SAMUEL DE CHAMPLAIN
Champlain, vint joter l’ancre devant la pointe appelée PKébec par les Sauvages,
Fondation de Québec.—Le 3 juillet 1608, M, de Champlain débarqua sur cette pointe. T1 donna des ordres our commencer immédiatement des travaux de défrichehnent ot de construction. On vit bientôt s'élever, à l’enaroit toù est aujourd’hui l’église de la Basse-Viile, trois corps de ogis À doux étages ct un magasin; le tout fat défeadu par in fossé, pour la sûreté de la Colonie. Tel fut l'humble erceau de la Nouvelie France.
Site.—Tl était impossible de trouver un lieu plus vantageux pour fonder une colonie que celui que choisit M. de Ch: implain. En effet, Québec possède un des plus berux ports du monde, où les plus g œros navires peuvent jeter | l'ancre en toute sûreté. L'habitation de Québec était située au pied d’un promontoire charmant, séparé de celui de Lévis par un immense fleuve aux eaux limpides; en face se trouve une grande et belle île; puis, au nord, la vuc se porte sur la verte et riante côte de Boaupré, couronnée par
les Laurentides ct coupée par la délicicuse cascade de
Montmorency.
pd Es Combats de Champlain.—Tles Alsonquins et les , a En “ Hurons, voulant porter la guerre chez Îles Troquois, leurs
… ennemis communs, prièrent M. de Champlain de les ac-
… compagner. Ileut la faiblesse de se rendre à leur désir. a naquit … Cette faute eut par la suite de graves résultats, ct mit » service plusieurs fois la Nouvelle Franec à deux doigts de sa perte, que où il Si les Français sc firent des alliés fidèles des” Algonquins et ntrépide des Hurons, ils se firent des ennemis irréconciliablesde la voilà ce nation la plus brave etla plus vindicative qu'il y eût destiné | parmi les Sauvages.
nce, 1 ler Combat.—De Champlain, accompagné seulement , ayant … de deux Français, suivit ses nouveaux alliés an nombre tte fois À de 60, Le combat se livra sur les bords du ne Champlain. jouvelle Les Iroquois furent si effrayés du bruit et de l'effet des armes : l'un, à feu, qu'ils entendaient pour la première fois, qu'ils c, où il prirent la fuite. Ils laissèrent sur le champ de bataille dé par trois de leurs chefs et plusieurs de leurs guerriers; dix ou
douze furent faits prisonniers.
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Les vainqueurs üreni souffrir à ces derniers les plus cruels tourments.
2e Combat.—In 1610, Champiain accompagna ses alliés dans une seconde expédition contre les Iroquois. Cette seconde bataille eut lieu à l’entrée de la rivière Richelieu. Les Iroquois, qui commengçaient à craindre moins les armes des Français, résistèrent cette fois plus longtemps. Ce ne fut qu'après un combat sanglant qu'ils furent repoussés: presque tous furent tués ou faits prisonniers.
8e-Combat.—En 1615, un troisième combat fut livré sur le bord du lac Ontaris, dans le pays même des Iroquois, entre les Hurons, que Champlain accompagnait, et les [roquois. Les [roquois se battirent micux que dans les deux précédents combats, et ce ne fut qu'avec la plus grande peine qu'ils furent repoussés de leur retranchement, Champlain fut blessé et dut passer l'hiver chez les Hurons.
Vengeance deg Iroquois.—-Les Iroquois, humiliés de leurs défaites, ne vinrent pas attaquer les Français pendant l'administration de M. de Champlain; mais on les vit plus tard se présenter sur plusieurs points, tantôt par petites bandes, tantôt par bandes nombreuses, cherchant à se venger non-seulement des Hurons, mais des Français même, qu'ils vinrent braver jusque sous les canons du Fort de Québec.
Voyages, découvertes et explorations de Champlain.—Champlain, avant la fondation de Québer, avait déjà traversé plusieurs fois l'Océan. Il avait visité le Mexique, aidé à la fondation de Port-Royal, et remonté le St-Laurent jusqu’au Sault St.-Louis, en 1603.
En 1609, il découvrit la rivière Richelieu, appelée alors rivière des [roquois; dans le même voyage, il découvrit le lac auquel il donna son nom. En 1613, en cherchant un passage pour se rendre au Pacifique, il découvrit la rivière Outaouais. En 1615, il découvrit le lac Nipissing, le lac Simcæ, le lac Huron, le lac Ontario, ct prit possession de presque tout le pays qui forme aujourd’hui la Province d'Ontario,