‹ Abrégé d'histoire du Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 44 sur 71 · de uébec · texte numérisé non relu

de uébec

zouvera-t-il la imand ?., n quelle la Pro-

8. Dunn.-—1605 à 1807.-——Thomas Dunn, président du Conseil Exécutif, succéda à Milnes, en qualité d'administrateur. C'est de son administration que date l'ère de le liberté de la presse en Canada. En 1805, parut le Mercury; l'année suivante, parut aussi le Cunadien, dont l’honorable mission fut de défendre la religion, la langue et les insiitutions des Canadiens dans ces années d’intolérance et de äespotisme,

Dunn fit exécuter à Québec, avec un grand appareil mitaire et dans un lieu élevé, un Américain nommé McLane,

u'on accusaît d’avoir comploté la perte du Canada, en erchant à entraîner les Canadiens à embrasser la cause républicaine en France.

4, V, Craig.—1807 à 181L.—En 1807, Sir James Craig arriva à Québec. C'était un militaire de quelque réputation, mais un administrateur médiocre et despote. Il dépassa en violence tout ce qui s'était encore vu, et son administration est qualifiée de ‘“ Règne de la Terreur, ” Rempli de préjugés contre les Canadiens et leur religion, il ne cessa de les molester : il retrancha les principaux d’entre eux de la liste des officiers de milice, et jeta en prison les représentants qui avaient le malheur de lui déplaire, en défendant les immunités et les priviléges du Corps législatif. Il fit aussi saisir les presses du Canadien et arrêter son propriétaire, sous accusation de haute trahison.

Craig s’attaqua aussi à l'Eglise, en voulant réserver au roi la nomination des curés dans les paroisses, L'illustre Plessis était alors sur le siége épiscopal de Québec ; la proposition de Craig, avec plusieurs autres plus ou moins

justes et hostiles, fut rejetée.

L'attitude menaçante des Etats-Unis mit un terme à ce despotisme. Les prisons rendirent les victimes ‘u’elles avaient reçues et Craig s’embarqua, en 1811, pour l’Angleterre.

. D. Pariements.—Durant ces 15 années, il y eut cin} Parlements, dont les. quatre premiers ne furent dissous qu'après les quatre sessions ordinaires, et le cinquième, après 36 jours seulement de débats orageux, es

6, Divisions dans le Parlement.—Pendant que l'Europe était en feu, et luttait contre l’ambition de Bonaarte, qui voulait l’asservir, la paix du pays ne fut pas trou- Blée à l'extérieur. Mais, à l’intérieur, surtout daus l’enceinte parlementaire, il y eut plusieurs graves aujrts de division entre les trois branches de la Législature.

Les Représentants reclamaient les priviléges et les immu. nités dont jouissait, en Angleterre, la Chambre des Communes, La question des Juges fut le premier sujet de difficultés entre la Chanbre et le gouverneur, soutenu par le Conseil Législatif, dont les membres, nomihés par la couronne, servaient les vues. Les Représentants prétendaient, avec raison, que les J'uges ne pouvant voter avec assez d'indépendance, devaient être exclus de la Chambre. Après des débats longs et orageux, une loi fut passée dans ce sens, et regut la sanction royaie, en 1811,

Questionnaire.—1. Quel fut le succé seur de Lord Dorchester ?—2, Quel fut le successenr du général Prescutt ?—3. Quel fut le succeseeur de l’administra:eur Milnes ?-—4. Quand Craig arriva-t-il à Québec ou qualit: de gouverneur et donnes nous une idée g nérale de son administration ?—5. Depuisle départ de Dilhousi:, en 1706, jasqu’à l'arrivée

dé Prévoit ,en 1811, comb.en comptez-vuus de Parleme:ts ?—6, Pendant oet intervalle de 15 ans le pays fut-ilen paix à l'extérieur et à l'intérieur 1

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