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VEINES
sillon auriculo-ventriculaire, elle se recourbe à gauche pour parcourir la partie postérieure de ce sillon en contournant la base de l’oreillette ; elle débouche dans l’oreillette droite, au niveau de son angle inférieur gauche, près de la cloison inter-auriculaire. Au niveau de l’extrémité terminale cette veine présente une dilatation appelée sinus coronaire, longue de 3 centimètres sur 12 millimètres de large. Partout ailleurs elle a un calibre moyen de 1 centimètre, au moins dans sa portion transversale.
Le sinus coronaire représente, en réalité, la partie inférieure persistante de la veine cave inférieure gauche de l’embryon; sa lumière est séparée de celle de la veine coronaire par la valvule de Vieussens ; à son union avec la paroi auriculaire existe la valvule de Thébésius, dont le bord libre regarde en haut et à gauche (fig. 459).
Les veines afférentes à la grande veine coronaire proviennent des deux ventricules, des deux oreillettes, du cœur gauche principalement et des cloisons inter-ventriculaire et inter-auriculaire. Parmi ces branches il en est de plus importantes, en particulier la veine médiane ou inter-ventriculaire postérieure qui parcourt le sillon médian postérieur, et la petite veine coronaire qui suit le bord droit du cœur, puis se dirige dans la partie postérieure et droite du sillon coronaire ou auriculo-ventriculaire pour se jeter dans le sinus coronaire.
On rencontre des valvules dans les veines coronaires, mais elles sont toujours ostiales, c’est-à-dire situées à l’embouchure d’une veine dans un tronc plus gros.
IL Petites veines du cœur (veines de Galien). — Leur territoire comprend le bord droit du cœur et les parties avoisinantes. Au nombre de trois ou quatre, elles montent parallèlement au grand axe du cœur, sur la face antérieure du ventricule droit ; arrivées dans le sillon coronaire droit, elles perforent la hase de l’oreillette et s’ouvrent dans sa cavité.
La veine de Galien est la plus longue et la plus grosse des petites veines; elle suit le bord droit du cœur. Assez souvent, elle n’est qu'une branche de la petite veine coronaire.
III. Veines de Thébésius. — Ce sont de très petites veines, venæ minimæ, les unes sous-endocardiques, les autres intra-musculaires, qui débouchent à la surface des quatre cavités du cœur par de petits orifices, stomates non valvulés, appelés pores de Vieussens. Un certain nombre de ces veines communiquent avec les veines superficielles souspéricardiques.