‹ Abrégé d'anatomieChapitre 23 sur 211 · V. oplil · texte numérisé non relu

V. oplil

inf.

. l.lacrym.

A. temp.

prof. ont.

Carat, int.

Fin. 429. — Rapports du nerf optique avec les vaisseaux de l’orbite.

sement du nerf (rétine), elle donne line branche externe et une branche interne qui forment, sous la face profonde de la rétine, un réseau à mailles serrées.

2) Artère lacrymale. — Volumineuse, elle naît de l’ophtalmique peu après son entrée dans l’orbite et se dirige en dehors, accompagnée du nerf lacrymal. Elle suit le bord supérieur du muscle droit externe jusqu’à la glande lacrymale, qu’elle traverse, en lui abandonnant des rameaux. Elle se termine flans la paupière supérieure où ses rameaux s’anasto-

m:s Aim;m:s.

mosent avec la palpébrale supérieure, la sus-orbitaire et la temporale superficielle. Elle donne des rameaux au périoste, aux muscles droit externe et releveur, un rameau qui s’anastomose avec la méningée moyenne a travers la fente sphénoïdale, et un rameau qui s’anastomose avec la temporale profonde antérieure à travers un canal osseux de l’os malaire.

d) Artère sus-orbilaire ou frontale externe. — Elle naît au niveau du croisement de l’artère et du nerf optique, suit la paroi supérieure de 1 orbite entre le releveur et le périoste, ayant le nerf sus-orbitaire à son côté interne. Elle sort de l’orbite avec ce dernier par l’échancrure sourcilière, et se termine par trois branches : une palpébrale (paupière supérieure) qui s’anastomose avec l'ophtalmique, et deux frontales qui s’anastomosent avec des branches de la temporale superficielle, de l’auriculaire postérieure et de l’occipitale. Elle fournit, dans son trajet, des rameaux périostiques, des rameaux musculaires, un rameau au nerf susorbitaire et un rameau diploïque.

4) Ai'tères ciliaires. — Ces artères se répartisent en ciliaires longues et ciliaires courtes.

a) Ciliaires longues. — Au nombre de deux, l’une interne, l'autre externe par rapport au nerf optique, elles traversent obliquement la sclérotique, cheminent entre cette dernière et la choroïde jusqu’au cercle ciliaire. Là, en se divisant et en s'anastomosant, elles constituent le grand cercle artériel de l'iris, b) Ciliaires courtes. — Nombreuses, grêles, flexueuses, elles naissent en avant des précédentes. Elles entourent le nerf optique au voisinage du globe et s’épanouissent en une touffe de ramuscules qui perforent la sclérotique et se ramifient sur la face externe de la choroïde, s’avançant jusqu’aux procès ciliaires. Le système des artères ciliaires est complété par les artères ciliaires antérieures, qui naissent des artères musculaires et lacrymale. Ces artères rampent entre la conjonctive et la sclérotique, perforant celte dernière près de la cornée, pour se terminer dans le muscle ciliaire et le grand cercle de l’iris.

5) Artères musculaires. — Au nombre de deux, elles naissent le plus souvent par un tronc commun. L’artère musculaire inférieure, plus importante, va aux muscles droit inférieur, droit externe et petit oblique; la supérieure aux muscles droit supérieur, droit interne, grand oblique et releveur.

G) Artères ethmoidales. — Au nombre de deux, l’une antérieure, l’autre postérieure, ces artères naissent le plus souvent par un tronc commun qui est alors celui de fethmoïdale antérieure.

L’ethmoïdale antérieure , accompagnée du filet ethmoïdal du rameau nasal de la branche ophtalmique de Willis, pénètre dans le trou corres-

SYSTEME DE L’ARTERE AORTE

pondant creusé dans l'angle supérieur et interne de l’orbite, s’applique sur la lame criblée de l’ethmoïde, s’engage dans un orifice de cette dernière, sur les côtés de l’apophyse crista-galli et arrive dans les fosses nasales. Là, elle descend obliquement sur la face postérieure des os propres du nez et irrigue la portion correspondante de la pituitaire.

L’ethmoïdale postérieure, plus grêle, suit au début un trajet analogue dans le trou ethmoïdal postérieur; accompagnée du nerf sphéno-ethmoïdaï de Lusehka, filet du nasal, elle s’épuise sur la lame criblée. Les deux artères ethmoïdales donnent des rameaux au bulbe olfactif, au nerf olfactif et à la dure-mère.

7) Artère palpébrale inférieure. — Assez grosse, elle naît au niveau de la poulie du grand oblique. Elle se porte dans l’épaisseur de la paupière inférieure et y forme l’arcade palpébrale inférieure qui donne des rameaux à l’orbiculaire, aux glandes de Meibomius, aux glandes ciliaires et à la peau. La palpébrale inférieure se termine vers l’angle externe des paupières où elle s’anastomose avec fies rameaux de la transverse de la face. Elle donne un rameau collatéral, qui descend dans le canal nasal : le rameau du canal nasal.

8) Artère palpébrale supérieure. — Elle naît au niveau de la précédente et quelquefois par un tronc commun avec elle. Elle gagne la paupière supérieure et y constitue l’arcade palpébrale supérieure dont la terminaison s’anastomose avec les rameaux de la temporale superficielle.

9) Artère frontale interne. — Décrite quelquefois comme branche de terminaison de l’ophtalmique, elle naît en avant de la poulie du grand oblique et se dirige en haut et en dedans. Elle donne quelques rameaux à la partie interne de la paupière, et se divise bientôt en deux branches terminales : une superficielle pour les téguments de la racine du nez; une profonde pour le frontal, le pyramidal et le périoste crânien.

Branche terminale. Artère nasale. — Branche terminale de l’ophtalmique, la nasale se dirige en bas, en avant et en dedans et descend dans l’angle formé par la racine du nez et la paupière inférieure. Là, elle prend le nom d'artère angulaire et se continue à plein canal avec la faciale. Elle donne un rameau au sac lacrymal, et la dorsale du nez qui descend sur le dos de cet organe et s’anastomose avec l’artériole de l’aile du nez, branche de la faciale.

ARTÈRE SOUS-CLAVIÈRE (A. subdâvia B N A).

Préparation. — Injection par la crosse aortique. La préparation du tronc ne peut s’exécuter qu’après ablation de la clavicule. En extirpant celle-ci, on devra chercher à éviter la section de la sus-scapulaire et de la mammaire interne. On préparera d’abord avec soin la région du dôme pleural et le creux sus-claviculaire,

DKS AHTKHKS.

ti.'J

ce qui montrera l’origine des dilïercntes brandies et les importants rapports de l'artère. On suivra ensuite la thyroïdienne inférieure et les artères scapulaires. Pour étudier la vertébrale, il faudra procéder à une dissection complète des plans profonds de la nuque et à l'ouverture du crâne. Pour suivre la mammaire interne, il faudra réséquer prudemment le sternum et les cartilages costaux, et ouvrir la gaine du muscle grand droit, afin de voir derrière celui-ci l’anastomose de la mammaire interne et de l'épigastrique.

I /artère sous-clavière s'étend du tronc brachio-céphalique adroite, de la crosse de l’aorte à gauche, jusqu’à la partie moyenne de la clavicule où elle prend le nom d’artère axillaire.

La sous-clavière droite est située sur un plan plus antérieur que la gauche; elle est aussi plus courte de toute la hauteur du tronc brachio-céphalique. Cervicale dès son origine, elle se dirige en haut et en dehors, s'infléchit ensuite sur le sommet du poumon pour se diriger en bas et en dehors vers la clavicule.

La sous-clavière gauche, d’abord thoracique, monte jusqu’à la base du cou, d’où elle s’infléchit sur le dôme pulmonaire pour gagner ensuite la clavicule. La sous-clavière droite est ordinairement un peu plus volumineuse que la gauche. — Elles présentent toutes les deux à leur partie moyenne, un peu après lesscalènes, un rétrécissement ou isthme décrit par St a bel.

Rapports. — Au point de vue des rapports, on doit diviser la sousclavière en trois portions : la première, située en dedans des scalènes, prê-scalénique ; la deuxième entre les scalènes, in ter-scalénique et la troisième en dehors des scalènes, post-scalénique.

Première portion. — Les rapports différent à droite et à gauche :

Sous-clavière droite. — L’artère répond : en avant , aux plans superficiels, à la clavicule, aux insertions du sterno-cléido-mastoïdien, du sterno-cléido-hvoïdien et du sterno-thyroïdien et, au-dessous de ces muscles, à de nombreux ganglions lymphatiques et à un plan veineux constitué par la veine jugulaire, la veine sous-clavière, la veine jugulaire externe, la veine jugulaire antérieure et la veine vertébrale. La veine sous-clavière droite reçoit en outre à ce niveau la grande veine lymphatique. Immédiatement sur l’artère se placent trois nerfs qui sont de dehors en dedans : le phrénique qui passe en avant du vaisseau et détache sous l’artère un rameau récurrent qui rejoint le ganglion cervical inférieur du sympathique; le sympathique divisé à ce niveau en deux groupes nerveux, un postérieur au vaisseau et un antérieur; ce dernier détache un rameau récurrent qui passe sous l’artère et rejoint le ganglion cervical inférieur (anse de Vieussens): le pneumogastrique , qui croise l’artère tout près de son origine et qui émet à ce niveau la troisième anse nerveuse constituée par le

SYSTKMK DM l/ADTKKK AGI ITM.

tri:1.

nerf récurrent. — En arrière , la Sous-clavière droite répond à l’apophyse transverse de la 7e cervicale, dont elle est séparée par la portion verticale du récurrent, le ganglion cervical inférieur du grand svmpathique, la première racine antérieure dorsale et le muscle Iransverso-pleural. — En bas, la sous-clavière répond à la plèvre, à des veines qui correspondent au tronc cervi co-intercostal. — En haut.

liecurr.

l'artère fait angle avec la carotide primitive et donne la plupart de ses branches.

Sous-clavière gauche. — Les rapports de la sous-clavière gauche sont au cou les mêmes qu’à droite, mais le pneumogastrique émet le récurrent sous la crosse de l’aorte. Dans sa portion intra-thoracique, la sous-clavière gauche répond : en avant , à la carotide gauche, à la crosse du canal thoracique qui enjambe l’artère pour gagner la veine sous-clavière gauche, et au tronc veineux brachio-céphalique gauche qui la sépare du sternum ; en arrière , au muscle long du cou qui la sépare de la colonne dorsale; en dedans , à l’œsophage, à la trachée, au nerf récurrent et à une chaîne de ganglions lymphatiques; en dehors, à la plèvre médiastine qui la sépare de la face interne du poumon gauche.

Deuxième portion. — Kntre les scalènes. la sous-clavière répond : en

DES ARTÈRES

avant , au scalène antérieur; en bas, à la première cùte excavée en uue gouttière que limite en avant le tubercule de Lisfranc,; en arriéré et en haut, aux cordons du plexus brachial qui séparent l’artère des scalènes moyen et postérieur.

Troisième portion. — En dehors des scalènes, l’artère chemine à la base du creux sus-claviculaire. Elle est recouverte par les plans superficiels, les branches sus-claviculaires du plexus cervical superficiel, la

Jug. ext. Tr. tliyr.-bicer. scap.

Fig. 431. — Région sus-claviculaire.

veine jugulaire externe, l’aponévrose cervicale moyenne, le muscle omo-hyoïdien, des ganglions lymphatiques et de la graisse. En bas , la sous-clavière repose sur le premier espace intercostal ; en avant , elle répond à la veine sous-clavière et à l’artère sus-scapulaire; en arrière, aux nerfs du plexus brachial traversés à ce niveau par l’artère scapulaire postérieure.

Distribution. — La sous-clavière donne naissance à neuf branches qui sont : la vertébrale, la thyroïdienne inférieure, la cervicale ascendante, la cervicale transverse superficielle, la scapulaire supérieure, la mammaire interne, la cervicale profonde, l’ intercostale supérieure, la scapulaire postérieure.

Toutes ces artères, moins une, naissent de la portion pré-sca lénvpie de la sous-clavière, le plus souvent par des troncs communs qui sont, de dedans en dehors : 1° la veïlêbra/c , qui naît isolément de la face supérieure de l’artère; 2° la mammaire interne, qui se détache de la face antérieure, au même niveau, mais sur la face postérieure : 3° le tronc cervico-intercostal, qui donne la cervicale profonde et l’intercostale supérieure; 4° le tronc thyro-bicervico-scapulaire. Ce dernier, situé près du bord interne du scalène antérieur, naît de la face supérieure de la sous-clavière et donne : la thyroïdienne inférieure, la cervicale transverse superficielle, la scapulaire supérieure.

Seule la dernière collatérale, la scapulaire postérieure, naît immédiatement en dehors des scalènes.

Nous décrirons les branches de la sous-clavière dans cet ordre, mais il nous faut ajouter que les anomalies (branches surnuméraires, variétés d'origine des branches, etc.), sont des plus fréquentes. Il en est de même des variétés d'origine de l’artère elle-même (Voir Crosse de l’aorte).

Artère vertébrale (^4. vertebratis ]JNA\. — De volume important, cette artère naît de la face supérieure du tronc de la sous-clavière, se porte en haut et en arrière, et monte parle canal des apophyses transverses vers la protubérance, le bulbe, le cervelet et la partie postérieure du cerveau.

Trajet et Rapports. — De son origine à son entrée dans le canal osseux (trou de la 0e cervicale), la vertébrale est située à la partie la plus profonde de la région sus-claviculaire et répond : en avant, à la veine vertébrale, à l’anse de Vieussens et à la thyroïdienne inférieure qui la croise perpendiculairement; en arrière, à la veine jugulaire postérieure, au ganglion de Neubauer, et aux branches antérieures de la 1re paire dorsale et de la 7e cervicale; en dehors, au muscle transverso-pleural (appareil suspenseur de la plèvre); en dedans , à la jugulaire interne, à la carotide, au pneumogastrique, et plus profondément au muscle long du cou.

Au niveau de la 6e vertèbre cervicale l'artère, entourée d’un plexus veineux (plexus vertébral) et accompagnée d'un tronc nerveux (nerf vertébral de François Frank), pénètre dans un canal mi-osseux, mimusculaire. Ce dernier est formé par les trous des apophyses transverses des 0°, 5e, 4‘‘, 3° et 2e vertèbres cervicales réunies par les muscles intertransversaires antérieurs et postérieurs. L’artère répond en arrière aux nerfs cervicaux. Arrivée au-dessus de l'axis, elle se porte en haut et en dehors, répondant en arrière au muscle grand oblique et gagne le trou de l’apophyse transverse de l’atlas. Elle décrit ensuite une courbe à concavité antérieure qui embrasse les masses latérales de Abrégé d’Anat. — II. 40

des

l’atlas, perfore les ligaments atloïdo-occipitaux postérieurs et la duremère entre l'arc postérieur de l’allas et l’occipital et pénètre dans la cavité crânienne. Là, elle chemine entre les masses latérales de l’oc-

cipital et le bulbe, et contourne ce dernier pour se placer on avant de lui sur la gouttière basilaire. Au niveau du bord inférieur de la protubérance, elle s’unit à celle du coté opposé pour donner le tronc basilaire.

Branches collatérales. — Elles sont nombreuses et se divisent en trois groupes :

a) Branches naissant de la portion cervicale. — Ce sont, au niveau des apophyses transverses : les rameaux spinaux , qui pénètrent avec les nerfs rachidiens dans la cavité vertébrale ; des rameaux musnilaircs et des rameaux articulaires.

b) Branches naissant de la portion intra-crânienne. — Elles sont au nombre de quatre: 1° Yartère méningée postérieure, qui gagne la tente du cervelet, et se ramifie à la face inférieure de cet organe; — 2° Y artère spinale postérieure, mal nommée, qui contourne les faces latérales du bulbe, pour passer entre les libres du spinal et gagner la face postérieure de la moelle. Là, elle donne un rameau ascendant pour le 4e ventricule et un rameau descendant spinal , grêle. Celui-ci s’épuise après un court trajet sur les cotés de la face postérieure de la moelle, mais il est continué par des rameaux venus des branches spinales, cervicales, dorsales et lombaires. Ces dernières s’anastomosent entre elles par leurs rameaux, les uns ascendants, les autres descendants, et constituent Yartère spinale postérieure vraie', 3° Yartère spinale antérieure', plus volumineuse que la précédente, elle se porte en bas et en dedans au-devant du bulbe, pour s’anastomoser avec celle du coté opposé, et constituer un tronc médian, Yartère spinale antérieure proprement dite. Cette dernière descend jusqu’à la partie terminale de la moelle en suivant à peu près le sillon médian antérieur ; — 4° Yartère cérébelleuse inférieure (inférieure et postérieure); assez considérable, cette artère contourne les faces latérales du bulbe, passe entre les racines du grand hypoglosse, du pneumogastrique et du giosso-pharyngien et gagne les cotés du 4e ventricule. Là elle s’enfonce dans la scissure interhémisphérique du cervelet et s’épuise sur le lobe médian.

Tronc basilaire ( A . basilaris JJXA ) . — Constitué par les deux vertébrales, le T. B., impair et médian, chemine entre la face antérieure de la protubérance et la gouttière basilaire. Au niveau du bord supérieur de la protubérance il se divise en deux branches terminales, les deux artères cérébrales postérieures, qui se portent en arrière et en dehors vers les lobes occipitaux et qui reçoivent l’artère communicante postérieure, anastomose entre le système de la vertébrale et celui de la carotide interne (Voir Cerveau).

SYSTÈME DE L’ARTÈRE AORTE

Les branches collatérales du tronc basilaire sont : 1° des branches protubérant telles très grêles; 2° V artère auditive interne , qui accompagne le nerf auditif et se distribue à l’oreille interne; 3° Y artère cérébelleuse moyenne (cérébelleuse inférieure et antérieure), pour la face antérieure du cervelet; 4" Y artère cérébelleuse supérieure, qui se distribue à la face supérieure du cervelet.

Artère mammaire interne (A.mammurin interna BNA). — D’un calibre inférieur à celui de la vertébrale, elle naît de la face antérieure de la S. C.

Trajet et Rapports. — L'artère mammaire interne se porte d’abord en bas, en avant et un peu en dedans, et atteint la face postérieure du premier cartilage costal où elle quitte la région du cou.

Elle répond à l’extrémité interne de la clavicule et à la veine sous-clavière en avant, au dôme pleural en arrière. Le nerf phrénique, qui l’accompagne, est d’abord situé en avant et en dehors de l’artère. Il la croise ensuite en passant sur sa face antérieure et se place finalement en dedans d’elle. Dans le thorax, la mammaire interne devient verticale, croise perpendiculairement la face postérieure des six premiers cartilages costaux doublés des muscles intercostaux internes.

Au niveau de l’extrémité sternale du b' espace, elle se divise en ses deux branches terminales. Dans son trajet

intrathoracique, elle longe le sternum à une distance moyenne de 3 à 15 mm. et répond en arrière à la plèvre et au triangulaire du sternu m.

La mammaire interne est accompagnée de deux veines et d’une chaîne de ganglions lymphatiques.

Branches collatérales. — Elles sont postérieures, externes et antérieures. a) Les branches postérieures sont des artères thymiques , des artères péricardiques et Y artère diaphragmatique supérieure. Cette dernière, plus importante, se place en dedans du nerf phrénique, che-

Eio. 432. — Hexagone artériel de la base de l’encéphale.

l, 1. Artères vertébrales. — 2, 2. Spinales postérieures. — 3. Spinale antérieure. — é, A. Cérébelleuses inférieures et postérieures. — 3. Tronc basilaire. — Artérioles qui naissent des parties latérales de ce tronc. — 7, 7. Cérébelleuses supérieures. — 8, 8. Cérébrales postérieures. — P. Communicante postérieure.

— 10, 10. Carotide interne. — 11, H. Cérébrales moyennes. — 12. Cérébrales antérieures. — 13. Communicante antérieure.

w*:s Ain i;iîi:s.

miiio en Ire la plèvre el le péricarde, et se termine sur la lace supérieure du diaphragme où (die s’anastomose avec la diaphragmatique inférieure, h) Les branches externes sont les artères intercostales antérieures , au nombre de deux pour chaque espace, l’une supérieure, l’autre inférieure. Ile volume variable, d’abord si- I uées entre le triangulaire et l’intercostal interne, elles perforent ce dernier muscle el s’anastomosent à plein canal avec la partie terminale des intercostales aortiques, c) Les branches antérieures ou perforantes sont en nombre égal à celui des espaces intercostaux que croise la mammaire interne : perforant la partie la plus interne de l’espace, elles vont à la peau , au muscle grand pectoral et à la glande mammaire.

Branches terminales, — Sont au nombre de deux.

L'externe ou thoracique se dirige en bas et en dehors, suivant les insertions costales du diaphragme et se termine au niveau du dixième espace, rarement du onzième. Elle fournit des rameaux au diaphragme et des artères intercostales antérieures à chaque espace qu’elle croise. L 'interne ou abdominale suit la direction de la mammaire, sort du thorax par l’interstice celluleux qui sépare les faisceaux sternaux des faisceaux costaux du

Fia. 433. — Artère mammaire interne.

l, i. Tronc de la mammaire interne. — 2, 2, 2, 2. Ses bronches externes ou artères intercostales antérieures. — 3. 3, 3. Ses branches antérieures ou perforantes. ■ — 4. Sa branche terminale externe. — 5. Sa branche terminale interne. — 6, fi. Epigastrique. — 7, 7. Anastomoses de cette artère avec la mammaire interne. — 8. Thoracique longue. — 9. Circonflexe iliaque. — 10. Tégumenleuse de l'abdomen. — il. Honteuses externes de la fémorale.

SYSTEME L>E E’AHTÉKE VOlîTE.

diaphragme, émet un rameau vers l’appendice xyphoïde et pénètre dans la gaine du grand droit. Là elle chemine entre l’aponévrose et le corps charnu du muscle, et s’anastomose avec l’épigastrique vers la région ombilicale.

Tronc cervico-intercostal (Tnuicus coslo-cermcalis ENA). — Le tronc se détache de la face postérieure de la sous-clavière au même niveau que la mammaire interne, se porte en bas et en arrière, et pénètre dans la fossette sus-rétro-pleurale, limitée en dedans par la bandelette vertébro-pleurale, en dehors par le muscle transverso-pleural et le ligament costo-pleural. Il passe en dehors du ganglion de Neubauer qui occupe cette fossette et se divise après un parcours d’environ 2 centimètres en deux branches terminales : Y intercostale supérieure , la ce rvica le p ro fo n de.

Artère intercostale supérieure. — Cette artère se dirige verticalement en bas jusqu’au troisième espace intercostal où elle se termine. Elle répond : en avant, à la plèvre pariétale; en arrière , au col de la première et de la deuxième côte et aux deux premiers nerfs dorsaux; en dedans , au tronc du grand sympathique. Au niveau de chaque espace elle fournit : 1° un rameau dorso-spinal analogue au rameau dorso-spinal des intercostales aortiques ; 2° un rameau intercostal proprement dit , qui se comporte comme les intercostales aortiques, s’anastomose avec les intercostales antérieures de la mammaire interne et fournit des branches perforantes qui s’anastomosent avec les branches thoraciques de l’axillaire. Ces intercostales des espaces supérieurs sont quelquefois fournies par l’aorte thoracique. Dans ce cas l’intercostale supérieure est très grêle.

Artère cervicale profonde. — Cette deuxième branche de bifurcation du tronc cervico-intercostal se porte en haut et en arrière, contourne le col de la première côte, où elle émet un rameau qui s'anastomose avec la scapulaire postérieure, et monte entre le transversaire épineux et le grand complexus dans lesquels elle s’épuise. Elle donne des rameaux au petit complexus, au splénius et à l’angulaire de l’omoplate.

Tronc thyro-bicervico-scapulaire (Earabeuf) ( Truncus thyreo-

cc rvica lis EN A). — Toujours très volumineux, ce tronc se détache de la partie antéro-supérieure de la sous-clavière, à quelques millimètres en dehors de la mammaire interne et du tronc cervico-intercostal. Il se porte en haut et un peu en avant et, après un trajet de 2 à 10 millimètres, se divise en ses quatre branches : la thyroïdienne inférieure, la cervicale ascendante, la cervicale transverse superficielle, la scapu-

DES AHTKUKS.

hnrr supérieure. Ces quatre artères peuvent naître du tronc- isolément, mais le plus souvent le tronc thyro-bi-cervico-scapulaire se divise en deux troncs : I un, interne, qui donne la thyroïdienne inférieure et la cervicale ascendante; l’autre, externe, qui se divise en cervicale transverse superficielle et en scapulaire supérieure.

Artère thyroïdienne inférieure [A. llujreufdea in fer i or liN A). — La thyroïdienne inférieure est la plus interne des branches du tronc T. IL S. I) un calibre considérable, elle monte verticalement jusqu’à 1 apophyse transverse de la 5e vertèbre cervicale, dont elle est séparée par le muscle long- du cou, l’aponévrose prévertébrale, l’artère et la veine vertébrales. A ce niveau, la thyroïdienne inférieure répond en avant au gros paquet vasculo-nerveux du cou et en dehors au scalène antérieur. En regard de l'apophyse transverse de la cervicale, l’artère décrit une courbe autour du tronc du grand sympathique, devient descendante, puis transversale, et de nouveau ascendante jusqu’à l'extrémité inférieure du lobe latéral du corps thyroïde, où elle se divise en trois branches terminales. Dans la dernière partie de son trajet elle répond en dedans à la trachée, à l'œsophage et au nerf récurrent (Voir Récurrent).

Branches collatérales. — Ce sont des rameaux musculaires destinés au long du cou, au cl éi do-thyroïdien, au sterno-thyroïdien ; des rameaux trachéaux et œsophagiens , et Y artère laryngée postérieure , destinée à la partie postérieure du larynx.

Branches terminales. — Elles sont au nombre de trois : 1° une inférieure, qui suit le bord inférieur de l’isthme et s’anastomose avec celle du côté opposé ; 2° une postérieure , qui monte le long du bord latéral et qui s’anastomose avec une branche analogue de la thyroïdienne supérieure; 3° une profonde, qui s’insinue entre la trachée et la glande où elle se termine.

Artère cervicale ascendante (.4. cervicalis ascenclens SNA). — Deuxième branche du tronc T. B. S., la cervicale ascendante, recouverte parl’omoplato-li voïdien et l’aponévrose moyenne, se porte en haut, et remonte sur le scalène antérieur en dedans du nerf phrénique. Elle chemine ensuite sur les tubercules antérieurs des apophyses transverses des vertèbres cervicales, entre les insertions du scalène en dehors, les muscles long du cou et droit antérieur en dedans. Elle se termine au niveau de la troisième cervicale. Elle donne des rameaux musculaires au long du cou, au scalène, au droit antérieur, et des rameaux spinaux. Ces dernierspénètrent par les trous de conjugaison dans la cavité rachidienne.

Artère cervicale transverse superficielle (.!. cervicalis snpcrficialis UN A). — Troisième branche du tronc T. B. S., la cervicale transverse

SYSTEME l)K I.'ADTKIiK AOUTE.

se porte en bas et en dehors, et traverse la partie inférieure du creux susclaviculaire à environ 2'i millimètres au-dessusde la clavicule. Elle croise successivement le nerf phrénique, le scalène antérieur, le ventre postérieur de l’omoplato-hyoïdien. et s'engage sous le trapèze dans lequel elle se termine. Ses rameaux terminaux se divisent en ascendan ts, qui s’anastomosent avec les rameaux trapéziens de l’occipitale, et en descendants. qui s’anastomosent avec les rameaux de la scapulaire postérieure.

Artère scapulaire supérieure (.!. ivansvcrsci scapulæ BiXA). — (Jua-

LEV.DFI *■ SALLE. P. VEMX.iÇ

Fig. 434. - Partie terminale des trois scapulaires et de la circonflexe.

i. Scapulaire inférieure traversant la fosse sus-épineuse. — 2. Cette même artère entrant dans la fos>c sous-épineuse et se divisant en plusieurs rameaux qui s’anastomosent avec la scapulaire inférieure. — :i, 3, 3. Scapulaire postérieure, longeant le bord spinal de l’omoplate et s’anastomosant aussi avec la scapulaire inférieure. — 4. Scapulaire inférieure. — j. Une branche de cette artère qui passe sous le grand rond pour se rendre dans le grand dorsal. — fi. Circonflexe postérieure contournant l’humérus, et se ramifiant dans le deltoïde — 7. Extrémité terminale de la scapulaire postérieure pénétrant dans le grand dorsal. — s. Autre branche de la même artère qui traverse l'angulaire et se distribue ensuite dans le trapèze. — !t. Artère occipitale se rélléchissant sur le bord interne du splénius, pour aller se ramifier dans le cuir chevelu.

trième branche du tronc T. H. S., la scapulaire supérieure se dirige

m:s \i!Ti;i;i;s.

iiii bas et ni dehors, et se place derrière la clavicule dont elle longe le boni postérieur, en répondant en arrière au nerf phrénique, au scalène antérieur, à la veine et à l’artère sous-clavières, et au plexus brachial. Arrivée au bord supérieur de l’omoplate, elle se recourbe en arrière, et passe au-dessus du ligament qui transforme en trou l’échancrure eoracoïdienne. Le nerf sus-scapulaire et les veines qui accompagnent l’artère passent sous le ligament. Dans la dernière partie de son trajet la scapulaire supérieure traverse la fosse sus-épineuse entre le muscle et le périoste, et se termine dans la fosse sous-épineuse. Là elle fournit des rameaux périostiques, osseux, musculaires, et s’anastomose en arcade avec la scapulaire inférieure, branche de l’axillaire, et avec la scapulaire postérieure.

Branches collatérales. — Ce sont : 1° un rameau thoracique qui naît près de l’origine de la scapulaire et qui se distribue au muscle sous clavier; 2° des rameaux musculaires pour le scalène antérieur, le trapèze et le sous-scapulaire. Ce dernier rameau s’anastomose avec le rameau que donne à ce muscle la scapulaire inférieure; 3° des rameaux pour le muscle sus-épineux et pour le périoste de la fosse sus-épineuse.

Artère scapulaire postérieure {A. Iran sve rs a eotl i BNA ) . — Celte artère, la plus externe des branches de la sous-clavière, naît au niveau des scalènes ou en dehors d’eux, se porte en haut, puis devient horizontale, traverse les cordons du plexus brachial et gagne l’angle interne de l’omoplate. Là, elle devient verticale, chemine parallèlement au bord spinal de l'omoplate en arrière du dentelé postérieur, et en avant du rhomboïde. Elle se termine près de l’angle inférieur de Los en se perdant dans le grand dorsal. Dans son trajet elle s’anastomose avec les autres scapulaires.

Branches collatérales. — La scapulaire postérieure donne : 1° des rameaux grêles aux scalènes, au sterno-cléido mastoïdien, au peaucier et aux téguments; 2° Y artère trapézienne, qui va au trapèze, au splénius, au sus-épineux et qui s’anastomose avec des branches de la vertébrale, de la cervicale profonde et de la cervicale transverse superficielle ; 3° dans sa partie verticale, des rameaux musculaires au rhomboïde aux petit et grand dentelés, à la masse commune et au sous-épineux. Ces rameaux s’anastomosent avec les autres scapulaires.

ARTÈRE AXILLAIRE (.1. axillaris IJ.XA).

Préparation. — La préparation de l’artère axillaire est facile. Il suffit d'aborder l’aisselle par sa base et sa paroi antérieure. Il faudra procéder avec prudence à la section des deux pectoraux qui constituent celle-ci pour ménager les branches antérieures de l’aisselle.

Plex.br. Vei. cep. Vei.acro.

Vein.

axil.

L'artère axillaire s'étend du milieu du bord postérieur de la clavicule, où elle fait suite à la sous-clavière, au bord inférieur du tendon du grand pectoral, où elle change de nom et prend celui d’humérale.

Trajet et rapports. — L'artère, dans son trajet, est en rapport avec les parois et le contenu de l'aisselle.

1) Rapports avec les parois du creux axillaire. — Dans une première portion, qui va du sommet de l’aisselle au bord supérieur du petit pectoral, l'artère axillaire répond : en dedans , aux deux premières digitations du grand dentelé; en arrière , à la graisse qui comble l’espace scapulo-thoracique ; en avant , aux plans antérieurs de l'aisselle, grand pectoral et tissu cellulaire, où se trouvent les vaisseaux acromio- thoraciques, le nerf du grand pectoral, la portion terminale de la veine céphalique; enfin, l’artère répond également,en avant, au muscle sousclavier et à l’aponévrose clavicoraco-axillaire.

Dans sa deuxième portion, placée derrière le muscle petit pectoral, l’axillaire répond : en avant , à ce dernier muscle, en-

Vem.

Iltoi

pecl.

Page 1