‹ Abrégé d'histoire du Canada [microforme] (volume 3)Chapitre 15 sur 53 · PIERRE DE VOYER, VICOMTE D'ARGENSON · texte numérisé non relu

PIERRE DE VOYER, VICOMTE D'ARGENSON

… Le duc de Danville et le Marquis dé Feuquière, Vice-Rois.

Arrivée de M. d'Argenson.—M,. de Lauzon eut -pour successeur le Vicomte d’Argenson, qui arriva à Québec Je 11 juillet 1658, et fut reçu avec distinction par M. ‘d'Aillebout, M. d’Aïllebout se retira ensuite à Montréal, où il mourut deux ans après. M. d’Aïllebout ost le second

« gouverneur dont les restes reposent dans ce pays.

Evénements remarquables.—Pendant les trois … années de l'administration de M. d’Argenson, il y eut deux

événements bien dignes de remarque dans l’histoire de la

… Nouvelle France: 1 l'arrivée de son premier évêque ; .29 la fondation au séminaire de Saint-Sulpice, à Montréal, :Ajoutons les courses des [roquois et le beau dévouement de Dollard.

: Séminaire de Saint-Sulpice.—-Le vénérable M, Ollier fut le fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice. La “compagnie de Montréal céda ses droits, tant au temporel “qu'au spirituel, au Séminaire de Saint-Sulpice. Quatre … Sulpiciens, ayant à leur tête Gabriel de Queylus, arrivèrent

“à Ville-Marie dans l'été de 1657. L'abbé de Queylus, en

‘sa qualité de vicaire apostolique, vint se fixer à Québeo,

… chef-lieu de la Nouvelle France,

. Services rendus par cette maison. — Toute la Colonie, dit Charlevoix, fut charmée de voir un corps )accrédité, puissant et fécond en excellents sujets, se charger

de défricher et de faire peupler une Ile dont les premicrs possesseurs n'avoient pas poussé l'établissement autant qu'on l'avait d’abord espéré. La maison de Saint-Sulpice a rendu et rend encore d'immenses services à l'île de Montréal et particulièrement à la ville: ses grandes ri- | chesses sont employées à l'entretien du culte et à l’instruction chrétienne de plusieurs milliers de petites filles et de de petits garçons. La fondation du Séminaire de Saint- Sulpice date de 1659.

Invasion des Iroquois.— À peine Mr d'Argenson fut-il installé au Château Saint-Louis, que les Iroquois vinrent massacrer des Algonquins, sous les canons même du fort. On les poursuivit sans pouvoir les atteindre,

Attaque des Trois-Rivières.—Peu de temps après, ils s’'approchèrent des Trois-Rivières pour surprendre ce poste, Ils envoyèrent vers M. de la Potherie huit hommes pour parklementer : M. de la Potherie, comprenant leur dessein, arrêta ces hommes, en garda un et envoys, les sept autres au gouverneur, qui les fit exécuter, Ce coup de vigueur procura à la Colonie quelques mois de repos.

- Triste position des Français.—Aucun secours de France n’arrivait; les [roquois, irrités par leurs récentes défaites, devenaient de plus en plus menagants. Les Colons ne pouvaient plus s'éloigner des forts sans courir risque d'être massacrés. Au printemps de 1660, la Nouvelle France était menacée d’üne destruction complète.

Dollard.—Parmi les 1éros qui défendaient à cette époque la Nouvelle France, il ne manquait pas d'hommes intrépides et prêts À sacrifier leur vie pour sauver la Colonie, Dollard et seize autres braves Français de Montréal jurèrent devant les saints autels de se sacrifier pour sauver la Nouvelle France. (Ces braves regurent les sacrements de l’église et se préparèrent à mourir. Ils allèrent attendre les Jroquois sur la rivière des Outaouais, et se retranchèrent dans un petit fort en très-mauvais ordre. Les Iroquois, au nombre de 700, ne tardèrent pas à se présenter devant le fort, Le siége dura dix jours. Les Iroquois ne purent

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