Départ de Dalhousie.—En 1828, une pétition
revêtue de 80,000 signatures fut envoyée en Angleterre * pour demander le a de lord Dalhousie et une enquête
sur.les affaires du Ounada, Le comte Dalhousie, après : succès contre la représentation nationale et
s’être.convainçu qu'on ne se joue pas comme on veut.d’un
‘peuple libre, passa en Angleterre, Dalhousie eut la M-
cheté de chercher à rejeter sur le Clergé catholique l'in-
1L Kempt.—-1828 à 1830.--Le Canada respire un instant sous Sir James Kempt, qui, en qualité d’administrateur, fut chargé du gouvernement, en 1828. Les officiers de milice et les magistrate destitués par Dalhousie furent rétablis; l'Honorable Papineau put occuper son fauteuil
présidentiel, Le nouveau gouverneur travailla à garder la
peutralité entre le Conseil et la Chambre, qu’il laissa libre
. de disposer des deniers publics, sauf le salaire du gouver-
néur et celui des juges,
Kempt, avait à cœur de ramener l'harmonie en rendant justice à tous ; mais sentant que les instructions qu’il avait regues de la Cour ne s’accordaient guère avec ses vues, il demanda et obtint son rappel.
12. X. Aylmer.—1830 à 1835.—Le successeur de Kempt fut lord Aylmer; il arriva à Québec vers le milieu à d'octobre 1839. Lord Aylmer offrit, de la part du gouvernement impérial, d'abandonner à la Chambre le contrôle
de tous les demers à part la liste civile. La Chambré, . aigrie par les violents débats précédents, trouva la concession insuffisante et insista pour une réforme radicale.
18. Evénements remarquables. Pendant l'élection d’un membre à Montréal, dans le mois de mai 1832, trois Canadiens furent tués par les troupes anglaises.
La même année, le choléra fit pour la première fois de grands ravages en Canada. * À Québec, cette épidémie déeima la population, En 1834; le choléra fit encore de nombreuses victimes ; le Château Saint-Louis, ancienne résidence des gouverneurs, fut détruit par un incendie,
Ce fut aussi la même année que le gouvernement impérial abandonna au bureau colonial la solution de toutes les difficultés qui concernent les colonies.
14. Lord Gosford—1835 à 1838.-——Lord Gosford : remplaga lord Aylmer, vers la fin d'août 1835. Il arriva accompagfié de deux commissaires royaux, chargés de s’en-
uérir des affaires du pays et d'en faire au roi un rapport détaillé, : ; |
Après s’êire montré plein de politesse et de bienveil- : lance envers les Canadiens, il ouvre les Chambres par un discours adroït, prononcé d’abord en français, puis en anglais, Se bergant de l'espoir trompeur que ses représentations allaient être écoutées, l’Assemblée soumet de nouveau ses griefs, La persistance du Conseil à rejeter la plupart dés mesures de la Chambre; les instructions de la’ Commission :
ui commencent à transpirer, ne tardent pas à la désabuser. de voyant ainsi trompés, les Députés ne votent les subsides que pour six mois. |
Devant un déncument si inattendu, les esprits b'échauffent, Le rapport malveillant des Commissaires, la détermination des Ministres à ne faire aucune concession, achèvent de porter l’exaspération à son comble. De toutes parts le peuple s’assemble et proteste,
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