LITTERATURE SOUS LA DOMINATION FRANÇAISE
Depuis l'établissement de la Colonie jusqu’à la conquête, Henri IV, Louis XIII, Louis XIV et Louis XV réznèrent sur la France, Ces règnes, particulièrement les deux derniers, ont été les plus glorieux de la Monarchie française, par les savants, les artistes et les hommes de lettres qu'ils donnèrent à la France.
Quoi qu'il en soit, on ne doit pas être surpris si ce mouvement littéraire ne s’est pas fait sentir dans la Colonie: la période de la Domination française n’a été qu’une période de création.
La plupart des hommes instruits qu’il y avait alors dans le pays étaient renfermés dans le collége des Jésuites, et dans les Séminaire de Québec et de Saint-Sulpice.
Sans doute, la Colonie, lorsqu'elle tomba sous la puissance anglaise, avait déjà fait un progrès immense dans le développement de ses forces. Mais aussi, que ce progrès Jui avait coûié de travaux, de fatigues et de sueurs ?
Nos pères n’avaient pas eu seulement à combattre contre les obstacles sans nombre de la nature, de la distance, et des lieux eux-mêmes ; à tout instant, 1l leur avait fallu laisser là une entreprise à peine commencée, mettre de côté la charrue avec laquelle ils venaient à peine de tracer le premier sillon, pour se défendre contre lesattaques des Iroquois.
Ces, farouches barbares les molestèrent ainsi de 1609 à 1701, Depuis plusieurs années déjà, les Anglais étaient de la partie. Ils reprirent bientôt leur œuvre avec un acharnement inoul, et poursuivirent avec vigueur la guerre contre. la, Colonie, jusqu’à ce que cette dernière, épuisée et sans secours, fut enfin forcée de se rendre,
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4 HISTOIRE DU OANADA.
Une période aussi laborieuse n’a pu êtte une période littéraire. Aussi n’avons-nous à signaler aucune œuvre de littérature, à proprement parler.
Il nous reste aujourd’hui cependant des travaux d’une importance eapitale, où nos historiens contemporains ont puisé tous les renseignements qu’ils nous donnent, surtout sur les commencements pénibles de la Colonie. Ces travaux sont dus, pour la plus grande partie, à des Français qui ont travaillé personnellement à établir la civilisation frangaise en Amérique et qui tenaient des mémoires de ce qui se pañsait sous leurs yeux.
En voici la listes
Voyages de Cartier ; Voyage de Roberval ; Histoire de la Nouvelle-France, par Marco Lesearbot ; Voyages de Champlain ; Le Grand Voyage du Pays des Hurons, et Histoire da Canada, par Gabriel Sagard, frère récollet ; Les Lettres de la Mère Marie de l'Incarnation ; L'Histoire de l’'Hôtel-Dicu, par M. de la Tour; Histoire du Canada par le P, Charlevoix, Jésuite; Les Relations des Jésuites ; Le Journal des Jésuites; Historia Canadensis, par le P. Duecreux ou Creuxius.
DESTINÉ:!:Se PROVIDENTIELLES DÉ LA NOUVELLE FRANCE
Les forts étaient pris avec leurs canons et leurs munitions, le port avec ses vaisseaux ; le Canada était perdu pour la France, mais il n’était pas perdu pour lui-même. I] lui restait son clergé, ses communautés religieuses et sa population fortement chrétienne, Ce fut là son salut,
La Mère de l'Incarnation avait dit, près d’un siècle avant cette perte de la Colonie : “ Le Canada est un pays
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