D'ARGENSON
Cette recrue fut reçne avec une grande satisfaction dans toute la Colonie et surtout à Ville-Marie, dont elle tripla la population. (C’est par l’arrivée de ces hommes que Ville-Marie devint réellement une ville : elle n'avait été jusqu'alors qu’un poste militaire.
se td 5. Couvent de Notre-Dame. —— Les hommes ne obre donnèrent pas seuls l’exemple de l’héroïsme dans ces tempe nées de carnage et de désastre ; les femmes prouvèrent que le ARE courage peut se trouver dans le cœur d’une femme aussi bien que dans celui d’un homme, La sœur Marguerite urses Bourgeois, digne imitatrice des Dames Ursulines et Hospinov talières, ses devancières dans la Colonie, arriva, en 1653, à Ville- Ville-Marie, le lieu le plus exposé à la fureur des Iroquois, Sont Marguerite Bourgeois fonda le couvent Notre Dame de 1 nt les . la Congrégation, Ce couvent et les nombreuses missions 1 qui en sont sorties, font honneur à Montréal et au pays pi s Hu- entier, et lui fournissent tous les ans un nombre considé- th ie une rables de femmes chrétiennes et instruites qui sont l’orne- Hi. sprits. ment de nos salons. 1h oif de 6. Départ de M. de Lauzon.—Dans l'été de 1656, 4 à les M. de Lauzon, se voyant avancé en âge et se croyant inca- 18 pable de gouverner la Colonie dans les circonstances diffi- ti Pointe ciles où elle se trouvait, prit le parti de retourner en ‘ DoussÉs France. Il laissa le commandement à son fils, qui lui- 4 même, quelqr 8 mois après, le transmit à M. d’Aillebout, de évèrent qui le garda jusqu'à l’arrivée d’un nouveau gouverneur, ‘4 Questionnaire.—1. Quand M. de Lauzon, le quatrième gouverneur ph. : de la Nouvelle France, débarqua-t-il à Québec ?—2. Quels sont les Fe le Mui- événements remarquables de son administration ?—3. Comment se con- A: in avait duisirent les Iroquois pendant les 5 années de l’administration de M. ‘U , de Lauzon ? 4. Quel surcroît de population reçut Montréal ea 1653?— LE. & nas ‘ 5. Quand fut fondé le couvent de Notre-Dame de Montréal ?—6. Quand A: sources, M. de Lauzon laissa-t-il le gouvernement de la Nouvelle-France ? À mplète, | ‘4 ts dant V. PIE'RE DE VOYER, VICOMTE D'ARGENSON ‘4 étaient a 1658 à 1661 hi es un Le duc de Danville et le Marquis de Feugière, Vice- Rois. | se ren- 1. Arrivée de M. d'Argenson.—M. de Lauzon eut j
forvents pour successeur le Vicomte d’Argenson. Il arriva à Québec
te 11 juillet 1658, et fut reçu avec distinction par M. 4 Aillebout, M. d'Aillebout se retira ensuite à Montréal tù il mourut deux ans après; il est le second gouverneur Jont les restes reposent dans ce pays.
2. Evénements remarquables. — Pendant les trois années de l’administration de M. d’Argenson, il y eut deux événements bien dignes de remarque dans l’histoire de ia Nouvelle France: 19 l’arrivée de son premier évêque; 29 la fondation du séminaire de Saint-Sulpice, à Montréal. Ajoutons les courses des Iroquois et le beau dévoument de
Dollard.
8. Séminaire de Saint-Sulpice.—Le vénérable M. Olier fut le fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice, La compagnie de Montréal céda au Séminaire de Saint-Sulpice ses droits, tant au temporel qu’au spirituel, Quatre Sulpiciens, ayant à leur tête Gabriel de Queylus, arrivèrent à Ville-Marie, dans l’été de 1657. L'abbé de Queylus, en s& qualité de vicaire apostolique, vint se fixer à Québec, chef-lieu de la Nouvelle France,
Services rendus par cette maison. — Toute la Colonie, dit Charlevoix, fut charmée de voir un corps accrédité, puissant et fécond en excellents sujets, se charger de défricher et de faire peupler une Ile dont les premiers possesseurs n'avaient pas poussé l'établissement autant qu'on l’avait d’abord espéré. La maison de Saint-Sulpice a, depuis sa fondation, rendu de grands services à l’île de Montréal et particulièrement à la ville: ses grandes richesses sont employées à l’entretien du culte et à l’instruction chrétienne de plusieurs milliers de petites filles et de de petits garçons.
La fondation du Séminaire de Saint-Sulpice date de
4. Invasion des Iroquois.— A peine Mr. d’'Argenson fut-il installé au Château Saint-Louis, que les Iroquois vinrent massacrer des Algonquins, sous les canons même du fort, On les poursuivit, mais on ne put les atteindre.
Attaque des Trois-Rivières.—Peu de temps
n’a déf.
ne
d'êt Fra
ü époc Intre Doll rèrer nouy de |’ quel la riv petit de 7( siége ces f Franc
plus E
Les leur cérent
[roqud firent
Un ZONn, sé léans, ‘a ces
Toute corps harger emiers autant Sulpice l'île de aes rinstrucs et de
ate de
d'Are les canons ut les
temps