscles stvliens et du digastrique. Suivre la branche externe dans la région carotidienne et sus-claviculaire jusqu’au trapèze. Préparer en même temps le plexus cervical profond.

Définition. — Le nerf spinal est un nerf purement moteur. Il est annexé au pneumogastrique, auquel il abandonne avec sa branche interne, presque la moitié de ses fibres.

Origine apparente. — Les fibres radiculaires du spinal émergent :

a) Les unes du sillon latéral du bulbe, au-dessous de celles du pneumogastrique ( racine bulbaire').

b) Les autres, de la partie supérieure de la moelle cervicale, au niveau du cordon latéral ( racine médullaire) : le plus inférieur des filets médullaires répond ordinairement à la 5e paire rachidienne.

Trajet. — Le spinal monte verticalement dans le canal rachidien, pénètre dans le crâne par le trou occipital et se grossit alors de ses racines bulbaires. 11 se porte ensuite en avant, en haut et en dehors, et sort du crâne par le trou déchiré postérieur. 11 se divise presque aussitôt en ses deux branches terminales.

Rapports. — Les rapports sont à considérer dans le canal rachidien, au niveau du trou occipital, dans le crâne et au niveau du trou déchiré postérieur.

1° Dans le canal rachidien. — La racine médullaire du spinal est verticale et répond : en dedans, au cordon latéral; en dehors, au sac durai; en avant, au ligament dentelé ; en arrière, aux quatre premières racines postérieures : elle peut s’accoler même aux deux premières.

2° Au niveau du trou occipital. — La racine médullaire du spinal enjambe la première languette du ligament dentelé, puis l’artère vertébrale. Elle répond aussitôt après aux filets radiculaires de fhvpoglosse.

Abrégé d’Anat. — II. (il

NKIU-’S CHAMKNS.

Dans le crâne. — Les deux racines du spinal réunies croisent en avant le lobule du pneumogastrique, et creusent en arrière du tubercule occipital avec le pneumogastrique et le glosso-pharyngien, la gouttière qui réunit les trois nerfs.

4" Dans le trou déchiré postérieur. — Le spinal occupe la partie

Facial et dcousl.

R. pont, r* n. ccrv.

A. verlfsbr.

R. posl. T n. ce rv.

• P. rnédull. spin.

Glosso-phar.

— Pneumo.

... Spinal.

Ilypogl.

1" dent ligt.

dentelé.

moyenne de cet orifice, entre la veine jugulaire en dehors et le pneumogastrique en dedans et en avant.

Distribution.

— Le spinal se divise en deux branches.

1° La branche interne, formée par les filets bulbaires (vago-spinal), se jette dans le ganglion plexiforme du pneumogastrique.

Fit;. 018. — Portion médullaire du spinal.

2° La branche

externe, formée par les filets médullaires, se porte en bas, en arrière et en dehors. Elle répond : en avant, à la jugulaire interne, aux muscles styliens et au digastrique; en arrière, aux apophyses transverses des vertèbres cervicales doublées de leurs muscles.

Elle arrive à la face profonde du sterno-cléido-mastoïdien et perfore son chef profond. Elle apparaît alors dans le creux sus-claviculaire, aborde le bord antérieur du trapèze et s’épuise dans son épaisseur.

1° Branches sterno-mastoïdiennes. — Le spinal s’anastomose avec un rameau du 3e nerf cervical pour innerver le sterno-cléido-mastoïdien. Tantôt il forme avec ce rameau une arcade d'où naissent les filets musculaires (Maubrac); tantôt, les deux nerfs fournissent isolément à chacun des chefs du muscle.

2° Branches trapéz-iennes. — Le spinal s’anastomose d’une façon analogue avec des rameaux des 3°, 4e et 5e nerfs cervicaux, pour innerver le trapèze.

NKltF SPINAL.

Anastomoses. — Ces anastomoses se lont, nous 1 avons vu :

1° Avec le pneumogastrique, par la branche interne.

2° Avec les nerfs cervicaux, clans le sterno-cléido-mastoïdien et le trapèze.

3° Avec les deux premières racines cervicales postérieures. Ces dernières anastomoses, qui peuvent varier dans leur disposition, s expliquent par un accotement temporaire des libres du système radiculaire pos-

Garot. inl.

Gloss, pharyn.

- Lingual.

- Dent. inf.

Gr. hypogl .

A. linguale.

. A. thyr. sup.

■ Br. dcsc. hypogl.

Br. desc. inl.plex. cerv.

oe Cervic.

iV. phrén.

In. phrén. et n. sous-clav.

N. slern. mast Br. cervic. transe cervic.

Br.sus-clavic. —

Br. susacrom -

A. grand pect.

Facial - Spinal

2* cervic. -- G. cervic. sup

Fig. 019. — Plexus cervical profond (d’après llirschfeld).

Outre le plexus cervical profond, cetle figure montre la branche externe du spinal et 1 origine du plexus brachial.

térieur au tronc du spinal, dont elles empruntent momentanément le trajet.

Ganglions du spinal. — On a décrit des ganglions dans la portion rachidienne du spinal : ceux-ci, tantôt appartiennent aux racines cervicales postérieures, tantôt sont annexés à des libres sensitives erratiques, empruntant anormalement le trajet du spinal.

Signification morphologique. — Le spinal est un nerf moteur, qui appartient néanmoins aux nerfs encéphaliques dorsaux. On doit le considérer comme une annexe, du pneumogastrique (vago-spinalj.

NERFS CRANIENS.

Douzième paire : GRAND HYPOGLOSSE (A', hypoglossus UN A)

Préparation. — Réséquer la moitié correspond ante du maxillaire inférieur. Enlever la parotide en conservant la carotide externe, isoler lé nerf .dans l’espace stylo-vertébral, puis le suivre dans la région sterno-mastoidienne. — Suivre avec soin dans celte dernière, la branche descendante et ses anastomoses avec le plexus cervical. Disséquer ensuite la partie terminale de la X1I° paire sur la face latérale île la langue.

Définition. — Le grand hypoglosse est un nerf purement moteur; il se distribue aux muscles de la langue, au muscle génio-hyoïdien et aux muscles sous-hyoïdiens.

Origine apparente. — Les fibres radiculaires du grand hypoglosse émergent du sillon préolivaire, au nombre de dix à seize.

Trajet et division. — Les filets radiculaires convergent vers le trou condylien antérieur, et forment dans l’étage postérieur du crâne, la première portion du nerf. La deuxième portion du grand hypoglosse traverse le canal condylien antérieur. A sa sortie du crâne, le nerf décrit une courbe dont la concavité regarde en haut et en avant, et occupe successivement l’espace latéro-pharyngien, la région carotidienne, et la région sus-hyoïdienne.

Rapports. — 1° Au niveau de l'étage postérieur , le grand hypoglosse passe en arrière de l’artère vertébrale. Il est séparé du spinal en dehors, par l’artère cérébelleuse inférieure.

2° Dans le canal condylien antérieur , le nerf est entouré d’un plexus veineux qui lui constitue une sorte de manchon.

3° Dans l'espace stylo-vertébral (espace latéro-pharyngien postérieur), le nerf est appliqué contre la colonne vertébrale ; il est par conséquent postérieur et interne aux vaisseaux et nerfs de l’espace. Puis il se porte en bas, en avant et en dehors et vient croiser obliquement la face externe de la carotide interne, du glosso-pharyngien et du pneumogastrique, laissant en dehors la jugulaire interne.

4° Il débouche alors dans la région carotidienne où il contourne la carotide externe au niveau de l’origine de l’artère occipitale; il constitue un point de repère important dans la ligature de la carotide.

5° Dans la région sus-hyoïdienne , le grand hypoglosse est appliqué contre le muscle hyo-glosse qui le sépare de l’artère linguale, il est recouvert par la glande sous-maxillaire et les plans superficiels du cou.

Le nerf passe alors sous les tendons du stylo-hyoïdien et du digastrique, et forme en avant d’eux le bord supérieur du triangle antérieur de l’artère linguale. Enfin il disparaît au-dessous du mvlo-hyoïdien.

GRAND HYPOGLOSSE.

Oiîo

Distribution. — Le grand hypoglosse donne des branches collatérales et des branches terminales.

I. Branches collatérales. — On en compte sept : lin rameau méningé, des rameaux vasculaires, la branche descendante, le nerf du stylo-hyoïdien, le nerf de l’hyo-glosse, le nerf du stylo-glosse et le nerf du génio-hyoïdien.

1° Rameau méningé. — Il naît dans le canal condylien antérieur et

(jlOSS

pltüryn.

.1 uric.

lemp.

Max. inl.

Lingval.

Slgl. g Ion.

Gl.

plianjng.

G. s.-niax.

An as.

lingu. et ihgp.

Laryngé sup.

Br. desc.

kg po.

Arcad.

anast.

Fie. 020. — Le grand hypoglosse, d’après Hirsch feld.

v chemine pour rentrer dans le crâne par un trajet récurrent. Il se distribue aux sinus voisins et au diploé de l'occipital.

2° Rameaux vasculaires. — Ils se perdent sur la carotide interne.

3° Branche descendante. — Cette branche prolonge le tronc du nerf quand il décrit sa courbe : elle se porte alors verticalement en avant de la carotide primitive et, se recourbe en dehors pour s’anastomoser sur la veine jugulaire interne avec la branche descendante interne du plexus cervical. !)e la convexité de l’anse ainsi formée se détachent des rameaux pour l’omo-hyoïdien, le sterno-thyroïdien et le sterno-cléidohyoïdien .

4° Nerf du thyro -hyoïdien. — Il naît de l’hypoglosse un peu avant que ce nerf n'atteigne l'hyo-glosse. Il se porte en bas et en avant et pénètre le muscle auquel il est destiné.

h0 Nerf de l’hyo-glosse. — Plusieurs filets naissent du nerf hypoglosse au sommet où celui-ci croise le muscle.

0° Nerf du stylo-glosse. — Ce nerf se porte en haut et en arrière et pénètre dans la partie inférieure du stylo-glosse.

NEUFS CRANIENS.

7° Nerf du génio-hyoïdien. — Né en avant de l'Jivo-glosse, ce nerf se porte en bas et en avant, et se perd dans le génio-hvoïdien.

II. Branches terminales. — Les filets terminaux du grand hypoglosse naissent au moment où le nerf double le bord antérieur du muscle hyo-glosse. Appliqués avec les vaisseaux ranins contre le génioglosse, ils s’anastomosen t entre eux et disparaissent dans l’épaisseur des muscles de la langue.

Anastomoses. — La douzième paire s’anastomose : avec le sympathique, le pneumogastrique, le lingual et les nerfs cervicaux.

Les trois premières anastomoses nous sont connues. Avec les nerfs cervicaux, le grand hypoglosse s’unit par deux anastomoses.

1) L’une, supérieure, unit les deux premières paires cervicales au grand hypoglosse, au-devant de l’apophyse transverse de l'axis.

2) L’autre, inférieure, est formée par l’union en anse de la branche descendante, de l’hypoglosse et de la branche correspondante du plexus cervical.

Signification morphologique. — Le grand hypoglosse est un nerf exclusivement moteur. 11 appartient aux nerfs encéphaliques ventraux. Comme eux, il présente une émergence ventrale et se distribue à des muscles dérivés des somites céphaliques.

Il parait formé de la fusion de trois racines ventrales. — Des recherches d’anatomie comparée et d’embryologie ont permis de retrouver les racines postérieures de ce nerf et les ganglions correspondants. Chez l’homme, on constate une régression de ces racines postérieures et leur persistance est exceptionnelle. Cette régression s’étend souvent au premier nerf cervical.

Page 1