V. Nerf radial
Préparation. — Au bras : le radial est profond au milieu du triceps, dans la gouttière de torsion, avec l’artère humérale profonde. Observer le rameau de l’anconé. — Au coude, ouvrir l’interstice intermusculaire externe. — A l’avant-bras, suivre les branches terminales; toutes deux sont profondes. — Conserver sur le dos de la main l’anastomose avec le cubital. Remarquer que pour les doigts extrêmes, pouce et petit doigt, les nerfs dorsaux du cubital et du radial arrivent jusqu’à l’extrémité du doigt, tandis que pour les doigts intermédiaires, ils finissent sur la 1"’ phalange, les deux autres phalanges étant innervées par le médian.
Le nerf radial est souvent la plus volumineuse des branches du
NEUFS RACHIDIENS.
R. du petit rond
R. cul . de l'épaule
N. radial R. de la long, port .
R. du vast. int.
R. du vaut . cxl. et de l’anc.
R. du vast. ml
N. cubital
R. de l’anconé
Ar. circonfl .
R. du vaste exl.
N. radial.
plexus brachial ; c’est le prolongement du tronc secondaire postérieur (fig. G30).
Trajet. — Aussitôt après son origine, il se dirige en bas, en dehors
et en arrière, puis cro i se très obi iquem ent la face postérieure de l’humérus. Dès qu’il a franchi le bord externe de l’os, il se porte en avantetdonne ses deux branches terminales au niveau de la gouttière bicipitale externe.
Rapports, a) Au
bras. — Le nerf radial est à son origine dans la loge antérieure, il en est de môme à sa bifurcation; il traverse donc la cloison intermusculaire interne pour pénétrer dans la loge postérieure et la cloison intermusculaire externe pour en sortir. Dans son trajet rétro-huméral, où il peut être atteint par une fracture ou un cal, il décrit un demitour de spire et se trouve placé, .avec l’artère humérale profonde, contre la face postérieure del'os dans une gouttière parallèle et inférieure à la gouttière dite de torsion.
N. rad. (r. eut. ext.).
/.Éveillé et salle
Fig. 635. — Nerf radial à la face postérieure du bras (d’après Sappey).
Cette (figure montre aussi le nerf circonflexe sortant du trou carré de Velpeau.
On peut à son émergence sentir le nerf au travers de la peau et des parties molles.
b) Au coude. — Devenu antérieur et externe, le radial est place
NK U F RADIAI..
dans l'interstice formé par le brachial antérieur et le long supinateur; quelquefois plus en dedans, sur le brachial antérieur, entre le long supinateur et le biceps. A son côté chemine l’a. récurrente radiale antérieure qui passe souvent
entre les deux branches de division du nerf.
Branches collatérales.
— Au bras le radial émet un assez grand nombre de rameaux :
1 0 Q uelques-uns se détachen t au moment où le tronc nerveux va s’engager dans la
N. radial.
R. du long. sup. -fë
R. du 1" radial
N. rad. bifurc.
R. du 2e radial
N. radial ) j (br. post.)j[
N. musc. eut.
■■N. rad. (br. ant.)
R. muscul.
N. rad. (br. ant.)
Anast. rad. et musc, cutané
N. rad. (ram. digit ).
gouttière osseuse. L’un d’eux est sensitif : c’est le rameau cutané interne qui se porte en avant et en bas, perfore l’aponévrose et se répand à la peau qui recouvre le vaste interne. Les autres sont moteurs ; ils descendent le long du bord interne du bras et se distribuent à la longue portion du triceps et au vaste interne.
2° D’autres branches collatérales sont fournies par le radial pendant son trajet spiroïde. Ce sont :
a) Le rameau du vaste externe et celui de V anconé.
Ce dernier est remarquable par son long parcours; il innerve aussi la portion externe du vaste interne.
fi) Le rameau cutané externe : il est purement sensitif. Son volume est considérable; il se sépare du tronc radial à la sortie de la gouttière osseuse, se dirige en arrière et en bas, traverse l’aponévrose un peu au-dessus de l’épicondyle et descendant jusqu’au poignet se distribue aux téguments de la région postéro-externe de l’avant-bras.
Fig. 03G. — Nerf radial à l’avant-bras et à la main.
Comparez avec la fig. 633.
NERFS RACHIDIENS.
3° Enfin, dans la gouttière bicipitale externe, le radial envoie des filets moteurs au long supinateur et aux deux radiaux.
Branches terminales. — Au niveau du pli du coude ou un peu au-dessus, le radial se sépare en deux branches de volume inégal et de (onctions différentes :
1° La branche antérieure plus petite est sensitive; elle descend sous le long supinateur et en dehors de l'artère radiale qu’elle côtoie jusqu’à la partie moyenne de l’avant-bras. Elle se porte ensuite en dehors sous le tendon du long supinateur dont elle croise la face profonde, et à deux ou trois travers de doigt au-dessus de l’apophyse styloïde du radius elle perfore l’aponévrose et se termine en trois rameaux (lig. 034) :
a) L’un externe, suit l’apophyse styloïde, donne à l’éminence thénar quelques filets et descend le long du bord externe du pouce, constituant ainsi le collatéral dorsal externe du pouce.
p) L’autre, moyen, croise les tendons de la tabatière anatomique et se divise en deux fdets, qui forment les collatéraux dorsaux interne du pouce et externe de l'index.
y) Le rameau interne suit le trajet du précédent, un peu en dedans de lui ; il donne les collatéraux dorsaux interne de l’index et externe
du médius.
De ce dernier rameau se détachent un ou plusieurs filets anastomotiques pour la branche cutanée dorsale du cubital.
Les collatéraux dorsaux, fournis par le radial ne dépassent pas la première phalange, excepté celui du pouce, qui s'étend jusqu’à l’ongle.
2° La branche postérieure plus volumineuse est motrice. Dès son origine elle envoie un rameau au 2e radial externe, puis elle se porte en dehors et en arrière, s’insinue le long de la face profonde du court supinateur auquel elle donne quelques filets, contourne alors le col du radius et, devenue postérieure, émerge du muscle au niveau de son bord inférieur ou à quelques centimètres au-dessus de ce bord. Elle est alors placée entre les deux couches musculaires superficielle et profonde de la région postérieure de l’avant-bras. Elle s’épanouit presque aussitôt'en nombreux filets moteurs pour tous les muscles de la face dorsale de l’avant-bras, à l’exception de l’anconé. Enfin elle se continue sous forme d’un rameau très grêle, le nerf interosseux postérieur, qui chemine contre la membrane interosseuse et que l'on peut suivre jusqu’à la face dorsale des articulations du carpe.