‹ Abrégé d'histoire du Canada [microforme] (volume 3)Chapitre 13 sur 53 · JEAN DE LAUZON · texte numérisé non relu

JEAN DE LAUZON

Attaque de la bourgade Saint-Jean. Le 7 décembre 1649, les habitants de la bourgade Ssint-Jean furent presque tous massacrés par les Iroquois. Le Père Garnier fut tué avec ses néophytes en exerçant son saint ministère,

Reste des Hurons.—Parmi les Hurons qui échappèrent à la mort, les uns se donnèrent aux vainqueurs, et furent incorporés à la nation Iroquoise; les autres vinrent se mettre sous la protection du iurt de Québec. Is furent envoyés d’abord à l'île d'Orléans, puis à Sillery, et de À à Lorette, où en voit encore les faibles restes.

IV. JEAN DE LAUZON., 1651 à 1656, Le duc de Danvitle, Vice-Rot,

Arrivée de M. de Lauzon.—M. de Lauzon arriva à Québec, accompagné de ses deux fils, en octobre

… 1651, pour remplacer M, d’Aüllebout, dont les trois années … étaient vxpirées, [ue nouveau gouverneur trouva la Colonie

dans un état de grande faiblesse,

Evénements remarquables.—19 l,2s8 courses et les déprédations des Eroquois; 29 l’arrivée d’une nouvelle recrue obtenue par M, de Maisonneuve pour Ville-Mane, sont les événements les plus remarquables arrivés pendant les six années de l’administration de M. de Lauzon.

Courses des Iroquois.—La destruction des Hurons, fidèles alliés des Français, causa dans la Colonie une pénible sensation, L’inquiétude était dans tous les

esprits. Les [roquois, enivrés du sang des Hurons, avaient

soif de celui des Français ot ne songeaient rien moins qu’à

les exterminer.

En juin 1651, les Iroquois attaquèrent les Français À la Pointe Saint-Charles, près de Ville-Marie; ils furent renoussés par Charles Le Moine, qui ne perdit que quatre houw:16s,

Dans le mois de juillet suivant, 200 Iroquois assiégèrent l'hôpital de Ville-Marie sans plus de succès.

L'année 1652, ils tuèrent M. du Plessis-Bochart, gouverneur des Trois-Rivières, et quinze de ses hommes. C'était la plus grande perte que les Français eussent encore faite dans leurs guerres contre ces barbares,

Ils massacrèrent, la même année, le Père Buteux, avec ses conducteurs, sur le Saint-Maurice. Le Père Buteux fut le septième martyr de la Nouvelle France, immolé par la main des Iroquois.

En août 1653, 500 Agniers assiégèrent le fort des Trois-Rivières pendant quelques jours.

Le 6 novembre, ils demandèrent et obtinrent la paix.

Recrue de M. de Maisonneuve,.—M, de Maisonneuve amena de France cent hommes recueillis dans le Maine, l’Anjou, le Poitou et la Bretagne: tous étaient jeunes, robustes, courageux et connaissant le métier des armes, Ils avaient aussi tous une profession ou un métier œpable de les faire vivre ct de Îles mettre en état de se rendre utiles à la Colonie; mais avant tout ils étaient de mœurs 1rréprochables,

Cette recrue fut reçue avec grande satisfaction dans toute la Colonie et surtout à Ville-Marie, dont elle tripla la pos C’est par l’arrivée de ces hommes que Ville: Maric devint réellement une ville n'ayant été jasqu'alors qu’un poste militaire,

Couvent de Notre-Dame.--Les hommes ne donnèrent pas seuls l'exemple de l’héroïsme dans ces temps de carnage ct de désastres; les femmes prouvèrent que le courage peut se trouver dans le cœur d’une femme aussi bien que dans celui d'un homme. La sœur Marguerite Bourgeois, digne imitatrice des Dames Ursulines et Hospitalières, ses devancières dans la Colonie, arriva, en 1653, à Ville-Marie, le lieu le plus exposé à la fureur des Jroquois, et fonda le couvent de Notre-Dame de la Congrégation. Ce couvent et les nombreuses missions qui en sont sorties, font honneur à Montréal et au pays entier,

Départ de M. de Lauzon.—Dans l'été de 1656,

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