LOUIS D’AILLEBOUT DÉ
La paix fut Rs aux Trois-Rivières entre les Français ct tous les Sauvages, mais elle ne fut pas de longue durée: car, en 1547, les Troquois, divisés en petites bandes, Ébralôrent le fort Riche lieu, surprirent les Alsonquins, qui, comptant sur la paix, s'ét: iient dispersés pour chasser,
En 1646, le Père Jogue fut tué d'un coup de hache par un Iroquois, dans la cabane d’un ifuron,
Difficultés entre les Colons et la Compagnie. — Des difficultés au sujet de la traite des pelleteries s'étaient élevées entre les habitants et les Cent-Associés; elles furent réglées par un traité sonf entre les doux parties ct confirmé par le roi, en 1645, Les habitants obtinrent la traite ces pelleteries, mais seulement pour l’échange de Jeurs produits, aux conditions suivantes: 1° ils devaient payer le clerwé, les fonctionnaires publics et toutes les | dépenses de l'administration; 2° ils devaient faire venir : tous les ans au moins 20 personnes; 3° ils devaient payer mille livres de peaux de castor.
; Départ de M. de Montmagay.—M, Je Mont-
magny s'était toujours conduit avec tant de sagesse, de piété et de désintéressement, qu'il était également aimé ct respecté des Français et des Sainvases, Mais la cour ayant pris la résolution de ne laisser les gouverneurs en place que trois ans, 11 reçut l'ordre de laisser son gouve nement. [l emporta, dit lo Pèro Lalcinant, les ct de la Colonie, ct une mémoire éternelle de sa ‘prudence ct de sa sagesse ”