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IV. gr. splanch

N. p. splanch l'Ie.v. diaphragm

Gangl. de Wrisberg

Plex. coron.

Diaphragme

. Ar. pn. gaslr. g.

Estomac Gangl. semi-lun.

Plex. cœliaque

Fig. 649. — Plexus cardiaque, Nerfs splanchniques et Plexus solaire

(d’après Sappey).

Le pneumogastrique en noir. — En bas le plexus solaire ou plexus cœliaque formé par un amas de ganglions, dont les principaux sont les ganglions semi-lunaires. — Rapprocher de cette figure celles du pneumo-gastrique thoracique et abdominal.

antéro-interne des 4 ou 5 premiers ganglions thoraciques. On peut les liviser en :

1) Filets osseux , qui se rendent avec les vaisseaux nourriciers dans les corps des vertèbres correspondantes.

2) Filets œsophagiens qui vont se joindre au plexus œsophagien du pneumogastrique.

3) Filets pulmonaires, qui se jettent, en suivant d’abord les artères

SYMPATHIQUE THORACO-ABDOMINAL.

intercostales dans le plexus pulmonaire. Certains d’entre eux émettent des rameaux spécialement destinés à l'aorte et au plexus cardiaque.

4) Filets aortiques , qui tantôt indépendants, tantôt fournis par les filets pulmonnaires se portent sur l’aorte thoracique et l'enlacent d'un riche plexus. Quelques-uns de ces filets envoient des ramifications sur la veine azygos et le canal thoracique.

B. Rameaux inférieurs. — La partie inférieure de la chaîne ganglionnaire thoracique émet aussi des filets osseux et vasculaires — ainsi que d’ailleurs la chaîne lombaire, — mais elle se caractérise surtout par ce fait quelle donne naissance à deux cordons nerveux remarquables par leur couleur blanche, leur fermeté et leur volume. Ce sont le grand nerf splanchnique et le petit nerf splanchnique.

1 0 Grand nerf splanchnique. — Le grand nerf splanchnique naît par des racines multiples des 0e, 7e, 8°, 9e et 10e ganglions thoraciques et des cordons intermédiaires qui les relient. Ces filets d’origine, dont le nombre est d’ailleurs variable, se dirigent en bas et un peu en dedans et se réunissent successivement de façon à constituer un tronc unique à la hauteur de la 11e dorsale. Le grand nerf splanchnique présente alors un ganglion décrit sous le nom de ganglion splanchnique d'Arnold ou de Lobstein, ganglion qui peut manquer sur le splanchnique gauche. Presque aussitôt après le nerf traverse le diaphragme par un orifice spécial et parvient dans la cavité abdominale, où, dès son arrivée, il s’incline en dedans pour se jeter dans l'angle externe du ganglion semilunaire correspondant. A ce niveau il répond en dehors à la capsule surrénale, en dedans à l’aorte. Pans son trajet il s’anastomose parfois avec le petit nerf splanchnique.

2° Petit nerf splanchnique. — Le petit nerf splanchnique se détache de la chaîne ganglionnaire thoracique à la hauteur des 3 derniers ganglions. Le petit cordon nerveux qui résulte de l’union des filets d'origine se forme au moment où il traverse le diaphragme, par un orifice situé entre celui du grand splanchnique en dedans et celui de la chaîne ganglionnaire en dehors. Aussitôt arrivé dans la cavité abdominale, il se divise en trois séries de branches qui se rendent : les supérieures à l'extrémité externe du ganglion semi-lunaire, les moyennes au plexus cœliaque, les inférieures au plexus rénal.

Dans la dernière partie de son trajet thoracique le petit nerf splanchnique se renfle en un ganglion, le petit ganglion splanchnique, toujours un peu plus volumineux à droite qu’à gauche.

Le grand et le petit nerfs splanchniques doivent leurs caractères anatomiques, qui les différencient des nerfs sympathiques, au grand nombre de fibres myélinées, d’origine médullaire, qu’ils contiennent.

SYSTÈME NEItVKl X QUAND SYMPATHIQUE.

Plexus solaire.

Le plexus solaire ou plexus cœliaque est formé par un ensemble de ganglions et de nerfs plexiformes, compris les uns et les autres entre la terminaison du grand splanchnique droit et du grand splanchnique

12° gangl. dors.

N. gr. splanch.

N. p. splanch.

l'r gangl. lomb.

Ram. coin.

Fil. symp. lomb.

4 ‘n. lomb.

N. gén. crur.

4° gang. lomb.

I" n. sacré

Plexus hypog.

I Slip. £

1" gangl. sacré

Gr. n. sciai. PL hémorr.

Fig. GoO. — Plexus solaire cl Sympathique abdominal, chez l’homme

(d’après Sappey).

.V. pn. gaslr.

Œsophage,

Estomac Plexus cœliaque

PI. mes. sup.

PI. aorlico-abd.

PL niés. inf.

S. iliaque

l 'es sic

gauche. Ces ganglions et nerfs émettent un grand nombre de ramifications, qui rayonnent dans tous les sens : aussi a-t-on donné à cette disposition anatomique le nom de plexus solaire.

Rapports. — Le plexus solaire est placé sur la ligne médiane, au devant de la lrc vertèbre lombaire ; de son centre émerge le tronc cœliaque. Ses limites externes sont les capsules surrénales, sa limite supérieure le diaphragme et sa limite inférieure le bord supérieur du pan-

SYMPATHIQUE THOKACO-AUDOMINAE.

créas. Il est recouvert par le péritoine de l'arrière-cavité des épiploons et plus antérieurement par l'épiploon gastro-hépatique.

Constitution. — Le plexus solaire, avons-nous dit, est constitué par des ganglions d’où émanent une multitude de rameaux nerveux.

A. Ganglions. — Parmi les ganglions il faut citer : les ganglions aortico-rénaux et les ganglions mésentériques supérieurs.

1° Ganglions semi-lunaires. — En forme de croissant, à convexité tournée en bas, ils sont au nombre de deux, symétriquement disposés et se touchent presque par leurs extrémités internes, ordinairement anastomosées. Leur couleur est gris rosé et leur volume rappelle celui d'un petit haricot. Ils sont à la hauteur du tronc cœliaque et reposent sur l’aorte abdominale, ainsi que sur le pilier correspondant du diaphragme.

Le ganglion semi-lunaire droit reçoit par son extrémité interne le pneumogastrique droit et forme, avec la terminaison du grand splanchnique droit, une anse nerveuse, décrite sous le nom d’anse mémorable de Wrisberg. Il peut arriver cependant que le pneumogastrique droit se bifurque en deux branches qui aboutissent aux deux angles internes des ganglions semi-lunaires et constituent deux anses avec les grands splanchniques de chaque côté.

Dans la concavité de chaque ganglion se jettent des filets terminaux du nerf phrénique.

2e Ganglions aortico-rénaux. — Ces ganglions sont aussi au nombre de deux, symétriquement placés au-dessous des précédents et au ni veau de l’artère rénale. A leur extrémité externe aboutissent des filets du petit splanchnique et du premier ganglion lombaire. De fines branches nerveuses les mettent en relation avec les ganglions mésentériques situés au-dessous d’eux.

3° Ganglions mésentériques supérieurs. — Quelquefois difficiles à séparer des précédents, ces deux ganglions sont à côté de l’origine de l’artère mésentérique supérieure et unis entre eux par un volumineux rameau qui passe en dessous de cette artère.

IL Rameaux nerveux. — Les rameaux nerveux qui naissent du plexus lombaire se portent aussitôt sur les artères du voisinage, les entourent d’anastomoses sans nombre et les accompagnent jusqu’à leurs dernières branches, formant ainsi dans la cavité abdominale une série de plexus secondaires. On divise ces derniers en plexus pairs et impairs.

1° Plexus pairs. — a) Plexus diaphragmatique. — Ce plexus suit chaque artère diaphragmatique et s’anastomose dans la concavité du diaphragme avec les rameaux du phrénique et des nerfs intercostaux.

SYSTÈME NERVEUX GRAND SYMPATHIQUE

Il envoie en outre des lilels à l’extrémité inférieure de l’œsophage et au plexus surrénal.

b) Plexus surrénal. — Les filets qui le constituent sont remarquables par leur nombre et leur volume; ils entourent les artères capsulaires d’une véritable gaine nerveuse et pénètrent ensuite dans la glande. Sur leur trajet infra-glandulaire on rencontre de grosses cellules nerveuses.

c) Plexus rénal. — Formé de grandes mailles parallèles entre elles où l'on trouve de minuscules ganglions, il s’anastomose avec le plexus surrénal et le plexus spermatique, envoie de fines branches à la veine cave inférieure et s’enfonce avec l’artère dans le bile du rein.

d) Plexus spermatique ou ovarique. — Ce plexus suit les artères de ce nom jusqu’aux glandes génitales; il est surtout constitué de fibres grises, sans doute d’origine sympathique; il reçoit des filets anastomotiques du plexus hypogastrique.

2° Plexus impairs. — a) Plexus coronaire stomachique. — Il se répand avec l’artère sur les deux parois de l’estomac, et s’y met en relation avec les filets du pneumo-gastrique.

b) Plexus hépatique. — Il entoure le tronc de l’artère hépatique et se divise ensuite en autant de nouveaux plexus que celle-ci présente de branches. Dans les gaines glissonniennes, il s’anastomose avec les filets nerveux qui ont suivi la veine porte, ainsi qu’avec les rameaux terminaux du pneumo-gastrique gauche.

c) Plexus splénique. — Ce plexus accompagne l’artère de ce nom sans se modeler sur toutes ses sinuosités ; il s’enfonce dans le hile de la rate avec les branches terminales de l’artère splénique, mais auparavant il a fourni des rameaux au pancréas et s’est anastomosé avec les filets nerveux qui cheminent sur la paroi gastrique postérieure.

d) Plexus mésentérique supérieur. — Il suit l’artère jusqu’à ses ramifications terminales, en ne formant cependant qu’une série d’arcades nerveuses. Il présente dans son parcours un certain nombre de ganglions.

e) Plexus lombo-aortique ou aortico-abdominal. — Ce plexus est placé à la face antérieure de l’aorte abdominale, entre les origines des artères mésentériques, où il reçoit un certain nombre de filets qui se détachent de la chaîne ganglionnaire lombaire. 11 se continue d’une part sur l’artère mésentérique inférieure, d’autre part sur les artères iliaques primitives et leurs branches de bifurcation, descendant ainsi dans la cavité pelvienne où il vient rejoindre le plexus hypogastrique.

SYMPATHIQUE PELVIEN.

SYMPATHIQUE PELVIEN

A. Chaîne ganglionnaire. — Elle est représentée par quatre ganglions, situés en dedans des trous sacrés antérieurs et reliés entre eux par un cordon presque toujours dédoublé (fig. 641). Les chaînes ganglionnaires convergent vers le coccyx, au-devant duquel se trouve un ganglion, impair et médian : le ganglion coccygien, remplacé quelquefois par une arcade nerveuse, Y anse coccygienne.

B. Rameaux communicants. — Chaque ganglion reçoit deux rameaux communicants du nerf sacré correspondant; au 4e ganglion aboutissent les rameaux du 4e et du 5e nerf sacré.

C. Branches périphériques. — La chaîne ganglionnaire pelvienne fournit :

1° Des rameaux internes ou vasculaires , qui s’anastomosent entre eux et se disposent en plexus autour de l’artère sacrée moyenne.

2° Des rameaux antérieurs , qui constituent le plexus hypogastrique.

Plexus hypogastrique. — Le plexus hypogastrique est situé dans l’excavation pelvienne, entre le muscle releveur de l’anus et les cotés du rectum, sous le péritoine. Il s’étend jusqu'à la vessie et chez; la femme tapisse les parois du vagin et du col de l’utérus. Les ganglions lombaires lui envoient de nombreuses anastomoses, ainsi que le plexus aortico-ahdominal et le plexus mésentérique inférieur. En outre, sur le trajet de ses fibres on trouve un certain nombre de renflements ganglionnaires. Aussi est-il un des plus complexes de l’organisme. Il innerve tous les viscères pelviens, en fournissant des plexus secondaires disposés symétriquement de chaque côté du corps.

On peut diviser la description de ces plexus secondaires en plexus communs aux deux sexes et en plexus génitaux.

1° Plexus communs aux deux sexes. — Ils comprennent les plexus de l’artère hémorroïdale moyenne et Te plexus vésical.

a) Plexus de V artère hémorroïdale moyenne. — Il suit l’artère et se termine dans les tuniques du rectum, après s’ètre anastomosé en haut avec le plexus de l’artère hémorroïdale supérieure et en bas avec les rameaux du nerf honteux interne.

h) Plexus vésical. — Il se rend aux parois de la vessie en suivant les artères vésicales postérieures et inférieures. Les nerfs qu’il fournit à la vessie sont d’origine sympathique et viennent en grande partie du plexus aortique.

2° Plexus des organes génitaux : Homme, -e- a) Plexus déféren-

SYSTÈME NERVEUX GRAND SYMPATHIQUE

fiel. — Il entoure d'abord les vésicules séminales et se prolonge ensuite sur le canal déférent jusqu’à l’orifice inguinal externe, où il se met en relation avec le plexus spermatique.

b) Plexus prostatique . — Ce plexus est placé sur les parois latérales de la prostate où il s’unit avec les branches du plexus sacré. 11 se continue en avant autour de l’urètre et traverse avec ce canal l’aponévrose périnéale moyenne, pour gagner les corps caverneux et le corps spongieux, et se terminer enfin en grande partie sur les artères hélicines.

Femme. — a) Plexus vaginal ou utêro-vaginal. — Ce plexus atteint les parois des organes génitaux de la femme en suivant les artères utérines et vaginales. Il présente de nombreux ganglions au niveau du col et de l’isthme de l’utérus.

b) Plexus caverneux du clitoris. — Constitué par des filets qui viennent des parois antérieure et latérales du vagin, il est l’analogue du plexus caverneux décrit chez l’homme.

TABLE DES MATIÈRES

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